GINESTES Marcel, Augustin

Par Claude Pennetier

Né le 12 octobre 1912 à Saint-Geniez d’Olt (Aveyron), mort le 31 mai 1976 à Lisle-sur-Tarn (Tarn) ; mineur de Carmaux, ouvrier agricole, métayer ; militant communiste de Carmaux.

Fils d’un journalier [commis épicier sur l’acte de naissance) et d’une ménagère, tous deux de gauche puis sympathisants communistes, Marcel Ginestes fréquenta l’école communale de Saint-Geniez d’Olt de huit à douze ans et, pour des raisons économiques, fut mis au travail à douze ans après avoir obtenu le certificat d’études primaires.

Ouvrier agricole dans plusieurs départements, loué à l’année, il adhéra aux Jeunesses communistes le 1er décembre 1935 à Gaillac (Tarn). Il devint très vite trésorier puis secrétaire de cellule et fut délégué à la conférence régionale des JC le 18 octobre 1936 à Albi. Il suivit une école centrale paysanne en 1936. Membre de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), il était trésorier du Coquelicot gaillacois.

Devenu mineur à Carmaux, il adhéra au Parti communiste en janvier 1938, coopéra avec Léon Pélissou et suivit une école communiste régionale en mai 1938 ; il était alors célibataire. Il épousa en décembre 1938 à Carmaux, Maria Miranda native d’Espagne, fille d’immigrés espagnols et naturalisée française par le mariage ; le couple eut cinq enfants.

La vie familiale, la guerre et ses suites le conduisent à se retirer de l’activité militante. Mobilisé en septembre 1939 dans les Chasseurs alpins en Savoie, juste avant la naissance de son premier fils Marcel Guy, il retourna à Carmaux dans l’été 1940. Il quitte la département avec sa famille fin 1941 pour raisons économiques et de sécurité, et devint ouvrier maraicher à Toulouse, où naquit son deuxième fils Robert Ginestes, qui devint instituteur et militant communiste des Pyrénées-Orientales. Courant 1942, s’installant dans le nord de la Haute Garonne, au lieu dit Le Balestier commune du Born, la famille abrita un groupe de maquisards jusqu’à la Libération.

Marcel Ginestes devint ensuite métayer à Tauriac dans le Tarn, ou la famille s’agrandit avec deux enfants : Josette en 1946 et Jean-Louis en 1949. Puis il trouva plusieurs emplois d’ouvrier agricoles à Lisle sur Tarn où naquit son dernier enfant Françoise en 1957, à Cahuzac-sur-Vère et à nouveau à Lisle-sur-Tarn ou il mourut en 1976. Il militait au syndicat CGT des ouvriers agricoles du Tarn avec Élie Trapas et Raymond Durand. Sympathisant il fut candidat aux élections municipales sur des listes communistes à Lisle-sur-Tarn et reprit sa carte au Parti communiste en 1968-1969 sans occuper de responsabilités.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136357, notice GINESTES Marcel, Augustin par Claude Pennetier, version mise en ligne le 27 février 2011, dernière modification le 19 février 2015.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 3244, autobiographies, 1937 et 1938 (rédigées sur papier à en tête du café-bar Roger Reilhes à Carmaux), classé AS. — Témoignage de son fils, Jean-Louis Ginestes, février 2012. — État civil.

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