LE BAUT Louis, Paul, Marie.

Par Jacques Girault.

Né le 17 janvier 1890 à Brest (Finistère), mort le 2 juin 1976 à Paris (XVe arr.) ; professeur, inspecteur d’académie puis inspecteur général de l’enseignement technique ; résistant.

Fils d’un instituteur, Louis Le Baut, sans doute élève de l’École normale d’instituteurs de Quimper (Finistère), titulaire du brevet supérieur (1907), instituteur à Landivisiau, entra dans la section normale de Paris en 1909, dans la section des études commerciales, et obtint en 1911 le certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement commercial. Boursier à Liverpool (Grande-Bretagne) en 1911-1912, il effectua son service militaire à partir de 1912 dans l’artillerie et fut maintenu sous les drapeaux pour combattre comme sous-lieutenant.

Il prépara le baccalauréat qu’il obtint à Lille en 1919 et fut reçu aux certificats de la licence es-lettres (anglais) en 1920.

Louis Le Baut fut nommé professeur à l’EPCI de Niort (Deux-Sèvres) en 1919-1921, puis à l’école hôtelière de Nice (Alpes-Maritimes) à partir d’avril 1921, puis obtint avec difficulté une délégation de professeur au lycée Ampère de Lyon en octobre 1921.

Il se maria en août 1922 à Coulobres (Hérault) avec une future professeure à l’école pratique de commerce et d’industrie de Lille. Le couple eut deux enfants puis divorça.

Reçu à l’agrégation d’anglais en 1923 (classement spécial), Louis Le Baut enseigna à l’école nationale professionnelle d’Armentières (Nord), avant d’obtenir un poste de professeur au lycée Faidherbe de Lille en janvier 1924. Parallèlement, il donnait des cours d’anglais à l’école des Arts et Métiers, à l’école supérieure de commerce et à l’Institut industriel du Nord.

Louis Le Baut devint inspecteur d’académie à Rodez (Aveyron) en 1932, à Draguignan (Var) en 1933, avant d’obtenir le poste de Quimper en 1938. Énergique face au syndicat des instituteurs dans l’Aveyron, apprécié dans le Var, montrant un grand intérêt pour l’enseignement technique, il sut, selon le recteur de l’académie d’Aix, tenir tête au préfet et résister aux « recommandations politiques », montrant à la fois « de la rondeur, du bon sens, de l’esprit de suite, du sang-froid ». Montrant son engagement pour la défense de l’école laïque en Aveyron, il aidait l’œuvre des pupilles et encourageait les classes pour malades « allongés » dans la presqu’île de Giens de l’hôpital de Lyon. Il acceptait de collaborer avec le syndicat dans le Var et les dirigeants appréciaient son désir de justice.

Après avoir été mobilisé de septembre 1939 à l’été 1940, il fut nommé inspecteur d’académie à Paris ; pour s’occuper des communes du Nord de la Seine et de la commission de réforme, avant d’avoir un poste en Seine-et-Oise en 1942.

En rapport avec la Résistance, Louis Le Baut participa à l’attaque armée de la Feld-gendarmerie de Rambouillet le 16 août 1944, et aida les troupes américaines dans leur progression.

Il avait fait des demandes pour devenir inspecteur général de l’enseignement technique à partir de 1937. Il obtint un tel poste en 1946 et fut nommé membre du Conseil de l’enseignement technique la même année.

Retraité en janvier 1960, remarié en avril 1971 à Paris (XVe arr.), Louis Le Baut et son épouse habitaient Bretoncelles (Orne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136946, notice LE BAUT Louis, Paul, Marie. par Jacques Girault., version mise en ligne le 9 mai 2011, dernière modification le 21 mai 2021.

Par Jacques Girault.

SOURCES : Arch. Nat., F17/ 27735. — Le Travailleur de l’enseignement technique.

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