JUPEAU Fernand, Robert, Michel

Par Paul Boulland

Né le 7 mai 1926 ; ouvrier puis employé ; militant communiste, secrétaire de la fédération PCF du Loir-et-Cher (1955-1965).

Fils d’un magasinier et d’une confectionneuse, décrits tous deux comme sympathisants communistes en 1948, Fernand Jupeau était titulaire du certificat d’études primaires et poursuivit sa scolarité jusqu’au niveau du brevet élémentaire. Il exerça diverses professions (rattacheur, fileur, terrassier, OS) avant d’entrer comme employé au bureau des méthodes de l’usine Lavalette de Romorantin (Loir-et-Cher). Il avait effectué son service militaire dans l’aviation, avec le grade de caporal et la spécialité de comptable. À la fin de l’année 1944, il adhéra à la CGT et s’engagea au PCF et aux JC.

Au sein de l’usine Lavalette, Fernand Jupeau fut élu délégué du personnel jeune et membre de la commission exécutive du syndicat CGT. Il fut également responsable des jeunes au bureau de la section d’entreprise. Parallèlement, actif au sein de l’UJRF, il dirigea le cercle local de Romorantin et intégra le comité fédéral de l’organisation de jeunesse. En 1948, il suivit les cours d’une école de section et d’une école fédérale. Gaston Plissonnier, alors secrétaire fédéral du Loir-et-Cher, jugeait qu’il était un militant « très actif » obtenant d’importants résultats parmi la jeunesse.

Devenu secrétaire de la section communiste de Romorantin et membre du secrétariat de la fédération en 1953, il s’imposa, après le départ de Gaston Plissonnier, comme le dirigeant disposant de « la plus grande autorité » dans le département, selon Georges Thevenin*, délégué du comité central. Il fut ainsi promu à la tête de la fédération en mai 1956 et y resta durant près de dix ans. Dès octobre 1956, il suivit une école centrale d’un mois du PCF qui confirma son « expérience pratique » et sa grande connaissance des réalités de son département, notamment des questions paysannes. Il suivit ensuite une école centrale de quatre mois en 1960. Déjà candidat aux élections cantonales de 1955 dans le canton de Romorantin, Fernand Jupeau représenta le PCF aux élections législatives de novembre 1958 et de 1962.

En 1961, Fernand Jupeau céda la direction fédérale à René Piquet* puis quitta le secrétariat en 1966 pour entrer comme permanent à La Nouvelle critique. Il y exerça les fonctions d’administrateur de février à novembre 1967. Au moment de son départ, il confia à Roland Leroy*, alors responsable aux intellectuels, son sentiment sur les difficultés de la revue et sur sa situation financière. Un temps envisagé comme responsable à l’Écho du centre, il devint finalement inspecteur des ventes à l’Humanité jusqu’à la fin de l’année 1968.

Réélu au comité fédéral du Loir-et-Cher jusqu’en 1971, il intégra à nouveau le bureau à cette date, avant de quitter définitivement les instances fédérales en 1977, à sa demande.
Marié, Fernand Jupeau était père de trois enfants en 1968.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138057, notice JUPEAU Fernand, Robert, Michel par Paul Boulland, version mise en ligne le 2 septembre 2011, dernière modification le 3 juin 2014.

Par Paul Boulland

SOURCES : Arch. du comité national du PCF — Fonds Roland Leroy (Arch. dép. de Seine-Saint-Denis, 263 J 68).

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