LE BREÜS Émile, Louis

Par Jacques Girault

Né le 12 août 1917 à Condeissiat (Ain), mort le 27 juin 1998 à Viriat (Ain) ; instituteur dans l’Ain ; militant syndicaliste ; militant communiste, conseiller municipal de Pont-d’Ain.

Photo d’identité en 1988.
Photo d’identité en 1988.

Fils d’un buraliste d’origines bretonnes et d’une épicière, Émile Le Breüs, surnommé « Milo », élève de l’école primaire supérieure de Châtillon-sur-Chalaronne (Ain), puis de l’École normale d’instituteurs de Bourg-en-Bresse, devint instituteur dans l’Ain (Miribel en 1937-1938, Lagnieu en 1940-1941, Miribel de 1941 à 1944, La Chapelle-du-Châtelard de 1944 – 1960, où il fut secrétaire de mairie). Il devint en 1960 directeur de l’école de garçons dans le quartier du Blanchon à Pont-d’Ain. Il y créa des classes d’observation de sixième et cinquième jusqu’à son élargissement en collège d’enseignement général où il enseigna les mathématiques tout en le dirigeant jusqu’à sa retraite en 1972. Il animait aussi le centre aéré créé par le Sou des écoles et la cantine scolaire.

Le Breüs effectua son service militaire dans l’infanterie puis dans l’armée de l’Air en 1938 à Tours (Indre-et-Loire). Resté aux armées au début de la guerre, il fut démobilisé en juillet 1940 comme capitaine, observateur dans l’aviation.

Le Breüs se maria en décembre 1940 à Miribel (Ain) avec une institutrice, fille d’un instituteur socialiste, directeur de l’école de Miribel. Le couple eut trois enfants.

Pendant la Résistance, Le Breüs fut membre de l’Armée secrète, au camp Didier (secteur IV Lyon) à Miribel.

Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1938, Le Breüs fut, après la guerre, membre et trésorier du conseil syndical de la section départementale du SNI. Responsable des correspondances interscolaires et de la télévision scolaire et postscolaire, il était membre du conseil d’administration départemental de l’Office de coopération à l’école. Dans le cadre de la Fédération des œuvres laïques, il était le responsable départemental de la section télévision. Il fut aussi le secrétaire d’un foyer rural et militait aux Francs et franches camarades. Il participa à la création et à l’animation d’un foyer d’éducation populaire à Pont-d’Ain comprenant un Club de jeunes avec diverses activités sportives. Il dirigeait personnellement la section de basket-ball. Il organisa une course cycliste qui devint annuellement « le prix du 8 mai » et créa aussi deux chalets pour la pratique du ski dans le cadre de la FOL.

Le Breüs adhéra au Parti communiste français en 1945. Il participa au stage pour les instituteurs communistes organisé par le PCF en septembre 1956. Secrétaire de la section communiste de Villars, membre du comité de la fédération communiste de 1957 (ou de 1959 selon les sources) à 1965, puis membre de la commission fédérale de contrôle financier, il devint secrétaire-adjoint de la section communiste de Pont-d’Ain où il militait aussi dans l’association France-URSS. Comme René Chauville, lors de la conférence fédérale du 3 mai 1964, il fut absent en raison de sa participation au congrès de la Libre Pensée.

Le Breüs, candidat aux élections législatives en 1958 dans la troisième circonscription (Ambérieu-Trévoux), obtint 6 427 voix, puis au deuxième tour, 6 760 voix sur 62 731 inscrits. Il fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1973 dans la première circonscription (Bourg-en-Bresse). Il fut candidat aux élections cantonales en 1958, en 1973 et en 1979 dans la canton de Pont-d’Ain. Conseiller municipal (1977-1989) à Pont-d’Ain, il s’investit dans les questions scolaires, notamment la construction d’un nouveau collège.

Au début des années 1970, Le Breüs présidait à Pont-d’Ain les sections de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance et de l’Association républicaine des anciens combattants. Il siégeait à l’Office départemental des anciens combattants.

Athée, Le Breüs fut incinéré le 1er juillet 1998 dans le jardin du Souvenir qu’il avait contribué à créer. Quatre ans plus tard, la mairie de Pont-d’Ain inaugurait une rue Émile Le Breüs.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136963, notice LE BREÜS Émile, Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 mai 2011, dernière modification le 29 janvier 2021.

Par Jacques Girault

Photo d'identité en 1988.
Photo d’identité en 1988.

SOURCES : Archives du comité national du PCF.

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