KERVELLA Jean

Par Gérard Boëldieu

Né le 4 février 1931 à Écommoy (Sarthe), mort le 26 août 2018 au Mans (Sarthe) ; instituteur puis professeur certifié de lettres modernes ; militant communiste dans la Sarthe.

Jean Kervella
Jean Kervella

Issus du monde paysan du sud du Finistère où les biens revenaient en héritage à l’aîné de la famille, les parents de Jean Kervella, ne disposant pas d’argent pour s’établir dans l’agriculture ou la pêche, quittèrent la Basse-Bretagne pour des raisons économiques. Ils s’établirent dans la Sarthe en tant que gardiens d’un château. Devenu bûcheron, son père trouva ensuite un emploi durable à la scierie Luce d’Écommoy où il était contremaître en 1931.

Au cours complémentaire d’Écommoy, Jean Kervella prépara le concours d’entrée à l’École normale d’instituteurs du Mans qu’il réussit en 1947. Sa sœur et son frère suivirent la même voie.

Peu après sa sortie de l’école normale, il épousa le 2 août 1952 à Écommoy, Christiane Coquelin, institutrice. Le couple, qui eut trois enfants, exerça d’abord à Mansigné, jusqu’en 1963.

Après son service militaire (1956-1958), tout en faisant l’école, Jean Kervella poursuivit des études supérieures de lettres modernes à la faculté de Caen jusqu’à l’obtention de la licence, d’un diplôme d’études supérieures, enfin du CAPES. Tandis que sa femme rejoignait le collège d’enseignement général manceau Véron de Forbonnais, sa carrière dans l’enseignement secondaire se déroula à l’annexe du lycée de garçons du Mans, dite Le Ronceray, au sud du Mans, puis, jusqu’à sa retraite, au premier collège d’Allonnes (collège Kennedy) dirigé par Georges Allard.

Syndiqué fidèle au SNI puis au SNES, soutien de la tendance Unité et Action, Jean Kervella n’y exerça aucune responsabilité au plan départemental.

Dès son entrée à l’école normale, en 1947, il adhéra au Parti communiste français, comme alors nombre de ses condisciples. Militant de terrain par goût, il accepta, au début des années 1970, d’entrer au bureau fédéral où il devint le responsable à la diffusion de la presse communiste dans le département, surtout l’Humanité et l’Humanité-Dimanche, ainsi qu’une des chevilles ouvrières de Sarthe-Nouvelle, l’hebdomadaire de la fédération. À tous ces titres, il était sur la brèche lors de la préparation de la fête fédérale annuelle. Entré, en décembre 1982, au secrétariat fédéral, il assuma dès lors l’ensemble de la responsabilité de la propagande.

Jean Kervella ne fut candidat à aucune élection tant générale (législatives) que locales (cantonales, municipales). À partir de la fin des années 1990, il se retira de tout militantisme.

Ses obsèques furent célébrées dans l’intimité familiale le 29 août 2018 au cimetière manceau de l’Ouest.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136880, notice KERVELLA Jean par Gérard Boëldieu, version mise en ligne le 4 mai 2011, dernière modification le 6 juin 2021.

Par Gérard Boëldieu

Jean Kervella
Jean Kervella

ŒUVRE : Robert Manceau, éditions Messidor, Paris, 1990, 226 pages illustrées. — Nombreux articles sur l’origine de noms de lieux et de personnes, parus dans Maine-Découvertes, éditions de la Reinette (dirigées par son fils Gilles), Le Mans.

SOURCES : Archives de l’école normale d’instituteurs du Mans. — Bulletin départemental de l’Éducation nationale. — Presse locale. — Sarthe-Nouvelle, organe de la fédération sarthoise du PCF. — Notes écrites fournies par ses enfants en avril 2011.

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