KNELER Léo

Par Jean-Pierre Besse

Né en 1901 en Pologne, mort en 1979 en République démocratique allemande ; militant communiste allemand à Berlin ; Brigadiste ; résistant FTP-MOI à Paris.

Né en Pologne, sa mère lui fit quitter le pays pour ne pas qu’il soit enrôlé dans l’armée polonaise qui a l’époque combattait l’armée rouge. Plus tard, devenu militant communiste à Berlin, Léo Kneler, pourchassé par la police, dut quitter l’Allemagne en 1929. Il travailla d’abord comme charpentier à Anvers puis passa à Paris et Zurich avant de rentrer en Allemagne en décembre 1932 profitant d’une mesure d’amnistie.
Arrêté en mars 1933 puis en novembre 1934, il vint s’installer à Paris. Engagé volontaire dans les Brigades internationales pour venir en aide à l’Espagne républicaine, il appartint à la 11e Brigade.

A son retour en France, il fut interné à Saint-Cyprien, Gurs puis au Vernet d’où il s’évada en mars 1941 sur ordre du PCA pour s’engager cçmme travailleur étranger volontaire en Allemagne. Il arriva dans la Ruhr mais découvert dut regagner clandestinement Paris. Par l’intermédiaire des Karayan, qui venaient de suivre le même chemin que lui, il entra en contact avec les Francs-tireurs arméniens sous la fausse identité de Léon Basmadjian.

Entré au premier détachement FTP-MOI en mars 1943, sous le matricule 10 318, il appartint à l’Equipe spéciale constituée en juin 1943 au sein de l’organisation. Marcel Rayman, Spartaco Fontano et Raymond Kojitski venaient compléter l’effectif. Il participa à l’attentat contre la voiture du commandant du Grand Paris le 28 juillet 1943 puis le 28 septembre contre Ritter. Il échappa aux arrestations opérées par les BS au sein du groupe Manouchain en novembre 1943.

Après la guerre, il regagna l’Allemagne de l’Est. Il mourut en RDA en 1979. Il avait eu au moins un fils.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138162, notice KNELER Léo par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 6 septembre 2011, dernière modification le 30 septembre 2020.

Par Jean-Pierre Besse

SOURCES : Boris Hoban, Testament, Calmann-Lévy, 1989.— Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le sang de l’étranger, les immigrès de ma M.O.I. dans la Résistance, Fayard, 1994. — Témoignage de Josiane Delbos, nièce.

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