STUDENY Ludwik

Par Daniel Grason

Né le 7 juillet 1905 à Nova Ves nad Žitavou, région de Nitra (Tchécoslovaquie, Slovaquie) ; ouvrier ; volontaire en Espagne républicaine.

Ludwik Studeny fils de Joseph et de Rosalie Mraz, vint en France, en 1923, il repartit en Tchécoslovaquie en septembre 1925 pour y effectuer son service militaire. Il revint le 17 juin 1927, habita à Gennevilliers (Seine, Hauts-de-Seine). Dans cette ville habitaient des tchécoslovaques, la plupart travaillaient chez des maraîchers, quelques-uns dans l’industrie. Ils étaient trois cents soixante-deux au recensement de 1931, deux cent soixante-dix-sept à celui de 1936. En 1932, Ludwik Studeny demeurait au 85, rue Saint-Denis (Pierre-Timbaud), avec son amie Anna Barachova, née le 18 juin 1908 à Brezova (Tchécoslovaquie). Le couple eut quatre enfants : Ludovic en 1932, Joseph 1933, Anna 1936 et Hélène 1937.

Le 20 août 1937 Ludwik Studeny partit combattre en Espagne, il fut incorporé à la 129e Brigade internationale composée de Bulgares, Yougoslaves, Albanais et Tchécoslovaques. Sa famille était secourue par le Comité d’aide à l’Espagne républicaine de Gennevilliers.

Il fut rapatrié le 11 décembre 1938 dans un convoi ferroviaire qui passa par Cerbère, interné au camp de Barcarès (Pyrénées-Orientales). Il obtint une autorisation de résider en France, et un contrat de travail comme manœuvre sur le port charbonnier de Gennevilliers.

Pendant la guerre, il partit travailler en Allemagne pour nourrir sa famille, de mai à novembre 1941, puis à Châteaudun (Eure-et-Loir) de novembre au 2 décembre 1941. Ensuite, il alla à Berlin du 4 décembre au 9 juin 1942. À compter du 30 juin, il était tourneur dans une usine des environs de Vienne (Autriche). Entre le 9 et le 30, il résida à Gennevilliers, astreint au régime des convocations périodiques du fait de son engagement passé comme milicien des Brigades internationales.

Un inspecteur des Renseignements généraux fut chargé d’un rapport sur Ludwik Studeny, concernant l’Espagne, il écrivit le 11 juillet 1942 qu’il y était parti « pour travailler » et qu’il fut « contraint de s’engager dans les Brigades internationales environ six semaines après son arrivée. […] Réduit à la misère par suite du manque de travail, Studeny ne serait d’ailleurs parti en Espagne que pour subvenir aux besoins de sa famille et non dans un but politique ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137732, notice STUDENY Ludwik par Daniel Grason, version mise en ligne le 26 juillet 2011, dernière modification le 16 décembre 2017.

Par Daniel Grason

SOURCE : Arch. PPo. 77W 362. – Arch. Mun. Gennevilliers, La Voix populaire, 21 mars 1939.

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