LACROZE Léon, René

Par Jacques Girault

Né le 1er juillet 1921 à Nîmes (Gard), mort le 13 janvier 2007 à Hyères (Var) ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI dans le Var.

Fils d’un sous-officier d’Infanterie qui occupa un emploi réservé à partir de 1930, René Lacroze reçut les premiers sacrements catholiques. Son père, au hasard de ses affectations comme agent militaire puis comme secrétaire comptable, vécut successivement à Nîmes, à Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard), à Hyères, en Algérie puis à Draguignan (Var). Dans cette ville, élève du cours complémentaire, Lacroze et son frère participèrent à des manifestations sous le Front populaire avec leur père, homme de gauche. Il fut reçu au concours de l’école normale d’instituteurs de Draguignan en 1938, à la suite de son frère qui avait intégré deux ans plus tôt. Après avoir obtenu le brevet supérieur en février 1941, l’établissement étant supprimé, il suivit des stages (école d’agriculture, éducation physique dans le futur CREPS de Boulouris, dans diverses écoles). En novembre 1941, il partit pour les Chantiers de jeunesse à Nyons (Drôme), où il demeura jusqu’en juillet 1942.

Léon Lacroze fut alors nommé instituteur à Cuers où il resta jusqu’en 1948. En contact avec certains résistants (notamment Maurice Delplace), il fut dénoncé pour avoir appris à ses élèves un chant populaire russe. Convoqué pour le Service du travail obligatoire en avril 1944, il profita de l’imbroglio consécutif à l’offensive des alliés et au repli allemand pour y échapper.

Marié à Cuers en septembre 1948 avec la secrétaire de la section départementale de la Mutuelle générale de l’éducation nationale, il divorça en 196§. Il se remaria à Nîmes en août 1967 avec une institutrice. Le couple eut un fils.

Membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, à la fin de 1945, Léon Lacroze était le correspondant de l’organisation pour la partie rurale de l’arrondissement de Toulon. Partisan du maintien dans la CGT, Il ne fut pas réélu au conseil syndical en 1948. Membre de la Fédération de l’Éducation nationale-CGT, il fut candidat régulièrement au conseil syndical (1952, "liste CGT", 1954, "Liste d’union et d’action présentée par les Cégétistes", 1956, "Liste Brun pour un syndicalisme agissant", 1958, 1960, 1962, 1964, 1966, 1968, Listes "pour l’unité, la démocratie et l’efficacité du syndicat", 1971, liste Unité et action).

Léon Lacroze avait adhéré au Parti communiste français en 1945, au retour d’une colonie de vacances à Barcelonnette où il avait été en relations avec le communiste Jean Vatinet*. Il milita notamment dans l’Amicale laïque de Toulon. Il quitta le Parti au début des années 1970 à la suite de son mauvais état de santé, mais resta un sympathisant et un électeur communiste à condition qu’il s’inscrive dans une dynamique de gauche. A Hyères par exemple, à certaines élections, il préférait voter "utile" pour les candidats socialistes.

Il s’orienta vers l’enseignement destiné à l’enfance inadaptée et acquit en 1953 le certificat d’aptitude. Nommé dans la classe de perfectionnement de l’école de garçons du quartier Saint-Roch à Toulon, il habitait le quartier des Routes. Pour obtenir le diplôme de chef d’établissement spécialisé, il fit un stage d’un an à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) en 1967. Aussi fut-il nommé dans la première section d’éducation spécialisée du Var, en 1968 au collège d’enseignement secondaire des Rougières à Hyères. Il y resta jusqu’à sa retraite en 1981.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136435, notice LACROZE Léon, René par Jacques Girault, version mise en ligne le 17 mars 2011, dernière modification le 31 mai 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. mun. Toulon, 9 W 1. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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