LARDEAU André

Par Jean-Pierre Besse, Christian Faucompré

Né le 11 mars 1921 à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire), mort le 13 mai 2001 à Saint-Avertin (Indre-et-Loire) ; militant communiste ; résistant dans l’Indre-et-Loire puis dans le Loir-et-Cher.

Fils de Elie Lardeau, également résistant FTPF, et de Valentine Chevenas, André Lardeau était l’un des responsables clandestins des Jeunesses communistes à Tours en 1942. Réfractaire au STO, il se réfugia à Dierre (Indre-et-Loire) et rejoignit avec son camarade Marcel Bozon le maquis FTP commandé par André Delaunay début 1943.
Responsable d’un détachement de la 6e Compagnie des FTPF, il participa à des opérations de sabotage et de récupération de parachutage. Dénoncé par un dénommé Lacote, infiltré dans le réseau, Il fut arrêté à Bléré le 4 juillet 1943, avec Marcel Bozon, et incarcéré pendant 89 jours à la prison de Tours. Transféré à l’école Michelet (transformée en annexe de la prison de Tours) il s’évada avec dix autres détenus dans la nuit du 12 au 13 décembre 1943. Sur conseil de son ami Bozon, évadé avec lui, il ne donna aucun signe de vie à sa famille, ce qui leur valut d’être les deux seuls évadés qui ne seront pas repris.
Aidés par Clotaire Badaire de La-Croix-en-Touraine, ils récupèrent de faux papiers et rejoignent le maquis à Chambord dans le Loir-et-Cher. André poursuit ses actions de Résistance jusqu’à la libération.
De retour à la vie civile, il se maria en avril 1947 à Dierre (Indre-et-Loire) et il travailla dans une entreprise de peinture en bâtiment « Daoudal et Boué » où il créa le syndicat CGT. Il fut délégué du personnel, secrétaire du Comité d’entreprise.
En plus de ses activités syndicales, André continue son activité de militant communiste à la section de Tours et s’occupe de la défense des locataires en animant l’antenne locale de la CNL (Confédération Nationale du Logement).
André Lardeau (Dodoche comme tout le monde l’appelait) fut également un dirigeant de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants) au plan départemental, pour faire connaître aux nouvelles générations l’engagement des jeunes de son époque contre l’occupant et l’idéal social qui les animait.
Il mourut le 13 mai 2001 à Saint-Avertin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138286, notice LARDEAU André par Jean-Pierre Besse, Christian Faucompré, version mise en ligne le 11 septembre 2011, dernière modification le 28 mai 2021.

Par Jean-Pierre Besse, Christian Faucompré

Fausse carte d’identité d’André Lardeau pendant la résistance.

SOURCES : La Marseillaise du Berry, 1944-1947. — Le journal de la Résistance, novembre-décembre 2001. — Notes de sa fille Martine Lardeau. — Eléments recueillies par Christian Faucompré le 18 mai 2021 auprès de Martine Lardeau (fille d’André) pour le collectif IHS de l’UD-CGT d’Indre-et-Loire.

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