KLEIN Joseph [Moselle]

Par Pierre Schill

Né le 4 décembre 1896 à Folkling (Lorraine annexée), mort le 3 décembre 1963 à Freyming (Moselle) ; mineur aux houillères de Sarre et Moselle à Merlebach (Moselle) ; membre du Syndicat des ouvriers mineurs CGTU ; militant communiste ; résistant du groupe « Mario » en Moselle annexée.

Joseph Klein vers 1920, sur sa fiche d’embauche aux houillières.
Joseph Klein vers 1920, sur sa fiche d’embauche aux houillières.
Archives des HBL. Cliché Pierre Schill

Fils d’un machiniste aux houillères de Moselle, Joseph Klein commença à travailler au puits V des houillères de Sarre et Moselle à Merlebach (Moselle) en 1919. Il travailla ensuite à la tuilerie Couturier de Forbach (Moselle), peut-être entre 1923 et 1928, date à partir de laquelle il figure à nouveau sur les registres des houillères.

Il participa activement à la grève de huit semaines qui toucha les houillères mosellanes entre le début du mois de février et le début du mois d’avril 1923. Il anima notamment plusieurs réunions publiques organisées par les syndicats de mineurs et fut peut-être renvoyé ce qui expliquerait son départ de la mine.

Evacué en septembre 1939, il rentra en Moselle à la fin de l’année 1940 au moment où le département était annexé par le Reich hitlérien. Il travailla entre le 5 décembre 1940 et 18 septembre 1941 pour la « Schachtbau Thyssen » de Merlebach et reprit en septembre 1941 un emploi à la mine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit partie du groupe de résistance « Mario », la plus importante structure résistante en Moselle annexée. Ce groupe affilié au mouvement de résistance Front national, avait été mis sur pied par l’instituteur messin Jean Burger* dont le pseudonyme de résistant était « Mario ». Son logement accueillait les réunions clandestines de la résistance du secteur de Merlebach. Son activité clandestine lui valut d’être arrêté le 2 novembre 1943, en même temps que son épouse Julie Klein*, et d’être emprisonné au Fort de Queuleu à Metz où les nazis enfermaient et torturaient leurs principaux opposants. Il fut ensuite transféré au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin annexé) puis interné au camp de Dachau où il fut libéré le 29 avril 1945. Il obtint le titre de déporté résistant.

En septembre 1945, il se présenta aux élections municipales dans la commune de Merlebach sur la liste d’Union de la Résistance. Il obtint 802 voix sur 2 030 suffrages exprimés pour 2 782 électeurs inscrits et ne fut pas élu.

Joseph Klein s’était marié en juin 1925 avec Julie née Schoumacher.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138026, notice KLEIN Joseph [Moselle] par Pierre Schill, version mise en ligne le 9 janvier 2013, dernière modification le 9 janvier 2013.

Par Pierre Schill

Joseph Klein vers 1920, sur sa fiche d'embauche aux houillières.
Joseph Klein vers 1920, sur sa fiche d’embauche aux houillières.
Archives des HBL. Cliché Pierre Schill

SOURCES : Arch. Dép. de la Moselle, 23 Z 1. — Arch. des HBL : dossier personnel. - Arch. municipales de Freyming-Merlebach : 1 K 13. — Arch. familiales de Marie Feld née Kloster, sœur d’Eugène Kloster. — Léon Burger, Le Groupe « Mario », une page de la Résistance Lorraine, Metz, Imprimerie Louis Hellenbrand, 1965, 194p. — Pierre Schill, « Le lien défait : les renvois d’ouvriers dans les mines de charbon de Moselle après la grève du printemps 1923 », Revue internationale des relations de travail, n° 4, décembre 2003, p. 32 à 49 [http://www.uqtr.ca/revue_travail/Articles/2003Vol1Num4pp32-49Schill.pdf]. — Pierre Schill, « Antifascisme et résistance ouvrière organisés autour de la CGT et du Parti communiste en Moselle annexée (1940-1945) : entre histoire et mémoire », p. 173 à 187, dans Sylvain Schirmann (dir.), Annexion et nazification en Europe, Université de Metz-AMAM, 2003.
[http://www.memorial-alsace-moselle.com/f/fiches/colloque_metz/MEMORIAL_COLLOQUE_basse_reso.pdf]. — État civil de Folkling (Moselle).

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