LEAUD Alexis

Par Jacques Girault, Charlotte Siney

Né le 14 juin 1879 à Jauldes (Charente), mort le 16 octobre 1960 à Paris (Xe arr.) ; professeur puis inspecteur primaire ; militant mutualiste.

Fils d’un cultivateur, Alexis Léaud, admis à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en 1898, devint professeur dans les écoles normales d’instituteurs de Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1900, de Poitiers (Vienne) en 1902, puis à nouveau de Rennes en 1903. Il devint inspecteur primaire à Lectoure (Gers) en 1905, à Saint-Calais (Sarthe) en 1907, à Lorient (Morbihan) en 1908 puis à Savenay (Loire-Atlantique) en 1910. Il fut à cette époque président-fondateur de la Mutuelle antituberculeuse du Morbihan (1908-1910). Nommé directeur de l’Ecole normale d’instituteurs de Châlons-sur-Marne (Marne) en 1914, il fut trésorier de la Société de secours mutuels des instituteurs dans ce département et de la section départementale des pupilles de l’Ecole publique. Il exerça à nouveau les fonctions d’inspecteur primaire dans la Seine de 1925 à sa retraite en 1940, dans une circonscription englobant le Xe arrondissement de Paris et une partie de la banlieue Nord (Aubervilliers). Il fit partie du Conseil départemental de l’enseignement primaire de la Seine en 1933. Syndic de la presse de l’enseignement, il fut aussi vice-président de la Société française de pédagogie à partir de 1939 et chargé d’un cours à la Sorbonne en 1941 et en 1947. Poète, il publia Aux jardins de Mélusine en 1946 dans la collection soutenue par le syndicalisme enseignant, « L’Amitié par le livre ». Il participa à la rédaction d’une histoire de l’enseignement primaire en collaboration avec Emile Glay*, préfacée par Edouard Herriot*.

Administrateur de l’Union des sociétés de secours mutuels d’instituteurs et d’institutrices de France (surnommée Union des sanas) à partir de 1928, Léaud succéda à Alfred Leune à la présidence en 1930. Il fut à l’origine de la création du second sanatorium des instituteurs de Saint-Jean d’Aulps (Haute-Savoie). Au début de la guerre, il fit évacuer les malades de cet établissement vers celui de Sainte-Feyre (Creuse), devenu sanatorium unique. Il joua un rôle dans l’accueil dans ces deux sanatoriums de prisonniers, de juifs traqués et de maquisards.

Après la guerre, toujours dirigeant de l’Union des sanas, il fut nommé au conseil d’administration de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale, le 8 décembre 1946 lors de sa constitution où siégeaient à parité des militants amicalistes et mutualistes. Ce premier conseil regroupait surtout des militants nationaux. Il fallait faire de la place pour représenter les sociétés départementales de secours mutuels. Lors de la première assemblée générale de la MGEN, en juillet 1947, réélu administrateur et membre du bureau national, il fut vice-président puis président de la commission des œuvres sociales. En 1948, il devint membre du CA de la Fédération nationale des mutuelles des fonctionnaires et des agents de l’Etat. Il quitta volontairement le conseil d’administration de la MGEN en 1951.

Lors de la remise de la croix d’officier de la Légion d’honneur, le 17 décembre 1949, par Auguste Piveteau*, trésorier général de la MGEN, Adrien Lavergne*, secrétaire général de la FEN, retraça sa carrière.

Militant de la Ligue de l’enseignement, il publia, avec Jean-Arthur Senèze* et Raoul Dubois* une plaquette, Jean Macé , 1. La Littérature enfantine. 2. La Ligue française de l’enseignement. 3. L’Instruction publique, dans la collection du Cercle parisien de la Ligue française de l’enseignement, en 1957.

Son nom fut donné au centre de soins et de réadaptation de Saint-Jean d’Aulps et à une rue de La Verrière (Yvelines).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136996, notice LEAUD Alexis par Jacques Girault, Charlotte Siney, version mise en ligne le 12 mai 2011, dernière modification le 28 novembre 2011.

Par Jacques Girault, Charlotte Siney

SOURCES : Arch. Nat. : F17/ 24810. — Bulletins de la MGEN. — Notes d’André Lainé, de Jean-Michel Laxalt et d’Alain Dalançon.

ŒUVRES : {Spectacles de guerre, choses vues. Dans les ruines au coeur de la bataille la ville bombardée au camp de la Noblette, la ville martyre à l’hôpital temporaire face à l’ennemi}, Paris, A.Colin, 1918. Alexis Léaud, Emile Glay, {L’Ecole primaire en France. Histoire pittoresque, documentaire, anecdotique de l’école des maîtres, des écoliers depuis les origines jusqu’à nos jours}, Préface d’Edouard Herriot, Paris, La Cité française, 1934, 2 vol. 314 p. et 316 p., ouvrage republié chez le même éditeur en 1936 sous le titre {L’Ecole primaire en France. Ses origines. Ses différents aspects au cours des siècles. Ses luttes. Ses victoires. Sa mission dans la démocratie}, 318 p. et 316 p. - {Aux jardins de Mélusine}, avec des bois gravés de Rosamonde Plisson, Saint-Vaast-la-Hougue, L’Amitié par le livre, 1946, 176 p.,

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