VALÉRY Edouard

Par Jean-Pierre Besse

Né le 29 février 1924 à La Coquille ( Dordogne), mort le 15 septembre 2010 à Sarlat-la-Caneda (Dordogne) ; peintre en batiment puis militaire de carrière enfin intendant de l’éducation nationale ; résistant FTP en Corrèze puis en Dordogne.

Édouard Valéry était le fils de cultivateurs, et comme son frère, Henri, il était ouvrier peintre à Brive (Corrèze)avant 1939 et au début de l’Occupation. Il côtoyait Jean-Baptiste Delord, animateur des Jeunesses communistes. Au début de l’Occupation, il participa aux activités des JC clandestines mais aussi à celles du mouvement de résistance mis en place par Edmond Michelet. Lui et son frère furent arrêtés le 30 avril et le 1er mai 1942 alors qu’ils distribuaient le journal Combat.

Il fut condamné par le tribunal militaire de Périgueux le 4 juin 1942 à un an de prison. D’abord détenu à la prison de Brive, il fut par la suite interné au camp de Mauzac puis libéré au bout de sa peine.
Il se réfugia alors à Châteauroux puis en Corrèze où il organisa le groupe FTP Grandel et participa à plusieurs sabotages.
Le 1er mars 1944, il participa à une opération réussie pour libérer Eugène Connangle, et ses camarades de Tulle. Opération montée sur les instructions de Georges Lassalle, qui sera abattu avec 26 hommes dont Georges Duma (résistant), le 26 mars 1944, à Brantôme (Dordogne). Une opération à laquelle Édouard Valéry, commissaire aux opérations pour la Corrèze, et Fernand Dupuy, autre responsable avaient activement participé.
Chef départemental des FTP de Corrèze de mars (ou janvier) à mai 1944, il fut alors envoyé en Dordogne comme responsable politique et le resta jusqu’à août.
À la Libération, il était chef du 1er bureau de l’état major FFI de Dordogne avec le grade de commandant.
Il eut successivement comme pseudonyme Armand, Justin et Lecoeur.

Il se maria à Périgueux en décembre 1945 avec Solange Sanfourche.

Édouard Valéry entreprit alors une carrière militaire comme sous-lieutenant. Il obtint un congé de longue durée en 1950 et reprit ses activités militantes. En 1955, il siégea en Algérie au tribunal permanent des forces armées du Constantinois et rédigea une lettre pour dénoncer l’action des forces armées françaises que l’Humanité publia en 2001.
À sa retraite militaire en 1966, il était capitaine.
Il entra alors comme intendant dans l’éducation nationale et en fin de carrière
exerçait à Tarnos dans les Landes.
Il milita activement au sein de l’ANACR.
Il était titulaire de la Médaille de la Résistance et chevalier de la Légion d’honneur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136717, notice VALÉRY Edouard par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 22 avril 2013, dernière modification le 10 janvier 2021.

Par Jean-Pierre Besse

SOURCES : Archives de la justice militaire au Blanc, registre des jugements du tribunal militaire de Périgueux.— Jean-Gacques Gillot, Michel Marceau, Résistants du Périgord, Editions Sud-Ouest 2010.— Le journal de la Résistance, 1er trimestre 2011.— Notes de Christian Leblanc. — Etat civil.

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