LAMBOURG Michel, Claude

Par Pierre Alanche

Né le 19 juillet 1939 aux Pavillons-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis) ; ingénieur, chef de projets ; syndicaliste CFDT, secrétaire du Comité d’établissement d’Alcatel à Arcueil (Seine, Val-de-Marne) de 1966 à 1967 ; président de La Pépinière (2004-2010).

Les parents de Michel Lambourg, fils unique de François Lambourg, agnostique, et de Camille Camus, anticléricale, étaient commerçants forains sur les marchés des communes de la banlieue nord-est de Paris. Son père, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, avait été agent de liaison, en région parisienne, de l’Organisation civile et militaire (OCM). Michel Lambourg fréquenta l’école communale des Pavillons-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis) de 1945 à 1950, le lycée du Raincy (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis), annexe du lycée Charlemagne de Paris (1950-1957), puis les classes de mathématique supérieures et spéciales du lycée Saint-Louis à Paris (1957-1960). Il entra à l’École nationale supérieure de télécommunication (ENST) à Paris, où il obtint, en 1963, le diplôme d’ingénieur. Il était adhérent de l’Union des Grandes écoles (UGE) et membre du bureau de l’association des élèves de l’ENST. En 1961, la Société alsacienne de construction mécanique (SACM) l’avait employé au département énergie nucléaire, télécommunications, électronique (ENTE) d’Arcueil (Seine, Val-de-Marne), sous contrat d’« élève-salarié » (statut spécifique d’intégration de l’élève aux effectifs de l’entreprise), jusqu’à son départ au service militaire en septembre 1963. Officier, d’abord affecté comme élève à l’école des transmissions de Montargis (Loiret), puis professeur à l’École supérieure technique des transmissions à Pontoise (Seine-et-Oise, Val d’Oise), il fut démobilisé en février 1965.

Michel Lambourg fut embauché comme ingénieur à la SACM, au laboratoire de Montrouge (Seine, Hauts-de-Seine), dépendant de l’établissement d’Arcueil. De nombreuses évolutions affectaient l’entreprise qui devint Alcatel puis CIT-Alcatel par fusion avec la Compagnie industrielle de téléphone, filiale du groupe CGE. Sur l’incitation de Maurice Allézy, il adhéra en 1966, au syndicat CFDT de la construction électrique et électronique (SCEE), composante de l’Union parisienne des syndicats de la métallurgie (UPSM-CFDT). Élu au comité d’établissement d’Arcueil dont il devint le secrétaire (1966-1967), successeur de Maurice Allézy, il siégea au Comité central d’entreprise. Il fut désigné comme représentant des cadres au conseil d’administration de la société (1970-1971), en remplacement de Pierre Joanicot. En 1971, Michel Lambourg démissionna d’Alcatel pour entrer au Laboratoire central des télécommunications (LCT) à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), filiale du groupe américain ITT (International téléphone & telegraph corporation). En 1988, il fut embauché chez Matra-communication à Bois-d’Arcy (Yvelines) qui devint Matra-Nortel puis, en 2001, EADS-EDSN (EADS défense & security networks). Au sein des diverses entreprises, il avait occupé des postes d’ingénieur de recherche et développement, de chef de projets, d’ingénieur en chef chargé des normalisations et réglementations européennes, et avait été sollicité pour des opérations d’« intelligence économique ». En 2004, il fit valoir ses droits à la retraite.

Parallèlement à ses responsabilités professionnelles, Michel Lambourg participa à de nombreuses activités au sein de sa commune de résidence. Il fut membre du Groupe d’action municipale (GAM) à Meudon-la Forêt (Hauts-de-Seine) de 1969 à 1973 et adhéra au Parti socialiste en 1972, participant aux débats de la section locale et aux campagnes électorales. Affilié à la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) à Meudon-la-Forêt, puis à Chaville (Hauts-de-Seine), il fut délégué des parents d’élèves dans les écoles primaires, collèges et lycées fréquentés par ses enfants. En 1972, il prenait part à une association d’animation sociale à Meudon-la-Forêt, dans le cadre des groupes d’action populaire (GAP), qui se transforma en club de prévention spécialisé. Déclarée en 1979 sous le nom de La Pépinière, l’association fut agrée en 1981 par la préfecture des Hauts-de-Seine et conventionnée ensuite par le Conseil général. La Pépinière s’étoffa d’une équipe de vingt-sept professionnels (éducateurs spécialisés, animateurs socio-éducatifs, psychologue) et d’une dizaine de bénévoles pour intervenir dans cinq communes du département. Membre du conseil d’administration de la Pépinière depuis sa création, Michel Lambourg en devint président (2004-2010). Avec des amis, il créa en mars 1983, avec l’aide du Mouvement international d’aide à l’enfance (MIAE), l’association « Quebracho » pour financer des centres nutritionnels dans les bidonvilles de Trujillo (Pérou).

Marié avec Aline Geffroy* le 4 avril 1968 à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), il eut quatre enfants : Christophe (1969), Sébastien (1972, décédé en 1978), Jérôme (1975) et Fabien (1979).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136782, notice LAMBOURG Michel, Claude par Pierre Alanche, version mise en ligne le 25 avril 2011, dernière modification le 25 avril 2011.

Par Pierre Alanche

SOURCES : Archives UPSM-CFDT — http://www.hauts-de-seine.net/solidarites/http://www.quebracho.ass.st/ — Entretien avec Michel Lambourg, janvier 2011.

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