LAMM Claude, Jean

Par Jean-François Lassagne

Né le 14 juin 1941 à Saint-Amand-Montrond (Cher), mort le 5 juillet 1987 à Quimper (Finistère) ; comptable à l’usine sidérurgique de l’UCPMI (Union des Consommateurs de Produits Métallurgiques et Industriels) à Hagondange (Moselle) ; militant de la CGT ; délégué du personnel ; membre du Parti communiste ; conseiller général de 1979 à 1987 ; maire d’Hagondange de 1979 à 1987.

Claude Lamm
Claude Lamm
Photo, en 1985, publiée dans un tract électoral.

Son père Antoine, né le 26 septembre 1901 à Sarralbe (Lorraine annexée), était ouvrier lamineur (barreur), et frère de Paul Lamm qui fut maire d’Hagondange. Il mourut en août 1965. Sa mère Madeleine Paquet qui naquit le 19 octobre 1907 à Veckring (Lorraine annexée) était employée communale à Hagondange ; elle décéda le 15 juin 1988.

Expulsés par les Allemands en 1940 comme de nombreux mosellans, les Lamm s’installèrent dans le Cher où ils vécurent et travaillèrent jusqu’en 1949. C’est là, à Saint-Amand-Montrond, que leur fils unique Claude Lamm vit le jour le 14 juin 1941 et qu’il grandit. Habitué très tôt au grand air et à la pêche dans le Cher, il y contracta des rhumatismes articulaires qui furent probablement à l’origine par la suite d’un souffle au cœur.

À leur retour à Hagondange en 1949, il fréquenta l’école primaire Paul Langevin, tandis que son père travaillait à l’UCPMI. À quatorze ans, il fit lui-même son entrée à l’usine comme garçon de course aux bureaux du chemin de fer. Il se syndiqua rapidement à la CGT et fut élu délégué du personnel. Il milita aux Jeunesses communistes dès 1955, et en devint le responsable départemental en 1959. Dans le même temps, il s’inscrivit à une formation de comptabilité par correspondance puis, ayant obtenu son diplôme, il fut en charge des salaires de l’usine qui comptait alors huit mille salariés. Le 20 mars 1965 il épousa Claudette Marie Emmerich, employée de commerce, originaire d’Amnéville où elle était née le 3 septembre 1944. Le couple eut deux enfants, Fabrice, et Jean-Luc qui, après le décès de son père, fut élu conseiller municipal d’Hagondange en 1989. Il était alors le benjamin du conseil.

Au décès de son oncle Paul Lamm en 1966, Claude Lamm fut élu au conseil municipal d’Hagondange lors d’élections partielles, et devint adjoint au maire Ferdinand Lodi*, puis premier adjoint. Poursuivant son travail à l’usine, il fut licencié en 1976, lors d’une grève d’un mois dans un secteur, mais il fut réintégré et retrouva son poste grâce à la solidarité de tous les employés de son service qui arrêtèrent le travail, cadres compris. Cependant, victime de discrimination, il demeura cadre au plus bas échelon.

La maladie de Ferdinand Lodi l’empêchant de renouveler son mandat de conseiller général, ce fut Claude Lamm qui devint le candidat communiste du canton de Maizières-lès-Metz, et il fut élu le 23 mars 1979, avec 62,58 % des voix au second tour, contre le candidat de droite Maurice Demange, puis réélu en 1985. Après la mort de Ferdinand Lodi le 16 avril 1979, il devint maire d’Hagondange en mai, et fut confirmé en 1983 avec la liste communiste. Il était alors entré au comité fédéral de Moselle. Poursuivant la politique de son prédécesseur, il marqua la ville de son empreinte, soutenu par sa majorité et par son épouse. Il dut d’abord affronter les conséquences de la fermeture de l’usine sidérurgique de Sacilor (UCPMI) en 1979, la ville d’Hagondange perdant quasiment deux mille habitants (sur dix mille), entre 1975 et 1990. Il procéda à la démolition des quatre tours Manhès en 1985 et 1986, et au fractionnement de la barre Einstein en trois immeubles. La municipalité racheta à Usinor les rues de la Cité qui firent l’objet d’une rénovation, puis mena à bien la construction du centre socioculturel Aragon, ainsi que l’aménagement de la Balastière avec des courts de tennis couverts et ouverts, que Claude Lamm ne put inaugurer lui-même. Seconde ville sportive française de dix mille habitants, Hagondange obtint la médaille Jeunesse et Sports.

Alors que la famille avait décidé de prendre des vacances, il décéda subitement, le 5 juillet 1987, à Quimper.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136451, notice LAMM Claude, Jean par Jean-François Lassagne, version mise en ligne le 21 mars 2011, dernière modification le 15 janvier 2022.

Par Jean-François Lassagne

Claude Lamm
Claude Lamm
Photo, en 1985, publiée dans un tract électoral.

SOURCES : Entretiens avec Claudette Lamm. Archives personnelles de Claudette Lamm. Archives de la fédération de Moselle du PCF.

ICONOGRAPHIE : Photo de Claude Lamm en 1985 publiée dans un tract électoral.

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