LYS Josef, Herez

Par Daniel Grason

Né le 10 juin 1913 à Brok région de Mazovie (Pologne) ; tailleur ; volontaire en Espagne républicaine ; déporté ; antifasciste.

Josef Lys, fils de Chaïm ou Olek et d’Hélèna, née Jeleniez, combattit en Espagne dans les Brigades internationales. Il entra en France en mai 1938, sans passeport. À la déclaration de la guerre, il fut incorporé, dans le 11e Régiment de la légion étrangère, fait prisonnier par les allemands fin mai 1940, il était libéré le 18 janvier 1941. Deux jours plus tard, la sous-préfecture de Reims (Marne) lui délivrait un certificat de libération.

Il vint habiter à Paris (Seine), 32, rue des Amandiers, XIXe arr., où il vivait avec son amie Chawa Aksébrad, née le 20 octobre 1911, à Polavy (Pologne), de confession juive. Il était titulaire d’une autorisation de séjour délivrée le 31 janvier 1941, prolongée tous les trois mois. Tailleur de profession, il avait des difficultés à vivre de son métier, son amie était femme de ménage.

Les autorités d’occupation demandèrent à la préfecture de police, l’établissement d’une liste des ex-Brigadistes en Espagne. Elle fut établie par la 3e section des Renseignements généraux, elle fut prête le 19 septembre 1941. Le conseiller Karl Boemelburg, commandant SS-Sturmbannführer qui dirigeait la SIPO et la Gestapo sur le territoire français, décida d’une opération d’ensemble dans le département de la Seine. Elle se déroula le 24 décembre 1941, Josef Lys fut arrêté dans son logement, par un inspecteur de la police judiciaire. Il fut interné à la caserne des Tourelles, XXe arr., puis transféré au camp de Rouillé (Vienne).

Le 6 mai 1943, il était conduit au camp de Compiègne (Oise), le 25 juin 1943, il prenait la destination du camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), où il arrivait quarante-huit heures plus tard. Neuf cent quatre-vingt-dix-neuf hommes étaient dans le convoi, plus de 40% n’en reviendront pas. Josef Lys matricule 14688, sera libéré par les troupes américaines le 24 avril 1945. Il s’adressa en 1958 au Ministère des anciens combattants et victimes de guerre pour obtenir une carte de déporté politique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137438, notice LYS Josef, Herez par Daniel Grason, version mise en ligne le 18 août 2011, dernière modification le 8 juillet 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 77W 405. – Livre-Mémorial, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Ed. Tirésias, 2004.

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