LECOCQ René, Gabriel

Par Jacques Girault

Né le 27 juin 1897 à Wallers (Nord), mort le 14 juillet 1978 à Tourcoing (Nord) ; professeur ; résistant ; député « gaulliste » du Nord (1958-1967), conseiller général (1964-1976), maire de Tourcoing (1959-1977).

Aîné de cinq enfants d’un père négociant, René Lecocq, prisonnier civil à la fin de la Première Guerre mondiale en 1917-1918, puis mobilisé du 28 mai 1919 au 11 septembre 1919, obtint le brevet supérieur en 1916. Instituteur intérimaire à Wallers en 1916, puis à Raismes en 1919, surveillant d’internat à l’école départementale d’agriculture à Wagnonville en 1919-1920, il fut titularisé comme instituteur à Aniche en 1920-1921. Il s’y maria en septembre 1920 avec une institutrice. Le couple eut deux enfants puis éleva deux autres filles.

René Lecocq fut détaché en novembre 1921 à l’école primaire supérieure d’Haubourdin pour enseigner l’anglais, comme instituteur délégué, puis en tant que maître auxiliaire sur un poste créé en 1924. Il obtint des certificats d’études supérieures à la faculté des lettres de Lille (Philologie anglaise en 1923, littérature française en 1925, littérature étrangère en 1926, études pratiques d’anglais en 1931). Titulaire du baccalauréat en 1930, il obtint un diplôme d’études supérieures en anglais en 1933.

Toujours à l’EPS d’Haubourdin, il devint professeur adjoint de lettres et d’anglais et fut titularisé professeur à l’EPS de Tourcoing, futur collège Colbert, en 1932.
Mobilisé à la fin août 1939, démobilisé en mai 1940, René Lecocq entra dans la Résistance à partir de novembre 1940 dans le mouvement « Voix du Nord », puis les réseaux « Zéro-France » en janvier 1943, « Bordeaux-Loupiac » en juillet 1943.

Après la guerre, René Lecocq fut intégré dans le corps des professeurs certifiés au lycée de Tourcoing en 1957 et les inspecteurs signalaient qu’il s’occupait des relations épistolaires de ses élèves avec la Grande-Bretagne. Pourtant les rapports lors des dernières années de sa carrière traduisaient des distances avec l’enseignement qui devaient s’expliquer par ses activités politiques.

Il militait dans les milieux de la droite locale. Il se présenta au Conseil général en avril 1958. Actif en mai 1958 dans les réseaux gaullistes, aux élections législatives, il affronta le député sortant démocrate-chrétien dans la neuvième circonscription du Nord le 23 novembre 1958. Lecocq, qui avait réuni 14 411 voix, l’emporta au deuxième tour avec 35 292 voix sur 71 183 inscrits contre les candidats socialiste et communiste. Il fit partie de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Après avoir frôlé la majorité absolue au premier tour des élections législatives de 1962, 28 269 voix (49,94 % des suffrages exprimés), fut élu le dimanche suivant avec 37 496 voix sur 71 098 inscrits. Membre de la même commission, il fut aussi membre de la commission mixte paritaire spécialisée dans le budget des communautés urbaines et fut élu, en 1964, juge titulaire à la Haute Cour de Justice. Pendant ses deux mandats, spécialisé dans les questions budgétaires, il avait aussi déposé des projets de lois pour créer le corps des directeurs d’école et relatifs à l’enseignement des sourds et muets. Il ne se représenta pas 1967. Depuis 1966, il siégeait au Conseil supérieur de l’électricité et du gaz.

René Lecocq fut élu maire de Tourcoing en 1959, en 1965 et en 1971. En 1977, candidat comme simple conseiller municipal, il fut avec ses colistiers, devancé par la liste d’union de la gauche. Il siégea au Conseil général de 1964 à 1976. Administrateur de l’Agence financière du bassin Artois-Picardie, il fut un des vice-président de la communauté urbaine de Lille.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138339, notice LECOCQ René, Gabriel par Jacques Girault, version mise en ligne le 12 septembre 2011, dernière modification le 27 septembre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F17 27121. — Site internet de l’Assemblée nationale.

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