LAGUILLAUMIE Jean, Marie.

Par Jacques Girault

Né le 1er juin 1922 au Lonzac (Corrèze), mort le 2 janvier 1996 à Guéret (Creuse) ; éducateur ; résistant en Corrèze ; militant communiste dans le Loir-et-Cher ; militant laïque en Creuse.

Carte de combattant volontaire de la Résistance avec photographie (1956)
Carte de combattant volontaire de la Résistance avec photographie (1956)

Fils de gens de maison, catholiques pratiquants, Jean Laguillaumie reçut une éducation catholique. Poussé par son instituteur de l’école communale au Lonzac, il entra comme boursier au collège Lakanal de Treignac et obtint le certificat d’études secondaires du premier degré en 1937 puis le baccalauréat en 1941. Secrétaire de mairie au Lonzac en 1941 et en 1942, en octobre 1947, après avoir suivi un stage de formation, il devint éducateur adjoint à l’Institution publique de l’éducation surveillée de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) puis éducateur à partir de 1951. En février 1961, il fut nommé délégué à la liberté surveillée auprès du tribunal pour enfants de Guéret, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1977.

Affecté dans un chantier de jeunesse du 11 juillet 1942 au 25 février 1943, réfractaire au Service du travail obligatoire, Jean Laguillaumie trouva refuge chez l’accordéoniste Jean Ségurel qui le cacha dans les Monédières. Il demeura au maquis FTPF de la Corrèze du 1er avril 1943 au 30 septembre 1944. Responsable du groupe Guy Lelong, il fut le secrétaire général rétribué du Front National de la Corrèze en 1945, et fut homologué membre des FFI.

Jean Laguillaumie adhéra au Parti communiste en 1943. Secrétaire de la section de La Motte-Beuvron, il fut membre du comité de la fédération communiste du début des années 1950 à la conférence fédérale de 1958 et fut candidat au Conseil général dans le canton de La Motte-Beuvron en 1958. Il cessa d’appartenir au PCF à son arrivée à Guéret par « souci d’éviter des obstacles pour trouver des emplois pour les enfants dont il s’occupait ». Se considérant toujours comme communiste, il restait critique par rapport à la tactique du PCF dans les années 1970-1980.

Devenu athée, Jean Laguillaumie se maria uniquement civilement en juin 1946 à Meilhards (Corrèze). Le couple eut un fils.

À la fin des années 1960, il devint le président de la Fédération des œuvres laïques de la Creuse et le demeura pendant une dizaine d’années. Il perdit cette responsabilité au profit d’un militant du Parti socialiste. Il présida la fédération départementale des délégués départementaux de l’Éducation nationale de 1972 à 1990, le Comité départemental d’action laïque et fut le vice-président départemental de l’Association pour l’aide aux jeunes handicapés.

Après des obsèques civiles, Laguillaumie fut incinéré.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136546, notice LAGUILLAUMIE Jean, Marie. par Jacques Girault, version mise en ligne le 4 avril 2011, dernière modification le 28 mai 2021.

Par Jacques Girault

Carte de combattant volontaire de la Résistance avec photographie (1956)
Carte de combattant volontaire de la Résistance avec photographie (1956)
nécrologie
nécrologie

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — SHD , Vincennes, GR 16 P/331028 — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé. — Note d’Alain Dalançon.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément