LANDORMI André, René, Auguste

Par Jacques Defortescu, Michel Pigenet

Né le 28 juillet 1930 à Bléville (Seine-Inférieure), mort le 5 septembre 1994 au Havre (Seine-Maritime) ; salarié du port autonome du Havre (Seine-Inférieure), syndicaliste, membre du comité national (1966-1968), puis de la commission exécutive (1968-1986) et du bureau (1970-1989) de la Fédération CGT des Ports et Docks.

André Landormi était le fils d’Alphonse Landormi et de Louise de Bellefontaine. Son père était maraicher sur les terres du lieudit « Montgaillard » au Havre et avait appartenu à la SFIO.

Maraîcher à onze ans, il devint conducteur de poids lourds, puis pour la Ville du Havre, avant d’être recruté par le Port autonome du Havre (PAH) en qualité de conducteur d’engins (grutier). Déjà titulaire du certificat d’études, il suivit diverses formations en droit du travail, droit administratif et commercial. Adhérent du syndicat CGT du PAH à compter de 1955, il accéda à son secrétariat général dans les années 1960, fonction exercée jusqu’à son départ à la retraite, en 1987. Membre de la Commission exécutive de l’Union Locale CGT du Havre de 1966 à 1987, il appartint également à la Commission exécutive de l’Union Départementale CGT de Seine-Maritime. Élu au comité national de la Fédération des Ports et Docks en 1966, puis à sa commission exécutive en 1968, il entra au bureau fédéral deux ans plus tard. Il s’y s’occupa plus particulièrement des questions touchant les salariés des chambres de commerce et des ports autonomes et fut administrateur de la Caisse nationale de retraite de la profession. De 1987 à 1994, il fut responsable de l’Union Fédérale des Retraités CGT des Ports et Docks.

Militant discret, mais efficace, il s’efforça, en compagnie d’Henri Fiquet, de réduire les tensions entre ses mandants et les dockers, sans cesse réactivées, à la faveur des changements techniques, par les questions de frontières professionnelles. Sur cette ligne, il dut notamment faire face aux problèmes rencontrés à Rouen, Dunkerque et Boulogne.

Sportif, André Landormi remporta le championnat national de Polo-vélo de 1974 à 1987. Il fut vice-président, puis président de l’Association sportive du port autonome (ASPAH). À ce titre, il emmena Yavé Cahard, pistard de l’ASPAH, à la médaille d’or pour l’épreuve de vitesse individuelle aux championnats du monde d’Amsterdam en 1979 et à la médaille d’argent pour l’épreuve individuelle de vitesse aux Jeux olympiques de Moscou de 1980. Un gymnase omnisports situé quai de Norvège au Havre porte son nom depuis le 30 janvier 2008.

En 1981, André Landormi reçut l’Ordre national du Mérite.

Il s’était marié au Havre le 14 novembre 1953 avec Micheline, Marguerite, Madeleine Dubois. De son mariage naquirent deux enfants, Michèle, épouse Triquet, née le 29 juillet 1954 à Bléville, et Patrick, né le 26 avril 1960, à Bléville également.

André Landormi habita depuis 1959 rue Irène Joliot Curie,au Havre ou habite encore en 2020 sa veuve.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article137892, notice LANDORMI André, René, Auguste par Jacques Defortescu, Michel Pigenet, version mise en ligne le 20 août 2011, dernière modification le 11 mai 2020.

Par Jacques Defortescu, Michel Pigenet

SOURCES : Congrès de la Fédération nationale des Ports et Docks, les 22-23 juin 1966 (Paris) ; 20-21 juin 1968 (Paris) ; 18-19 juin 1970 (Paris) ; 15-16 juin 1972 (Paris) 13-14 juin 1974 (Paris) ; 10-11 juin 1976 (Paris) ; 8-9 juin 1978 (Paris) ; 12-13 juin 1980 (Paris) ; 13-14 mai 1982 (Paris) ; 13-14 juin 1984 (Paris) ; 29-30 mai 1986 (Paris). — Renseignements fournis par Joséphine Landormi, sa petite fille, mars 2020. — État civil.

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