KOUPAVKINE Constantin

Par Daniel Grason

Né en 1883 à Rostov-sur-le-Don (Russie, URSS, Fédération de Russie) ; ingénieur électricien ; volontaire en Espagne républicaine.

Constantin Koupavkine fut mobilisé en 1914-1918 comme sergent dans l’armée de la mer Noire. En 1921, il émigra en France. Il suivit l’enseignement de l’école polytechnique jusqu’en 1930. Il fut membre du syndicat de la métallurgie de la CGTU dès 1933, puis à la CGT, il travaillait à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine).

Il adhéra à l’Union des émigrés russes, puis à l’Union pour le rapatriement, créée en 1924, devenue Union des amis de la patrie soviétique, en avril 1937, dont le siège était 12 rue de Buci à Paris (VIe arr.). Cette association travaillait avec l’ambassade Soviétique, elle comptait officiellement six cents membres dont deux cents en région parisienne, elle éditait une revue mensuelle Notre Patrie.

Des membres des Brigades internationales en étaient membres, ils étaient dirigés par Georges Chibanoff. Cette association fut dissoute le 4 avril 1940, en application des dispositions du décret du 26 septembre 1939, sur les organisations communistes. Son président depuis 1925, Paul Belooussoff, marié à une française vivait en France depuis vingt-deux ans, il fut expulsé vers Leningrad en Union soviétique dès le 30 avril 1939.

Cette organisation envoya Constantin Koupavkine en Espagne, il fut incorporé le 17 juillet 1937 dans les Brigades internationales dans le Génie puis au 3e groupe d’artillerie lourde comme observateur. Il combattit notamment sur le front de Grenade. Il figurait sur la liste des trois cent quarante membres des Brigades internationales d’origine russe ayant combattu en Espagne.

Constantin Koupavkine fut rapatrié à une date inconnue, la documentation concernant les émigrés russes des Brigades internationales ayant été remise par André Marty au consul Soviétique et au secrétaire de l’Union des émigrés russes Alexandre Tveritinoff. Constantin Koupavkine dans sa biographie faisait référence à Alexandre Tveritinoff, également trésorier de l’Union des amis de la patrie soviétique. Un arrêté d’expulsion en date du 16 juin 1939 fut pris à l’encontre de ce dernier. Son nom figurait aux archives de la Police judiciaire en tant que témoin dans l’assassinat d’Ignace Reiss par des agents du NKVD, le 4 septembre 1937 près de Lausanne en Suisse, celui-ci avait annoncé, sa défection.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136164, notice KOUPAVKINE Constantin par Daniel Grason, version mise en ligne le 24 janvier 2011, dernière modification le 1er août 2013.

Par Daniel Grason

SOURCES : RGASPI 545.6.1547, BDIC mfm 880/42. — Arch. PPo BA 1928, GA U1. — Marina Gorboff, La Russie fantôme. L’émigration russe de 1920 à 1950, L’Âge d’Homme, 1995.

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