KWIATKOWSKI Casi [KWIATKOWSKI Kasimierz, dit]

Par Jean-Marie Conraud

Né le 22 octobre 1926 à Brudzinie (Pologne), mort le 3 avril 1989 à Florange (Moselle) ; ajusteur ; dirigeant jociste, permanent pour la région Franche-Comté ; syndicaliste CFTC-CFDT, délégué syndical à la SOLLAC.

Issu d’une famille ouvrière polonaise, Casi Kwiatkowski vint en France lorsque son père, mineur, dut trouver du travail dans le bassin charbonnier du Nord. Il avait deux frères et deux sœurs. En 1940, le certificat d’études en poche, il exerça plusieurs emplois successifs : manœuvre aux mines d’Anzin (Nord) de juillet à août 1942 puis dans une entreprise de travaux publics de Valenciennes (Nord) d’août à décembre 1942 ; ouvrier agricole de janvier 1943 à juin 1945 à Escaudain (Nord), où il découvrit la JOC. Il fit rapidement partie de l’équipe fédérale.

Du 30 juin 1945 au 5 janvier 1948, Casi Kwiatkowski commença un apprentissage de cordonnier-bottier à Trith-Saint-Léger (Nord). Travaillant seul avec son patron, désirant un emploi qui lui permît de rencontrer les jeunes travailleurs, il décida de d’acquérir une formation d’ajusteur au centre de FPA de Roubaix (Nord). Il y côtoya Eugène Descamps et obtint le 9 juillet 1948 le CAP. Le 20 août suivant, il était embauché comme ajusteur à l’entreprise Fives-Lille-Cail à Denain (Nord). Il quitta son travail le 31 décembre 1949 pour devenir permanent « Loisirs populaires » de la JOC, plus spécialement chargé des régions Alsace-Lorraine, Bourgogne, Franche-Comté et Champagne. Membre du comité central du mouvement, il suivait également la branche « Apprentis », faisant équipe avec Jacques Barbelin qui allait devenir adjoint au maire de Vitry-le-François (Marne). Quand son mandat prit fin le 31 décembre 1954, il fut remplacé par Paul Bladt, futur député socialiste de la Moselle.

Son mandat de permanent achevé, Casi Kwiatkowski entreprit du 7 janvier au 30 juin 1955 une qualification de fraiseur au centre de FPA d’Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine) avant d’être recruté comme ouvrier de fabrication au train à chaud de l’usine SOLLAC à Sérémange (Moselle). Il y suivit, dans le cadre de la formation continue, plusieurs stages qui lui permirent de devenir professionnel qualifié en entretien mécanique.

Dès son entrée à la SOLLAC, il avait adhéré au syndicat CFTC dont il devint un militant très actif. Il fut élu successivement délégué du personnel, délégué au comité d’entreprise, délégué syndical et délégué au comité central d’entreprise, activités qu’il poursuivit au sein de la CFDT à partir de 1964. Il était également membre de la section socialiste de Thionville.

Il fut mis en dispense d’activité le 1er avril 1980 et en préretraite le 23 octobre 1981. Il n’avait que soixante-trois ans quand il fut emporté par un cancer. Disponible, serviable, ouvert aux autres Casi Kwiatkowski fut un modèle pour les personnes qui militèrent avec lui.

Le 4 juillet 1956, Casi Kwiatkowski s’était marié à Florange avec Henriette Schwartzmann*, née à Glay (Doubs) le 27 juillet 1929, ancienne permanente de la JOCF, dont il eut deux fils. Il était naturalisé français depuis le 8 novembre 1963.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137205, notice KWIATKOWSKI Casi [KWIATKOWSKI Kasimierz, dit] par Jean-Marie Conraud, version mise en ligne le 3 juin 2011, dernière modification le 26 mars 2021.

Par Jean-Marie Conraud

SOURCES : Arch. JOC (Secrétariat général), fichier des anciens permanents. — Arch. JOC (Arch. départementales 92), appels de permanents, responsables, propagandistes, arrivées (44J-917E). — Renseignements recueillis auprès de l’épouse de l’intéressé. — Témoignages de Pierre Hadj-Amar, Dominique Alunni et Albert Zieger. — Notes d’André Caudron. — État civil de Florange.

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