BALDASSI Adolphe

Par Françoise Olivier-Utard

Né le 14 mai 1920 à Buia (Italie), mort le 6 août 2009 à Pfastatt (Haut-Rhin) ; menuisier-ébéniste puis maçon, puis ouvrier d’entretien ; résistant dans le Sud-Ouest, communiste et syndicaliste CGT dans le Haut-Rhin à partir de 1945 ; secrétaire de cellule à Bourtzwiller (Haut-Rhin), secrétaire de section, membre du bureau fédéral du parti communiste du Haut-Rhin de 1956 à 1962, membre du comité fédéral de 1947 à 1956 puis de 1964 à 1971 ; secrétaire de l’Union CGT du bâtiment, délégué syndical à la Société de construction mulhousienne, délégué syndical de 1973 à 1979 chez DMC.

Sa famille était italienne d’origine. Son père, Auguste, était manœuvre dans une usine textile. Il n’avait aucune religion. Sa mère, Tranquille, était femme de ménage et catholique. Le couple eut quatre enfants. Adolphe fut naturalisé français en 1938.

Après ses études primaires (CEP), il passa un CAP de menuisier-ébéniste et fut embauché dans la fabrique de meubles Briegel. Il changea ensuite d’entreprise et devint menuisier charpentier chez Savonitto à Kingersheim, dans la périphérie de Mulhouse.

Expulsé de Mulhouse par les Allemands, en décembre 1940, en tant que naturalisé français de fraîche date, il se réfugia dans le Lot-et-Garonne, à Casseneuil. D’août à décembre 1941, il fut envoyé en chantier de jeunesse à Arudie (Basses-Pyrénées, aujourd’hui Pyrénées atlantiques). Il s’engagea ensuite dans l’armée de l’armistice, dans le 1er bataillon du Génie en Dordogne. Il fut démobilisé en novembre 1942.

En juillet 1943, il fut réfractaire au STO et devint travailleur non déclaré à Monbahus (Lot-et-Garonne). Il rejoignit la Résistance dans le maquis et fit partie du groupe socialiste VENIS jusqu’au 27 octobre 1944. Il fut versé ensuite au 31ème bataillon de chasseurs à pied de la 1ère Armée pour libérer l’Alsace. Il obtint le grade de sergent. Il fut démobilisé en février 1945.

Il adhéra au parti communiste en 1945, devint secrétaire de la cellule de Bourtzwiller et membre du comité de section de Mulhouse. Il était diffuseur de l’Humanité d’Alsace-Lorraine et de l’Humanité-Dimanche. Il fut élu au comité fédéral du Haut-Rhin de 1947 à 1971. Il appartint au bureau fédéral de juin 1956 à 1962 et renonça à toute fonction pendant deux ans pour cause de maladie. Il avait suivi une école interfédérale en 1955.

Il fut candidat communiste aux élections cantonales de Mulhouse-nord en avril 1958.

Il se syndiqua à la CGT en 1950, au syndicat du bâtiment. Il fut actif dans les grèves de 1954 et participa à la campagne de recueil de signatures pour la paix. Il devint secrétaire de l’Union du Bâtiment et délégué syndical de la Société de Construction mulhousienne. En 1972, il fut embauché chez DMC comme ouvrier d’entretien. Il y fut élu délégué syndical de 1973 à 1979.
Il s’était marié le 14 avril 1945 à Angèle Bonetti, née le 7 février 1923 à Montignac de Lauzun, (Lot et Garonne), ouvrière du textile, fille de paysans d’origine italienne, qui adhéra au parti communiste et le seconda dans la trésorerie par exemple. Le couple eut 3 enfants, dont Jean-Michel qui devint militant syndical CGT à Peugeot-Mulhouse de 1967 à 2002 et animateur de la section d’entreprise du PCF, Daniel militant à la JC, adhérent au PCF et à la CGT, et Francis secrétaire pendant une courte période de la section du parti communiste de Mulhouse, membre du comité fédéral, puis délégué syndical CGT à la SACM de Mulhouse.

Adolphe Baldassi avait pour surnom Dolphi.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137477, notice BALDASSI Adolphe par Françoise Olivier-Utard, version mise en ligne le 6 juillet 2011, dernière modification le 16 novembre 2020.

Par Françoise Olivier-Utard

SOURCES : Arch. du comité national du PCF. — Institut CGT d’histoire sociale.

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