LE BITOUS Yves, Marie, Joseph

Par Alain Prigent, Serge Tilly

Né le 17 septembre 1914 à Ploëzal (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), fusillé le 30 décembre 1942 à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) ; cheminot ; militant du Parti communiste clandestin ; FTPF.

Yves Le Bitous était le fils d’Yves, Marie Le Bitous, employé né en 1890, et de Marie-Anne Ollivier-Henry, cuisinière née en 1887. Le couple habitait Rennes, cependant Mme Le Bitous revint dans sa commune natale mettre au monde son fils Yves.
Yves Le Bitous, cheminot, épousa Madeleine Quintric à Brest le 26 février 1937. Au début de l’Occupation, il demeurait 67 rue de Saint-Malo à Rennes. Il travaillait au dépôt de la SNCF où, dès 1940, il milita au sein du Parti communiste clandestin. En 1941, il intégra le Front national, diffusant tracts et journaux clandestins. Il participa à l’organisation de groupes FTP et aux opérations contre des locaux occupés par les Allemands, boulevard de Chézy. Il prit part au sabotage de voies ferrées, ainsi qu’au transport à Rennes de matériel et d’explosifs récupérés dans le bassin granitier de Louvigné-du-Désert (Ille-et-Vilaine). Sur dénonciation il fut arrêté à son domicile le 22 septembre 1942 et incarcéré à la prison Jacques-Cartier à Rennes.
Condamné à la peine de mort le 28 décembre 1942 par le tribunal de guerre allemand FK 748 de Rennes (Ille-et-Vilaine) avec vingt-quatre autres camarades, il a été fusillé à 10 h 02 le 30 décembre 1942 au camp de La Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande. Yves Le Bitous avait vingt-huit ans.
Son nom figure sur La plaque du camp de La Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande.

Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138311, notice LE BITOUS Yves, Marie, Joseph par Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 11 septembre 2011, dernière modification le 27 avril 2022.

Par Alain Prigent, Serge Tilly

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la jeunesse, Éd. Sociales, 1967. – Jacqueline Sainclivier, La Résistance en Ille-et-Vilaine, 1940-1944, Presses universitaires de Rennes, 1993. – Alain Prigent, Serge Tilly, « Les fusillés et les décapités dans les Côtes-du-Nord (1940-1944) », Les Cahiers de la Résistance populaire dans les Côtes-du-Nord, no 12, 2011. – Site des Fusillés d’Ille-et-Vilaine, établi par Jean-Paul Louvet. – Témoignage de Rémi Le Brun, Regard sur l’Ille-et-Vilaine, supplément de l’Humanité Dimanche, no 841, 4 octobre 1964. – État civil, Ploëzal.

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