KRIEGEL Arthur

Par Marc Giovaninetti

Né le 5 octobre 1923 à Strasbourg (Bas-Rhin), mort le 16 octobre 2011 à Paris  ; médecin  ; militant communiste chez les étudiants de médecine puis à Paris  ; médecin rhumatologue ; quitte le Parti communiste vers 1957.

La carrière politique et la renommée d’Arthur Kriegel sont certes éclipsées par celles de son épouse Annie et de son frère Maurice, mais lui-même est un bel exemple de ces jeunes d’origine bourgeoise, gagnés au communisme pendant la guerre, militant farouche pendant le début des années de Guerre froide, puis progressivement désabusé, et évoluant vers des idées politiques de droite libérale très anticommuniste.

Arthur Kriegel était le benjamin d’une famille de quatre frères. Les parents, juifs originaires de Galicie, province orientale de l’Empire Austro-hongrois, avaient immigré en 1909 à Strasbourg, dans ce qui était alors une ville allemande, et y avaient développé un commerce de chaussures dans la rue principale, qui leur assurait un niveau de vie confortable. La famille fut naturalisée en 1927. Dans la même maison, au-dessus du magasin, habitait la famille d’un boucher, dont le jeune fils, Marcel Mangel, né la même année qu’Arthur, s’exhibait parfois devant la famille, avant de devenir lui aussi sympathisant communiste, mais surtout de se rendre célèbre sous le nom de mime Marceau. Le père Kriegel fréquentait assidument la synagogue, mais les plus jeunes fils eurent tôt fait de prendre leurs distances avec la pratique religieuse. La famille ne s’exprimait qu’en allemand, ou en alsacien, et le jeune Arthur n’apprit le français qu’à l’école qu’il fréquenta alors que l’Alsace était rattachée à la France depuis dix ans, d’abord au jardin d’enfants du gymnase protestant, plus tard au petit lycée Kléber-Saint-Jean. Les frères Kriegel manifestèrent souvent une forte solidarité, notamment face aux sarcasmes antisémites que leur adressaient certains de leurs camarades de classe.
La famille fut évacuée une première fois en 1938, lorsque la guerre faillit être déclarée avant d’être retardée par les accords de Munich, et Arthur découvrit alors Paris et « les Français de l’intérieur ». La deuxième fois, en 1939, âgé de 16 ans, orphelin de père et ses trois aînés mobilisés, il vécut « comme une épouvantable humiliation l’exode en train bondé de Caen jusqu’à la frontière espagnole, où des fonctionnaires français, arrogants comme si de rien n’était, lui refusèrent le passage et le refoulèrent » [Annie Kriegel] avec sa mère, une femme « intelligente et énergique » mais qui ne savait pas s’exprimer en français. La famille se regroupa à Toulouse, où Arthur put terminer ses études secondaires. L’expérience de la guerre le murit vite, selon le témoignage de sa future épouse. Alors que son frère Maurice, le troisième de la fratrie et futur Kriegel-Valrimont, déjà permanent à la CGT sans être encore adhérent communiste avant la guerre, devenait en 1942 un des cadres de l’organisation de Résistance Libération-Sud, dirigée par Emmanuel d’Astier de la Vigerie et Raymond Aubrac, Arthur Kriegel s’engagea aux Francs Tireurs et Partisans - Main d’Œuvre immigrée (FTP-MOI), l’organisation de combat à laquelle le PCF clandestin avait encouragé ses militants juifs à adhérer avec les autres ressortissants d’origine étrangère. Lorsque Maurice Kriegel fut pris par les Allemands et détenu avec deux de ses compagnons à l’hôpital de l’Antiquaille, à Lyon, Arthur guida le commando de partisans déguisés en gestapistes qui les libérèrent le 24 mai 1943, selon un plan qu’il avait élaboré avec Alfred Malleret-Joinville. Introduit dans la place, il y faisait fonction d’externe, en tant qu’étudiant en première année de médecine. A la Libération, il était à Paris, occupant le siège d’un journal collaborationniste où son frère et son équipe installèrent les locaux du journal Action qu’ils fondèrent aussitôt. Arthur s’engagea ensuite dans l’armée, et il fut démobilisé à l’automne 1945. Ses faits d’armes lui valurent la distinction de la Croix de Guerre.

