CHIRICONI Jean

Par Louis Botella

Né le 2 juillet 1906 à Monte-Carlo (Toscane, Italie) ; employé de bureau ; syndicaliste CGT puis Force ouvrière (FO) de l’Ain ; secrétaire général de l’Union départementale CGT puis FO (juillet 1945-octobre 1949) ; militant SFIO.

Secrétaire général de l’Union départementale, Jean Chiriconi vota, au nom de très nombreux syndicats, contre le rapport d’activités présenté par la direction sortante de la CGT lors du congrès confédéral qui eut lieu du 8 au 12 avril 1946 au Parc des expositions à Paris. Il en fit de même ou il s’abstint lors du scrutin concernant la résolution générale.

Jean Chiriconi, secrétaire du syndicat CGT du Bâtiment d’Ambérieu, fut élu, les 21 et 22 juillet 1945, secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Ain. Très charismatique, il fut alors préféré à Henri Madrat, élu le 29 octobre 1944.

Jean Chiriconi vota, au nom de très nombreux syndicats, contre le rapport d’activités présenté par la direction sortante de la CGT lors du congrès confédéral qui eut lieu du 8 au 12 avril 1946 au Parc des expositions à Paris. Il en fit de même ou il s’abstint lors du scrutin concernant la résolution générale.
Il fut reconduit à la tête de cette UD au cours du congrès du 1er décembre 1946.

Lors de la réunion du comité confédéral national des 12 et 13 novembre 1947, il soutint, au nom de son union départementale, le texte de la minorité présenté par Léon Jouhaux, refusant "...de souscrire à une décision qui, en faisant dépendre l’activité syndicale d’autres assemblées que les assemblées régulières, risque de briser l’unité ouvrière".

En attendant que l’Union départementale de l’Ain fasse son choix entre soit rester à la CGT soit rejoindre Force Ouvrière, la direction provisoire de la nouvelle confédération désigna Jacques Favier comme responsable de Force Ouvrière pour ce département.

Le 23 décembre 1947, cette union départementale opta majoritairement pour Force Ouvrière. Chiriconi, alors employé au service de l’apprentissage de la chambre des métiers, devint ainsi le premier secrétaire général de l’U.D. FO.

Bien que Henri Madrat fut élu membre de la commission exécutive confédérale, Jean Chiriconi fut confirmé dans son mandat lors de son 1er congrès ordinaire tenu le 13 juin 1948 à Bourg-en-Bresse. Il fut alors assisté par Jacques Favier (préfectures) et Marcel Laracine (Textiles), secrétaires adjoints.

Le 16 octobre 1949, Henri Madrat remplaça Jean Chiriconi au poste de secrétaire général. Jean Chriconi devint alors secrétaire adjoint, fonction qu’il assuma jusqu’au milieu des années 1950 au moins.

Le 14 novembre 1949, la cour d’appel de Lyon condamna, à la demande de la CGT, l’UD FO à restituer à celle-ci les locaux occupés depuis la scission et à rembourser les sommes figurant sur les comptes au moment de la scission. Ce fut une des causes du remplacement de Jean Chriconi, son UD ne pouvant plus lui payer son salaire.

Jean Chricioni fut très engagé au plan politique. Il fut signalé en 1952 comme étant le responsable des questions ouvrières au sein du bureau de la Fédération de l’Ain de la SFIO.

Selon une note des Renseignements généraux, il fut marié et père de trois enfants. Il fut également un partisan du Mouvement français pour l’Abondance de Jacques Duboin.

Il demeura alors à Bourg-en-Bresse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136685, notice CHIRICONI Jean par Louis Botella, version mise en ligne le 9 avril 2011, dernière modification le 17 juillet 2018.

Par Louis Botella

SOURCES : Arch. Dép. Ain, 306 W 28, 306 W 96. — Compte rendu sténographié des débats du 26e congrès national de Paris, Palais des congrès, 8 au 12 avril 1946, Edition de la CGT. — L’évolution intérieure de la Confédération Générale du Travail (Documents et Chronologie), La Documentation française, Notes et études documentaires, n° 1239, 2 décembre 1949. — Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, 1er janvier, 24 avril, 8 juillet 1948, 10 février 1949. — Compte rendu du congrès confédéral d’avril 1948 de la CGT-FO. — Michel Dreyfus in Les responsables de Force ouvrière durant l’ère Bothereau, La naissance de Force ouvrière, Autour de Robert Bothereau, sous la direction de Michel Dreyfus, Gérard Gautron et Jean-Louis Robert, Presses universitaires de Rennes, novembre 2003.

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