WENZO Raymond, Henri (orthographié parfois WENTZO ou WENTZOU)

Par Marcel Boivin, Jean-Jacques Doré

Né le 4 novembre 1900 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Inférieure), mort le 31 mai 1990 à Sète (Hérault) ; tôlier à l’usine Renault de l’île Lacroix à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; syndicaliste CGTU ; communiste.

Wentzo Raymond
Wentzo Raymond
Photographie publié dans le numéro du Prolétaire Normand du 13 avril 1928

Né le 4 novembre 1900 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Inférieure, Seine-Maritime)), fils d’un fileur, Raymond Wenzo (orthographié parfois Wentzo ou même Wentzou), tôlier, était membre du Parti communiste et du SRI, il succéda à Eugène Raganne comme secrétaire du syndicat unitaire (CGTU) des Métaux de Rouen le 13 décembre 1925. Il était assisté de militants solides et presque tous communistes, André Gentilezza (secrétaire adjoint), Urbain Lemoine (trésorier), Ursain Scheid (trésorier adjoint) et Marcel Bazile (archiviste).

Réélu de 1926 à 1930, le syndicat, sous son autorité, se muscla : 135 membres en 1925, 400 en 1929.

Au cours de la manifestation du 23 août 1927 organisée pour protester contre l’exécution de Sacco et Vanzetti, il fut arrêté pour violence à agents et condamné à six semaines de prison. Un rapport de police en date du 9 septembre 1927 le décrit ainsi : "Considéré comme un honnête homme connu pour ses idées avancées, il prend part à toutes les manifestations du Parti communiste... C’est un homme sobre, il travaille régulièrement et jusqu’à présent n’a fait l’objet d’aucune remarque défavorable".

Majoritaire de la CGTU, Raymond Wenzo fut élu membre de la commission exécutive de la 19e Union régionale au congrès extraordinaire d’Elbeuf le 4 septembre 1927 et, la même année, il succéda à Paul Bouthonnier comme secrétaire à la propagande de la région communiste.

Candidat aux élections législatives des 22 et 29 avril 1928 dans la 4e circonscription de Rouen (1 944 voix au premier tour et 1 312 au second sur 19 596 inscrits), il publia plusieurs articles sur Le Prolétaire normand, l’organe régional du PCF. Ce fut pour l’un d’eux qu’il fut inculpé avec René Lavarde le gérant du journal, de provocation de militaires à la désobéissance. Les deux hommes furent condamnés à six mois de prison. L’affaire connut un certain retentissement lorsqu’elle fut relayée par l’Humanité qui protesta contre les brutalités et les brimades dont ils furent victimes, alors qu’ils bénéficiaient du statut de détenus politiques (plusieurs visites de militants communistes leur furent refusées).

Après sa libération il quitta Rouen pour Marseille (Bouches-du-Rhône) en 1930, puis s’établit définitivement à Sète (Hérault) en 1931.

Raymond Wenzo s’était marié à Saint-Étienne-du Rouvray le 17 juillet 1932 avec Esther Fréret, remarié à Sète le 24 octobre 1932 avec Madeleine Roussel puis le 28 octobre 1978 avec Simone Perrette toujours à Sète où il mourut le 31 mai 1990.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article135322, notice WENZO Raymond, Henri (orthographié parfois WENTZO ou WENTZOU) par Marcel Boivin, Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 11 août 2020, dernière modification le 10 août 2020.

Par Marcel Boivin, Jean-Jacques Doré

Wentzo Raymond
Wentzo Raymond
Photographie publié dans le numéro du Prolétaire Normand du 13 avril 1928

SOURCES : Arch. Nat. F7/13256. — Arch. Dép. Seine-Inférieure, 4 MP 2628 Affaires pénitentiaires,1 MP 279 Dossiers individuels des membres du PCF de L à Z 1 MP 269 suspects. — BMP, Mfm n° 304. — Arch. Com. Rouen, 7 F 3. — Arch. judiciaires. — Le Prolétaire normand, passim., Bibliothèque nationale, cote JO94118.

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