KOENIG Gaston, Albert, Pierre

Par Jacques Girault

Né le 18 juin 1926 à Mulhouse (Haut-Rhin), mort le 15 octobre 2015 à Golbey (Vosges) ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant communiste dans les Vosges.

Fils d’un monteur devenu directeur de filature, Gaston Koenig, engagé volontaire pour la durée de la guerre en octobre 1944, devint maréchal des logis. Il refusa de partir en Indochine et fut démobilisé en novembre 1945. Titulaire du brevet supérieur, instituteur à Valleroy-le-Sec par Vittel, il devint professeur d’enseignement général de collège (section III, mathématiques-sciences physiques) à Epinal au début des années 1970.

Il se maria en juillet 1947 à Saint-Bresson (Haute-Saône) avec la fille d’un verrier. Le couple avait deux enfants en 1952 puis divorça.

Gaston Koenig adhéra en 1946 au Syndicat national des instituteurs. Par la suite, il milita aussi à la FEN-CGT et fut le secrétaire de la section départementale en 1952. À partir de 1957, il était le délégué du SNI dans le canton de Vittel. Il fit partie du conseil syndical de la section départementale de 1968 à la fin des années 1970.

Gaston Koenig adhéra au Parti communiste français en juillet 1951. Secrétaire de la cellule communiste de Gironcourt, il participa au stage central organisé par le PCF pour les instituteurs communistes dans l’été 1952. Il entra au comité de la fédération en 1953. Il devint membre du secrétariat fédéral en 1956 (responsable à l’organisation en 1957, à la propagande depuis le début des années 1960, aux organisations de masse à partir de 1966, à l’éducation à partir de 1970) et y demeura jusqu’en 1972. Il fut seulement membre du bureau fédéral jusqu’en 1977. Il suivit l’école centrale du PCF d’un mois au début des années 1970.

Lors des élections municipales de 1959, chargé de suivre leur préparation, il avait commis des « erreurs tactiques dans les alliances » selon un rapport du délégué du PCF à la conférence fédérale suivante. Au début des années 1970, il était secrétaire de la section communiste d’Epinal.

Gaston Koenig, candidat communiste aux élections législatives de 1962 dans la troisième circonscription (Remiremont), obtint 3 160 voix sur 53 376 inscrits (quatrième position). En tête de la gauche, il se retira « pour permettre le regroupement des forces opposées à l’UNR ». Mais le nouveau candidat UNR l’emporta au deuxième tout avec près de deux-tiers des voix. Il fut à nouveau candidat en 1967 (6 515 voix sur 52 966 inscrits et réélection du député sortant UNR dès le premier tour). La campagne électorale fut très violente. Il fut aussi candidat en 1968 (5 525 voix, troisième position, le député UNR réélu au premier tour), en 1973 (5 997 voix sur 55 166 inscrits, troisième position et même réélection). Il fut le candidat du PCF aux élections au Conseil général dans les cantons de Vittel en 1952, de Bruyères en 1961, de Saulxures en 1967. Il était en tête de la liste communiste aux élections municipales d’Epinal en 1971.

Pendant ses loisirs, il pratiquait la pêche à la ligne, ce qui constituait un argument pour lui reprocher un manque d’activité. Il se remaria en janvier 1964 à Epinal (Vosges) et divorça en 1984. Il était vice-président d’un club d’athlétisme à Epinal.

Gaston Koenig quitta le PCF quand s’engagea la « mutation » proposée par le secrétaire général Robert Hue.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136055, notice KOENIG Gaston, Albert, Pierre par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 décembre 2010, dernière modification le 5 juin 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du Comité national du PCF. – Presse syndicale. – Renseignements fournis par l’intéressé. — Thèse de Pierre Roche.

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