VANBREMEERSCH François, Paul, Emile

Par Julien Cahon

Né le 26 septembre 1919 à Conty (Somme), mort le 15 janvier 1968 à Vitry-sur-Marne (Val-de-Marne) ; médecin ; sympathisant communiste dans la Somme, secrétaire départemental du Mouvement pour la paix (1961-1966) ; militant communiste dans le Val-de-Marne, membre du conseil national du Mouvement pour la paix (1967).

Fils de Paul Vanbremeersch, docteur en médecine, et de Marguerite Morel, François Vanbremeersch s’était établi à Amiens, rue Delpech, où il était un dermatologue réputé.
Catholique pratiquant, pacifiste convaincu, il adhéra au Mouvement de la paix au moment de la guerre d’Algérie. En juin 1960, il participa à la formation du Comité départemental de coordination pour la paix en Algérie par la négociation, filiale du comité Pleyel chargé de préparer le congrès national pour la paix en Algérie.

D’après une note des RG du 19 février 1961, il était en contact avec un militant progressiste hongrois nommé Joseph Csaki, sculpteur, et membre du centre départemental de coordination pour la paix en Algérie. D’après une autre note des RG, daté du 19 octobre 1962, il aurait apporté indirectement son appui à des militants du FLN.

En mai 1961, François Vanbremeersch fut nommé au secrétariat départemental du Mouvement pour la paix, aux côtés de Paul Laborie* et de son épouse, Renée Laborie*. Dès lors, il assura de nombreuses réunions dans la Somme et les départements limitrophes, et fut délégué au rassemblement de Maronne (Seine-Maritime) en novembre 1961, puis faisait partie de la délégation française au congrès mondial de Moscou en juillet 1962. Il participa notamment aux travaux de la commission médicale. En 1964, au sein du Mouvement de la paix, il milita pour que le gouvernement français ratifie le traité de Moscou sur l’arrêt des essais nucléaires, prenne part à la conférence de Genève pour le désarmement, et demanda une entrevue au préfet de la Somme, dans une lettre datée du 8 janvier 1964, suite à la pétition lancée par le Mouvement de la paix. Il était alors décrit par les RG comme « un animateur dévoué » et « le leader départemental du mouvement de la paix ».

En juillet 1966, François Vanbremeersch, accompagné de Renée Laborie, quitta le département de la Somme pour s’installer à Vitry-sur-Seine. « Ce duo politique avait évolué en duo sentimental » d’après un rapport des RG du 3 août 1966, et leur départ était qualifié de « perte sèche » pour le Mouvement de la paix dans une précédente note du 2 août 1966. Le comité de la Somme du Mouvement de la paix disparut en effet, peu de temps après, au début des années 1970, et ne fut reconstitué qu’en octobre 1981. Il était alors présidé par Patrick Kaczmarek*.

Nommé médecin consultant à l’hôpital Saint-Louis, François Vanbremeersch aurait épousé Renée Pamart, ex-épouse Laborie. Il s’était marié en premières noces, à Paris, le 5 juillet 1943, à Andrée Colongue, et le divorce avait été prononcé par un jugement de séparation de corps et de biens en avril 1966. François Vanbremeersch adhéra au PCF à la cellule Jean Lurçat de Vitry, et siégea au conseil national du Mouvement pour la paix.

Son engagement illustrait un des traits de caractère du Mouvement de la paix, fédérateur d’une mouvance pacifiste touchée par la propagande communiste, et vecteur d’engagement des chrétiens attiré par le marxisme.

Marié en juillet 1943 à Paris Ve arr. avec Andrée Marie Colonge, le couple se sépara en janvier 1968.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136805, notice VANBREMEERSCH François, Paul, Emile par Julien Cahon, version mise en ligne le 28 avril 2011, dernière modification le 31 mai 2011.

Par Julien Cahon

SOURCES : Arch. Dép. Somme, 21W326, 21W327, 1471W16. — Le travailleur de la Somme, 1945-1968.— Etat civil.

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