BERGAMI Renato

Par Daniel Grason

Né le 11 février 1913 à Bologne chef-lieu de la région Émilie-Romagne (Italie) ; ébéniste ; antifasciste ; volontaire en Espagne républicaine ; interné.

Renato Bergami fils de Consaldo et de Ester, née Ariatti, vint en France le 16 février 1936 comme réfugié politique, il résida à Toulouse (Haute-Garonne). Le 25 septembre 1936, il partit en Espagne, fut incorporé dans la XIIe Brigade Garibaldi. Il contracta une maladie, fut rapatrié par train sanitaire et entra par Cerbère le 15 octobre 1938.

Le 25 novembre, il fit l’objet d’un refus de séjour, mais par la suite il obtint une autorisation à résider par voie de sursis mensuels renouvelables. Dans ses démarches, il fut appuyé par le Comité international d’aide au peuple espagnol et le Secours populaire de France, cette association lui délivra en octobre, un certificat attestant qu’il fut volontaire. Il présenta une requête au ministère de l’intérieur en octobre 1938, pour s’opposer à une éventuelle expulsion en Italie. Lors de l’appel de sa classe mobilisée pour aller faire la guerre en Abyssinie (Éthiopie), Renato Bergami ne répondit pas, il fut considéré comme déserteur. Il habita à Paris dans le XIe arr. rue de Montreuil, puis chez son amie Mastracchio 3, rue Alexandre-Dumas. Il exerçait son métier d’ébéniste en réalisant des travaux chez des particuliers.

La préfecture de police de Paris recensa en 1938 et 1939 deux mille sept cents quinze Brigadistes étrangers. Renato Bergami figurait sur les listes établies par la 3e section des renseignements généraux, le 19 septembre 1941, à la demande de Karl Boemelburg, chef des forces de police allemande en France. Il fut arrêté lors de l’opération d’ensemble du 24 décembre 1941 par des policiers du quartier de Sainte-Marguerite XIe arr., interné à la caserne des Tourelles, XXe arr.

La perquisition infructueuse aucun tract émanant du parti communiste ne fut découvert. Une enquête fut menée par les renseignements généraux, le rapport du 18 mars 1942 concluait qu’il n’était pas « inscrit au parti communiste », mais qu’il accordait « ses sympathies aux théories antifascistes » […] « sa présence en liberté dans la région parisienne n’offre actuellement aucun intérêt ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138429, notice BERGAMI Renato par Daniel Grason, version mise en ligne le 3 octobre 2011, dernière modification le 1er octobre 2011.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo, BA 2447, RG77W 107, RG 77W 177.

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