LACAPERE Élie

Par Jacques Girault, Alain Prigent

Né le 11 décembre 1912 à Lagarrigue (Lot-et-Garonne), mort le 15 février 2009 à Draguignan (Var) ; inspecteur des PTT ; militant syndicaliste CGT ; militant communiste (Hautes-Alpes, Maine-et-Loire, Val-de-Marne, Var) ; militant du Mouvement de la Paix.

Fils d’une cultivatrice devenue gouvernante à Gontaud (Lot-et-Garonne) et d’un cultivateur, fermier, qui mourut au front à la fin de 1914, Élie Lacapère, pupille de la Nation, obtint le brevet élémentaire. Il réussit au concours d’agent d’exploitation des PTT en 1931. Commis des postes, il devint inspecteur en 1947 et progressa dans sa carrière jusqu’à devenir inspecteur central.
Elie Lacapère, militant de la CGT, inspecteur-adjoint à Gap (Hautes-Alpes) devint secrétaire général de l’UD-CGT des Hautes-Alpes du printemps 1948 à octobre 1950. Il dirigea les actions revendicatives des fonctionnaires et organisa la solidarité avec les grévistes de 1947-1948. Après une manifestation interdite contre la guerre, suspendu du 7 octobre 1949 au 6 novembre 1950, traduit devant le Tribunal correctionnel, relaxé, il fut cité dans l’intervention du député communiste Henri Thamier le 28 novembre 1950 qui dénonçait les mesures répressives contre les fonctionnaires. Il fut déplacé à Hauteville (Ain) puis à Cholet (Maine-et-Loire).
Marié en janvier 1936 à Paris (VIeme arr.) avec la fille de cultivateurs à Gontaud, père d’un garçon, divorcé, il se remaria en juin 1958 à Paris (XVIIeme arr.) avec Jeanne Guittet (voir Jeannette Lacapère), employée des postes, militante communiste.
Son épouse fut nommée à Nantes (Loire-Atlantique) où il resta deux années. Il la suivit en 1954 quand elle obtint un poste à Paris. Retraité en 1972, quand elle fut mutée à la poste de Draguignan comme contrôleur divisionnaire, il s’installa avec elle dans la ville en 1974.
Après avoir participé à la Résistance, Elie Lacapère adhéra au Parti communiste français à la fin de 1944. Il exerça des responsabilités dans l’organisation communiste des diverses localités où il habita. Il fut secrétaire de la section communiste de Cholet et membre du comité de la fédération communiste du Maine-et-Loire à partir de mars 1953. Lors de la longue grève des postes dans l’été 1953, il intervint dans des réunions à Angers et à La Roche-sur-Yon (Vendée). D’octobre 1959 à avril 1960, envoyé en sanatorium, il fut responsable du syndicat CGT des malades. En région parisienne, il fut le responsable de la section CGT du central Bercy à Antony (Seine). A Paris, membre du bureau de la section communiste du Ier arrondissement, élu au comité fédéral le 31 mai 1959, il ne fut pas reconduit par la conférence fédérale du 7 mai 1961. A Fresnes, secrétaire apprécié de la section communiste, il conduisit la liste communiste en 1965 aux élections municipales.
Installé à Draguignan, il participa les premières années avec son épouse aux activités communistes locales. Membre du comité pour le maintien de la préfecture du Var dans la ville, il fut actif dans le comité pour la défense des libertés et des intérêts de la Dracénie. En 1977, il emmena la liste présentée par le PCF aux élections municipales de Draguignan (Var) qui recueillit 18 % des voix. La liste conduite par le socialiste Edouard Soldani, l’emporta dès le premier tour face à une liste de droite menée par Joseph Arnéodo. Membre de diverses associations, il fut le trésorier de la « Joie de Vivre » et syndic des immeubles des « Résidences romaines ».
Militant du Mouvement de la Paix, sur proposition du bureau confédéral de la CGT, il devint membre du Conseil national en 1949. Lors du premier congrès mondial en 1955 à Helsinki, Elie Lacapère fut chargé de loger les participants. Proche de Frédéric Joliot-Curie, il fut un des militants qui montèrent la garde auprès du cercueil de ce dernier.
Membre de l’amicale de vétérans communistes, il décéda à l’hôpital de Draguignan. L’incinération à Vidauban fut l’occasion d’un important rassemblement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137781, notice LACAPERE Élie par Jacques Girault, Alain Prigent, version mise en ligne le 4 août 2011, dernière modification le 16 juillet 2017.

Par Jacques Girault, Alain Prigent

ICONOGRAPHIE : Elie Lacapère en février 2003

SOURCES : Arch. du comité national du PCF— Presse du Var. — Renseignements fournis par l’épouse de l’intéressé. —Notes de Paul Bouland.

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