LE MERLE François (écrit parfois Lemerle)

Par Jacques Girault, Alain Prigent, François Prigent

Né le 25 octobre 1932 à Plounevez-Moëdec (Côtes-du-Nord-Côtes d’Armor), mort le 11 février 1967 à Plestin-les-Grèves (Côtes-du-Nord-Côtes d’Armor) ; instituteur ; membre du bureau de la section des Côtes-du-Nord du SNI (1959-1962) ; président du Mouvement de la Paix ; militant de la SFIO, du PSU puis du PCF (1966).

Fils d’un cultivateur, pensionné à 100% qui votait socialiste et d’une adhérente du Parti communiste français depuis 1963, François Le Merle entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Saint-Brieuc. Nommé instituteur, il effectua son service militaire en 1954-1955 comme sous-lieutenant. Rendu à la vie civile, il obtint un poste d’instituteur à Pontrieux puis à Plufur. Nommé au collège d’enseignement général de Plestin-les-Grèves, il décéda brutalement à l’âge de 35 ans. A partir de juin 1960, il effectua plusieurs séjours au sanatorium de Sainte-Feyre (Creuse), ayant notamment en 1960 Henri Taponard (futur responsable du PSU dans l’Ain) comme voisin de chambre. En mars 1961, Le Combat Social, organe de la fédération PSU des Côtes-du-Nord, signalait par ailleurs qu’il venait de fonder la section PSU de Sainte-Feyre (20 membres).
François Le Merle se maria en avril 1955 à Neuilly (Hauts-de-Seine) avec la fille, sans profession, d’un ouvrier et d’une employée « anticommuniste » selon sa déclaration en 1965. Le couple eut trois enfants.

Le Merle adhéra au SNI en quatrième année d’école normale en 1952. Candidat sur la liste CGT-FO en 1954, il fut élu sur la liste « Majorité nationale » au conseil syndical en 1959. Emile Thomas*, secrétaire de la section départementale ex-cégétiste, proposa la mise en place d’un bureau hétérogène en janvier 1959. Les deux autres tendances ayant accepté, François Le Merle intégra le bureau départemental en charge des affaires pédagogiques. Après le départ d’Emile Thomas, il fut élu sur la liste départementale d’union en 1960 conduite par Maurice Renault et Sylvain Loguillard. Cette liste rassemblait les militants venus d’horizons politiques différents (militants communistes et de la SFIO en rupture, laïcs convaincus). Il siégea au conseil de la section départementale du SNI jusqu’à sa mort. Il présidait en outre l’association départementale de parents d’élèves au début des années 1960. Secrétaire du comité cantonal d’action laïque, puis secrétaire départemental adjoint du comité d’action laïque en mars 1960, il était trésorier de l’amicale laïque de Plestin-les-Grèves.

François Le Merle était membre du Parti socialiste SFIO depuis 1950. Avec Jean Lautrou, Pierre Dalibot et Yves Dollo, il contribua, sur initiative d’Antoine Mazier, à recréer les jeunesses socialistes dans les Côtes-du-Nord en 1951. Il adhéra au Parti socialiste autonome en octobre 1958, occupant les fonctions de secrétaire fédéral adjoint du PSA puis du PSU, dirigé par Antoine Mazier, à partir du congrès de novembre 1958. François Le Merle fut membre de son comité exécutif fédéral du PSU jusqu’en 1961. Militant un temps à Trédarzec, il fonda la section PSU de Plestin-les-Grèves en mai 1959. Il démissionna du PSU le 16 septembre 1961. Entre 1951 et 1961, il rédigea de très nombreux articles dans Le Combat socialiste.

Il adhéra au PCF à Plestin-les-Grèves en juillet 1962. Membre du comité de la section communiste locale, il devint rapidement secrétaire de la section et fut délégué à la conférence fédérale en mai 1964. Selon le rapport de Gaston Viens qui la suivait, il avait été question de l’élire au bureau fédéral en raison de son activité. Il n’en fut rien et il entra au comité de la fédération communiste puis au bureau fédéral lors de la conférence fédérale des 10-11 décembre 1966, remplaçant Marcel Hamon. Il était alors considéré comme « dévoué au Parti, ferme sur la ligne et dynamique ».

François Le Merle avait été délégué au congrès mondial de la Paix à Moscou en 1962. Il devint président départemental du Mouvement de la Paix en avril 1963, fonction qu’il occupait jusqu’en 1965, passant le relais à Édouard Prigent puis Jacques Gardet.

Lors de ses obsèques civiles, Maurice Renault prononça son éloge funèbre.

Son frère cadet Jean Le Merle*, agriculteur de Louargat, fut membre du comité de la fédération du PCF de 1968 à 1970.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138453, notice LE MERLE François (écrit parfois Lemerle) par Jacques Girault, Alain Prigent, François Prigent, version mise en ligne le 4 octobre 2011, dernière modification le 27 juillet 2015.

Par Jacques Girault, Alain Prigent, François Prigent

SOURCES : Arch. dép. Côtes d’Armor. — Archives du comité national du PCF.Composition des comités fédéraux de la fédération des Côtes-du-Nord et fichier des élus et des candidats de la Fédération des Côtes-du-Nord du PCF établis par Gilles Rivière. - Arch. de la FSU 22 (bulletins des sections départementales du SNI et de la FEN).

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