GIRARDET Pierre (ou GUERCHET ?)

Né à Bordeaux (Gironde) le 18 octobre 1836 ; serrurier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Sa famille était originaire de Suisse et, en 1856-1857, il s’engagea dans les troupes de Neuchâtel. En 1870, il habitait Paris et servit, durant le 1er Siège, au 83e bataillon comme simple garde, plus exactement comme ouvrier armurier.

Sous la Commune de Paris, « bien que sachant à peine signer son nom », il fut élu lieutenant à la 1re compagnie de marche du 85e bataillon de la Garde nationale ; il passa quinze jours à Neuilly, mais ne semble pas avoir pris part aux derniers combats.
Le commissaire de police du VIe arr. le présenta comme « d’une moralité douteuse, adonné à la paresse et à l’ivrognerie » (?) ; le 19e conseil de guerre le condamna, le 5 février 1872, à la déportation simple ; détenu un temps à Quélern, il fut noté pour son indiscipline. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873.
Bien qu’il ait été signalé à la Légation de Suisse par un camarade de ponton, sa peine ne fut rapportée que le 15 janvier 1879. Il rentra par le Navarin.
Voir Zwahlen D.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article135931, notice GIRARDET Pierre (ou GUERCHET ?), version mise en ligne le 1er décembre 2010, dernière modification le 20 novembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/754, n° 5497 et 770. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Archives fédérales, Berne, carton 193 (cote actuelle). — Note de Louis Bretonnière.

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