Cette fois installé à Paris, et définitivement, il reprit ses études de médecine, tout en devenant un des étudiants communistes les plus combattifs du Quartier latin. Annie Becker, future Kriegel, elle aussi ancienne résistante, le rencontra pour la première fois à ce moment-là, dans le local du boulevard Saint-Germain où siégeaient les étudiants de l’UJRF (Union de la jeunesse républicaine de France), cette organisation qui avait remplacé les Jeunesses communistes et absorbé ses organisations satellites. Ils furent très vite amis, intimes, malgré l’éphémère union de la jeune étudiante en histoire avec Guy Besse. Elle le décrit vendant l’Avant-Garde en remontant le Boul’ Mich’, affrontant les groupes adverses, en tête de colonne avec son ami et condisciple Lucien Israël, les deux garçons « puissamment baraqués et la voix à l’avenant ». Ou encore interrompant une conférence de Léon Blum le 23 février 1948 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne d’un rugissant « trahison ! » qui lui valut d’être évacué manu militari et de passer toute une nuit au poste de police du Panthéon. Ils y étaient des habitués. A tel point que quand les étudiants communistes voulurent commémorer la manifestation étudiante du 11 novembre 1940 en allant eux aussi déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe, le commissaire du 5e arrondissement demanda à son collègue du 7e de les intercepter, et c’est là que le Secrétaire de la Fédération de la Seine et membre du Bureau politique, Raymond Guyot, qui avait pris Annie Besse dans son comité fédéral, vint les délivrer en pleine nuit, ce qui ne les empêcha pas ensuite d’achever leur marche jusqu’à l’Etoile avec ce qui leur restait de fleurs. L’ex-dirigeante étudiante raconte encore comment Arthur l’accompagnait avec tout un commando communiste décidé à interdire une réunion pro-titiste, salle des Sociétés savantes, le 9 juin 1950, lui qui « comme d’habitude, chaque fois que nous étions engagés dans des batailles de rue ne laissait à personne le soin de me protéger autant que faire se pouvait. » Cette fois, ils sortirent de l’échauffourée « saignant comme des bœufs », mais contents, suite à l’intervention de la police.

Il y avait certes aussi des activités militantes moins belliqueuses, telle cette délégation au congrès de Grenoble du syndicat étudiant UNEF en 1946, où Arthur Kriegel sympathisa avec le président de la fédération des groupes d’études des lettres de la Sorbonne, Jean-Marie Lustiger, le futur archevêque de Paris. Il participa aussi au 3e Festival mondial de la Jeunesse à Berlin-Est pendant l’été 1951, dans la nombreuse délégation française conduite par Louis Bailllot, Paul Laurent et Jean Ellenstein.

Cependant, les deux leaders étudiants, avec leurs camarades parmi lesquels se distinguaient d’autres brillants étudiants qui devaient devenir des sommités intellectuelles, tels Emmanuel Le Roy Ladurie, François Furet, Alain Besançon ne dédaignaient pas les plaisirs plus accordés à leurs âge, baignades et canotage sur la Marne, pique-niques champêtres, parties de danse dans les guinguettes de banlieue et les « goguettes » des jeunes communistes.
Au printemps 1947, Raymond Guyot chargeait le « trio inséparable » qu’ils formaient avec Jacques Hartmann, un étudiant de l’ENA également d’origine alsacienne, d’une mission importante : créer un journal étudiant. Arthur Kriegel trouva le titre, Clarté, de cette revue qui s’est maintenue jusqu’à décembre 1989. Annie Besse en assura la direction, Jacques Hartmann la rédaction en chef, et Arthur Kriegel la « responsabilité de la commission idéologique » [Annie Kriegel]. Leur groupe passa la relève à la génération étudiante suivante en mai 1949, après avoir assuré la publication de seize numéros mensuels depuis décembre 1947.

En 1949-1950, Arthur Kriegel était membre du secrétariat de section du 6e arrondissement. C’est à lui et un autre responsable local que Jorge Semprun, qui s’en est défendu avec véhémence, aurait rapporté les propos moqueurs ou malveillants tenus à une terrasse de café par Marguerite Duras et ses amis, les jeunes intellectuels communistes de la « cellule Saint-Benoît ». C’était le début d’une de ces « affaires », somme toute très banales dans le mouvement communiste stalinien de l’époque, mais qui devait acquérir une relative célébrité à cause de la future notoriété de ses protagonistes. Le dénouement traîna en longueur, pour s’achever par l’exclusion ou la démission de la plupart des accusés, mais il dépassa largement le niveau de responsabilité des cadres de la section, et Arthur Kriegel ne s’y trouva que superficiellement mêlé. Cependant, il n’était probablement pas très en cour parmi les habitués de la cellule Saint-Benoît, car il était devenu le meilleur ami de leur « bête noire » [Gérard Streiff], Jean Kanapa, le nouveau porte-parole des intellectuels communistes dans la ligne, protégé du grand Laurent Casanova qui s’était trouvé dans la mire des ragots germanopratins. Cette amitié, à la fois politique et ludique, devait se prolonger bien au-delà des années étudiantes, le rédacteur en chef de la Nouvelle Critique étant choisi comme témoin de mariage par Annie quand elle épousa Arthur le 17 novembre 1955.
L’étudiant était devenu médecin en 1950. Dès 1951, il roulait en voiture, une modeste quatre chevaux, dans laquelle Annie Besse aimait à « se pavaner », écrit-elle dans ses mémoires. « Nous avons su très tôt que nous étions destinés l’un à l’autre », affirme-t-elle, « trop tôt puisque l’un et l’autre nous étions engagés dans ces unions des lendemains de guerre dont j’ai dit la fragilité », complète-t-elle. Passé le temps des « bêtises » (sic), elle professeure agrégée et écartée de son poste de permanente à la Fédération de la Seine en novembre 1953, les deux militants se mirent en ménage dans un bel immeuble du quartier de la Nouvelle Athènes, dans le 9e arrondissement. Ils allaient y passer le reste de leur vie, elle ayant la place d’y installer son bureau, lui son cabinet de rhumatologue et la salle d’attente, et des pièces en nombre suffisant pour loger leurs quatre enfants. Les deux aînés, Maurice et Danielle, étaient nés avant leur union, mais Arthur Kriegel les reconnut dès qu’il put et leur donna son nom. Ensuite naquirent encore Irène et Emmanuel, les naissances s’échelonnant de 1949 à 1961. Outre ses consultations privées, le docteur Kriegel officiait aussi à la fameuse polyclinique des Bluets, dans le 11e arrondissement, gérée par le syndicat des métallurgistes, le ban d’essai de l’accouchement sans douleur au début des années 1950. Il y poursuivit son activité jusqu’à la fermeture des consultations, en 1985, distinguant clairement entre son engagement politique et professionnel, puis il pratiqua encore à l’hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement, et au centre médical du Spectacle dans le 9e. Deux employées « à demeure » s’occupaient du ménage et de la cuisine chez les Kriegel, et de nombreux convives se pressaient généralement à la table familiale, « Arthur ayant le génie de l’amitié », selon une appréciation de son épouse largement confirmée par d’autres familiers. Il faisait généralement montre de « gaieté légère », de « largeur d’esprit », doté d’une « générosité qui ne calculait pas », d’une « bonté attentive et courtoise », bien que sujet parfois à des « mouvements d’humeur » redoutés.

L’évolution politique du couple devait pourtant quelque peu modifier leurs fréquentations. Le détachement du communisme, commun, se fit en plusieurs étapes. Arthur Kriegel raconte avoir remarqué, alors qu’il était en visite à Varsovie le 1er mai 1953, la disparition des portraits de Staline en tête des cortèges, deux mois après la mort du « petit père des peuples ». Lors de ce séjour, aussi, une communiste polonaise d’origine juive lui aurait révélé l’épisode de l’élimination des dirigeants communistes polonais par les Soviétiques, avant la guerre, et non par les nazis, comme le disait la vulgate. Il n’avait pas répliqué, « faisant l’idiot ». Peu après, à Paris, se soldait le triste épisode de l’affaire des « blouses blanches ». Annie avait été sommée par Guyot de faire signer les médecins communistes parisiens contre leurs collègues soviétiques accusés d’attenter à la vie des dirigeants du pays. La mort du tyran faisait s’effondrer l’accusation, et à Paris, Guyot fit porter le chapeau au principal représentant de la corporation, le docteur Victor Lafitte, lors de trois réunions au siège du 120 rue La Fayette. Toute l’accusation, à Moscou comme à Paris, trainait de lourds relents antisémites, que les deux militants, encore très engagés, avaient jusque là préféré ignorer ; mais lors des mises en cause de Lafitte, juif lui-même, Arthur Kriegel fut révolté par les sous-entendus antisémites ; il s’en exprima avec sa franchise coutumière, Guyot lui rétorqua que ses accusations étaient injurieuses, et il faillit quitter la salle.

Il fallut encore quelques années, et des événements plus strictement politiques, pour que leurs doutes se résolvent en démission. Il y eut d’abord la réconciliation de Khrouchtchev avec Tito, au printemps 1955, scellée par un baiser échangé à Belgrade. Comment la justifier, alors que le Yougoslave avait été traité de tous les noms, qu’ils avaient risqué leur peau pour le dénoncer, et que tant de communistes avaient été exécutés, à l’Est, sous prétexte de l’avoir soutenu ? Cela leur valut une nuit blanche de questionnements et d’angoisses, d’après Annie Kriegel. Peu après, avec la révélation du rapport « attribué au camarade Khrouchtchev », Arthur narrait une anecdote où cheminant avec Kanapa, il faisait part à son ami de sa désillusion, et l’autre, tout en lui affirmant l’affection qu’il portait à leur couple, lui répondit en pressentant leur prochaine rupture. Elle se produisit chez les Kriegel, en effet, où tous trois apprirent ensemble la nouvelle de l’intervention des chars à Budapest. Annie se rappelait avoir éclaté en sanglots, Kanapa partit en claquant la porte. Elle se maintint encore un an dans le sillage du parti, espérant un revirement, mais désormais « déniaisée » [Le Roy Ladurie], la rupture était consommée.
La suite de la vie du couple Kriegel fut marquée d’un inéluctable glissement vers des idées de droite, et par une réappropriation progressive de leur identité juive. Annie Kriegel devint l’élève de Raymond Aron, qu’elle avait tant dénigré précédemment, puis une sommité universitaire après avoir soutenu sa thèse et initié les travaux de recherche et de réflexion sur ce parti auquel elle avait tant donné, et sur lequel elle devait désormais asseoir sa réputation d’intellectuelle. Aux élections législatives de 1958, ils décidèrent après mure réflexion et d’un commun accord de voter pour De Gaulle. Le Figaro était déjà leur quotidien favori dès la fin des années 1950, et Annie Kriegel y devint éditorialiste vingt ans plus tard. Au demeurant, ni lui ni elle ne se montraient amers ou vindicatifs vis-à-vis de leurs anciens camarades, quoique lui s’exprimât avec davantage d’animosité. D’autres ex-communistes continuaient à fréquenter leur maison, dont certains, comme les Desanti, étaient loin d’avoir suivi leur glissement à droite. Le peintre Boris Taslitzky, resté au Parti, était toujours de leurs amis. Et elle, pour ses travaux, n’hésitait pas à inviter à son séminaire ou à visiter chez eux d’anciens dirigeants, pas toujours repentis, y compris Jeannette Vermeersch qui l’avait pourtant poussée vers la sortie en 1953. Ainsi les discussions étaient-elles toujours vives à la table des Kriegel, où étaient conviés des amis des différentes époques et de toutes opinions, de jeunes étudiants et chercheurs souvent gagnés par la fièvre gauchiste des années post-68, tous ces convives encadrant les enfants puis les petits-enfants du couple. Arthur Kriegel évoquait encore une autre anecdote, sa dernière rencontre avec Raymond Guyot, l’ancien chef des communistes parisiens, vieilli et un peu relégué déjà, qui s’était accroché à lui pour discuter lors des obsèques du docteur Lefebvre, au début des années 1980, alors que tous les autres communistes présents le snobaient.

Leur judéité rattrapa les Kriegel lorsque leur fils aîné, à l’âge de treize ans, manifesta son désir d’apprendre l’hébreu. Il fit à 21 ans son aliah vers Israël, et y est devenu un spécialiste du judaïsme médiéval. Ensuite ce fut leur cadet qui réclama de faire sa bar-mitsva, et ils se conformèrent à la nécessité cultuelle de se marier religieusement. Les écrits d’Annie Kriegel témoignent clairement de son retour à ses racines juives. Son mari s’est cantonné à son domaine professionnel, mais en publiant des articles d’épistémologie de la biologie dans les revues Esprit et Commentaire, et en faisant partie du comité de rédaction de cette dernière, il démontrait son intérêt pour des questions qui confinaient aux problématiques abordées par son épouse. En 1983, il publia un petit livre chez PUF qui précisait ses préoccupations, La race perdue, science et racisme.

