LARMANOU Marcel, Léon

Par Jacques Girault

Né le 28 juin 1936 à Lescar (Basses-Pyrénées) ; instituteur dans l’Eure ; militant syndical ; militant communiste, maire de Gisors, conseiller général de l’Eure.

Fils d’un cultivateur du Béarn, ancien adhérent du Parti socialiste SFIO, Marcel Larmanou, sortant de l’École normale d’instituteurs d’Évreux en 1956, devint instituteur à Gisors peu après. Il effectua son service militaire en 1963-1964. Adhérent du Syndicat national des instituteurs depuis 1955, il était le secrétaire de la sous-section du SNI dans le canton de Gisors. Il devint, en 1970-1971, membre du conseil syndical de la section départementale. Au début des années 1960, il était la responsable du patronage laïque pour les garçons.

Larmanou adhéra au Parti communiste français à Évreux en 1956. Secrétaire de la section communiste de Gisors, il était aussi le secrétaire du comité local de France-URSS. Il devint membre du comité de la fédération communiste de 1960 – 1963. Comme il partait au service militaire, la conférence fédérale de 1963 décida de le réélire sans afficher son nom. Son nom fut à nouveau indiqué dès 1964 et il entra au bureau fédéral en 1964 (responsable à l’éducation et aux cadres) puis au secrétariat fédéral en 1965 (responsable de l’organisation, puis de l’éducation à partir de 1966, puis de la propagande à partir de 1970). Redevenu membre du seul bureau fédéral de 1971 à 1974, puis du seul comité fédéral de 1974 à 1990, il réintégra le bureau fédéral en 1990. Il suivit l’école centrale du PCF en août 1964.

Larmanou fut candidat au Conseil général en mars 1964. A l’issue du premier tour où il obtint 25 % des voix, arrivé en tête de la gauche, il se désista pour le conseiller général sortant républicain de gauche Albert Forcinal, ami de Marcel Paul, ancien député et ancien ministre dont il permit la réélection. En 1970, il arriva en troisième position avec 1 435 voix et se désista à nouveau pour Forcinal. Ce dernier ne se représentant pas (87 ans), Larmanou fut élu conseiller général en 1976 au premier tour. Recueillant 3 493 voix au premier tour en 1982, il fut réélu le dimanche suivant avec 4 089 voix. Il fut régulièrement réélu par la suite et en 2008, il recueillit 47 % des voix au premier tour et conserva son siège avec 60 % des voix au deuxième tour. De 1976 à 1979, il devint vice-président de l’assemblée départementale et le président de sa commission des finances, responsabilité qu’il retrouva lorsque la gauche redevint majoritaire en 2001.

Marcel Larmanou fut à plusieurs reprises le candidat communiste dans la quatrième circonscription (Les Andelys) aux élections législatives notamment contre le député René Tomasini, secrétaire général de l’UDR. En 1967, il obtint 7 563 voix sur 53 080 inscrits. A nouveau candidat en 1968, il recueillit 7 353 voix sur 52 840 inscrits. Il se représenta en 1973 et obtint 9 885 voix sur 58 167 inscrits. Devenu candidat de la gauche contre le député sortant René Tomasini qui n’avait pas été, comme dans le passé, élu au premier tour, il recueillit 17 575 voix dans cette élection triangulaire. Le même scénario se reproduisit en 1978, 15 145 voix sur 69 330 inscrits et 26 568 voix au deuxième tour. La presse notait sa forte progression mais indiquait qu’il n’avait pas fait le plein de toutes les voix de gauche. En janvier 1981, Tomasini ayant été élu sénateur, Larmanou arriva en deuxième position (27 % puis 48 % des voix). En 1997, il réunissait encore 18 % des suffrages dans la cinquième circonscription.

Larmanou conduisait la liste communiste aux élections municipales de Gisors en 1965. En 1971, en deuxième position sur une liste d’Union de la Gauche conduite par Forcinal, il fut élu maire. Il fut réélu maire au premier jusqu’en 2008. Cette année-là, une liste dissidente du Parti socialiste au premier tour, se maintint au deuxième tour. Recueillant 43 % des voix au premier tour et 46,2 % au deuxième tour, la liste conduite par Larmanou fut réélue face à la liste du PS et deux listes de droite. En 2014, la liste du Front de gauche qu’il conduisait arriva en deuxième position ((35,4 %). Après entente avec la liste socialiste,, au deuxième tour elle était nettement devancée (42,3 %).

Larmanou devint alors le responsable des élus au sein de la direction de la fédération du PCF. Président de l’Association départementale des élus communistes et républicains, il faisait partie du conseil national de l’ANECR.

En outre Larmanou, membre du comité du bassin Seine-Normandie depuis 1980, devint membre du conseil d’administration de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie en 1987 jusqu’en 2014. Il était administrateur du Conseil supérieur de la Fonction publique hospitalière. Il présidait la Sécomile (Société d’Economie Mixte de Logement de l’Eure, société HLM) depuis 2001.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137152, notice LARMANOU Marcel, Léon par Jacques Girault, version mise en ligne le 26 mai 2011, dernière modification le 20 mai 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Presse. — Note de Gérard Delatour — Sources orales.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément