LECOMTE Maurice, Jules, Félix.

Par Alain Dalançon

Né le 27 février 1892 à Cartigny l’Epinay (Calvados), mort le 11 janvier 1979 à Caen (Calvados) ; professeur ; militant syndicaliste.

Fils d’épiciers, Maurice Lecomte commença ses études secondaires au collège de Vire (Calvados) puis fut élève-maître à l’École normale d’instituteurs de Caen de 1909 à 1912. Après avoir obtenu le degré élémentaire de gymnastique à Joinville, il fut reçu au certificat d’aptitude à l’enseignement de la gymnastique et fut nommé instituteur à Grandcamp-les-Bains (Calvados) (1912-1913). Appelé au service militaire en octobre 1913, il resta sous les drapeaux en 1914 au 5e Régiment d’infanterie et participa à la bataille de Charleroi. Après avoir été blessé le 30 septembre 1917, ce qui lui valut d’être pensionné (10 %), et d’obtenir la croix de guerre, Lecomte revint à la vie civile.

Ayant échoué en 1914 au professorat des écoles primaires supérieures « d’ancien régime », il fut nommé répétiteur au collège de Lisieux (Calvados) à la rentrée 1917, puis fut détaché au cours complémentaire de Bayeux (Calvados) en 1918-1919. Admissible à la première partie du professorat des EPS en 1919, il fut nommé instituteur délégué à l’EPS de Vire (Calvados) à partir d’octobre 1919. Il épousa alors, le 6 avril 1920, une institutrice d’école maternelle qui devint directrice en 1928, avant de redevenir, à la rentrée suivante, institutrice à Montivilliers (Seine-Inférieure), là où il venait d’être nommé.

Maurice Lecomte avait en effet obtenu trois certificats de licence à la Faculté des Lettres de Caen (Histoire moderne et contemporaine en 1926, Géographie générale en 1927, Littérature française en 1928), ce qui lui permit d’être nommé instituteur délégué à l’EPS de cette ville de l’agglomération havraise, puis d’être titularisé comme professeur-adjoint l’année suivante. Il enseignait l’histoire-géographie mais aussi l’anglais, et il demanda aussitôt sa mutation pour Caen afin de suivre les cours de la faculté et préparer l’inspection primaire. C’est en octobre 1936 qu’il finit par être nommé à l’EPS de garçons du chef-lieu de l’académie, où son épouse trouva également un poste d’institutrice. Il y enseigna le français dans les sections industrielles et la philosophie dans les classes préparant le brevet supérieur. Il militait durant toute cette période dans l’association des professeurs d’EPS qui devint syndicat affilié à la Fédération générale de l’enseignement-CGT en 1930-1931.

Devenu licencié ès-lettres en 1943, après avoir obtenu le certificat d’histoire du Moyen Age, il fut titularisé comme professeur d’histoire et géographie en 1945 dans la même EPS devenue collège moderne.

Pendant la guerre, Maurice Lecomte fut boîte aux lettres de la Résistance et hébergea des réfractaires. Intégré dans les FFI en 1944, il accueillit et installa le préfet clandestin Dauré (recteur de l’académie de Caen) à la Libération et organisa le centre d’accueil de Caen.

Nommé professeur à l’École normale d’instituteurs de Caen en 1947, il refusa cette affectation car, en raison des bombardements, les locaux avaient été transférés à Trouville. Il reçut alors une délégation d’inspecteur primaire dans la circonscription de Bayeux. Il revint en 1948 enseigner à Caen, au lycée Malherbe, où il fut délégué au conseil d’administration, jusqu’à sa retraite prise en 1952.

Après la guerre, Lecomte milita dans la section départementale du Syndicat national des collèges modernes puis, à partir de 1949, dans la section académique du Syndicat national de l’enseignement secondaire parmi les militants « autonomes » et enfin, la retraite venue, au bureau national du Groupement des retraités de l’enseignement secondaire au côté de James Guerrapin*. Il resta ensuite longtemps responsable des retraités de l’académie de Caen.

En 1966, il perdit son épouse dans un accident de voiture.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137087, notice LECOMTE Maurice, Jules, Félix. par Alain Dalançon, version mise en ligne le 19 mai 2011, dernière modification le 2 décembre 2011.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Nat., F17 25515 B. - Arch. IRHSES. – Notes de Jacques Girault.

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