Annie Kriegel estimait jouir auprès de son mari d’un « sentiment intense de protection ». Elle en bénéficia pendant et après son engagement militant, jusqu’à son décès survenu prématurément à l’âge de 68 ans des suites d’un cancer. Assurément, ce dévouement se prolonge au-delà de sa disparition, tant Arthur Kriegel se montre sourcilleux dans la défense de sa mémoire. Il acceptait régulièrement il y a encore peu des invitations à témoigner, de son expérience de militant communiste ou de l’œuvre de son épouse. Pour elle, il a fondé une Association d’études et de recherches en sciences sociales Annie Kriegel, qui siège à Saint-Valéry-sur-Somme où le couple avait acheté une maison en 1974. Sous cette égide ou celle de l’Institut d’Histoire sociale de Nanterre, il a présidé ou participé à de nombreux colloques où se sont exprimés des historiens renommés, dont certains bons amis, Emmanuel Le Roy Ladurie, président de l’Association, Jean-Jacques Becker, le frère d’Annie Kriegel, Stéphane Courtois, Pascal Cauchy… On a également entendu le docteur Kriegel à la radio, interrogé sur l’affaire Lyssenko dans l’émission La Fabrique de l’Histoire sur France Culture en novembre 2008.

Il prononça encore un émouvant discours aux obsèques de son frère Maurice Kriegel-Valrimont, en août 2006. Après des responsabilités éminentes dans la Résistance, celui-ci était parvenu au seuil du Bureau politique du PCF, et devait s’y maintenir jusqu’à sa mise à l’écart en 1961. Arthur Kriegel se montra un défenseur intransigeant face aux attaques (moins virulentes toutefois que celles qu’essuyait son épouse) contre celui qu’il considérait comme le « surdoué » de la famille, qu’il voyait « animé d’un respect insondable pour la personnalité d’autrui. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137554, notice KRIEGEL Arthur par Marc Giovaninetti, version mise en ligne le 20 juin 2012, dernière modification le 10 mai 2014.

Par Marc Giovaninetti

Arthur Kriegel, <em>La vie est un cadeau. Une traversée du XXe siècle</em>, Les Edtions de Paris Max Chaleil, 2011.
Arthur Kriegel, La vie est un cadeau. Une traversée du XXe siècle, Les Edtions de Paris Max Chaleil, 2011.

ŒUVRE : La Vie est un cadeau, Éditions Max Chaleil, 2011. — La Race perdue. Science et racisme, PUF, collection Questions, 1983.

SOURCES : Gérard Streiff, Procès stalinien à Saint-Germain-des-Prés, Syllepse, 1999 ; Jean Kanapa 1921-1978. Une singulière Histoire du PCF, 2 tomes, L’Harmattan, 2001. — Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris-Montpellier. PC-PSU. 1945-1963, Gallimard, 1982. — Alain Besançon, Une Génération, Julliard, 1986. — Annie Kriegel, Ce que j’ai cru comprendre, Robert Laffont, 1991. — Maurice Kriegel-Valrimont, Mémoires rebelles, Odile Jacob, 1999. — Jean-Jacques Becker, Un soir de l’été 1942… Souvenirs d’un historien, Larousse, 2009. —Emmanuel Le Roy Ladurie (dir.), Ouverture, société, pouvoir, de l’Édit de Nantes à la chute du communisme, actes du colloque du 24 octobre 2003, Fayard, 2005. — Colloques : <www.asmp.fr/pdf/lettre_information/...> , colloque de septembre 2001 ; <www.dailymotion.com/video/xc0afv_le...> , colloque de novembre 2002 ; <www.souvarine.fr/> , colloque de juin 2007 ; <www.singer-polignac.org/lettres-dro...> , <www.dailymotion.com/video/xc0afv_le...> , colloque de janvier 2010 ; <societe-archeologie-et-histoire.ove...> , <societe-archeologie-et-histoire.ove...> , colloque de mai 2010. — <www.pierremansat.com/article-697110...> , août 2007. — radio, France Culture : <www.fabriquedesens.net/La-Fabrique-...> , novembre 2008. — Arthur Kriegel, billet d’humeur, « Fonction tribunicienne et projet politique », Histoire et Liberté, no. 43, octobre 2010. — Entretien avec le docteur Arthur Kriegel, mars 2005. — Conversations ou entretiens avec Dominique Desanti (avril 2007), Jean-Jacques Becker, Stéphane Courtois, Annette Wiewiorka (2010-2011).

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