WANTELET Jean-Baptiste

Par Yves Le Maner

Né le 29 juin 1893 à Fenain (Nord), mort le 8 mai 1959 à Fenain ; ouvrier mineur ; militant syndicaliste et communiste du Nord ; coopérateur ; président du syndicat des mineurs du bassin d’Anzin (1936-1939) ; maire de Fenain.

Fils d’un mineur, Jean-Baptiste Wantelet descendit au fond de la mine dès l’âge de douze ans. A son retour de la Première Guerre mondiale, il adhéra au Parti socialiste SFIO, puis rejoignit les rangs du Parti communiste lors de la scission de 1921. Secrétaire adjoint de la section, puis de la cellule communiste de Fenain, il assura parallèlement le secrétariat de la section locale des mineurs CGTU et siégea à ce titre au comité directeur du syndicat unitaire du bassin d’Anzin. En 1934, Jean-Baptiste Wantelet figurait parmi les délégués du Nord au bureau de la Fédération CGTU du Sous-sol (voir Henri Thiébault*). Élu délégué mineur de la fosse Agache, il réalisa précocement l’unité à la base avec les militants confédérés. Nommé secrétaire adjoint du syndicat des mineurs d’Anzin lors de la réunification de 1935, il en devint le président l’année suivante, et ce jusqu’en 1939.

Jean-Baptiste Wantelet s’intéressa également au mouvement coopérateur. Sociétaire de l’UDC de Sin-le-Noble, il en devint l’administrateur en 1931. En 1936, il intervint au congrès national de la FNCC à Reims en faveur de l’adhésion du mouvement coopératif de consommation au rassemblement du Front populaire en même temps que René Louis* et Félix Armand* mais le congrès ne les suivit pas.

Candidat malheureux sur la liste du Bloc ouvrier et paysan du Nord aux élections législatives de 1924, Jean-Baptiste Wantelet fut élu conseiller municipal de Fenain en 1929 sur une liste d’entente socialiste-communiste et fut choisi comme maire après le scrutin de 1935.

Le 17 septembre 1939, Jean-Baptiste Wantelet fut l’un des signataires, avec Albert Delevallée*, Marcel Nézé* et Victor Brachelet*, d’un télégramme adressé à Marcel Cachin* qui demandait le désaveu du Pacte germano-soviétique par le PC ; il fut immédiatement exclu. Interné comme otage par la police allemande d’août 1941 à janvier 1942, Jean-Baptiste Wantelet n’occupa plus aucune responsabilité syndicale ou politique après la Seconde Guerre mondiale.

Il s’était marié le 22 décembre 1917 à Bordeaux avec Marie Labernardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article135196, notice WANTELET Jean-Baptiste par Yves Le Maner, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 18 février 2012.

Par Yves Le Maner

SOURCES : Arch. Nat. F7/13027 et 13084. — Arch. Dép. Nord, M 37/75, 37/76B (avec photographie), 154/190B et 154/195E. — Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5304. — Le Réveil du Nord, 10 avril 1936. — C.r. congrès de la FNCC à Reims (1936). — Jacques Fontaine, Biographie des militants ouvriers de l’arrondissement de Douai (socialistes, chrétiens et exclus du PC) de 1919 à 1939, Lille III, Mémoire de Maîtrise, 1974. — Rens. des coopérateurs de Douai.— Etat civil.

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