LE MEUR Louis, Rolland

Par Alain Prigent

Né le 4 novembre 1906 à Kergrist-Moëlou (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor), mort le 18 mai 1977 à Plumaudan (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) ; instituteur ; membre de l’Etat-major départemental des FTP ; militant communiste.

Le Meur Louis
Le Meur Louis
Collection privée ; photo transmise par son petit-fils Marc Le Meur.

Son père Louis Le Meur, ouvrier boulanger né en 1875, épousa Marie Jeanne Jégou, lingère née en 1875. Le couple eut six enfants.

Louis Le Meur fut reçu à l’École normale d’instituteurs de Saint-Brieuc (promotion 1922-1926). Il fit son service militaire de mai 1926 à mai 1927, renvoyé dans ses foyers parce que fils aîné d’une famille de cinq enfants. Il enseigna à Le Moustoir (1928) puis fut détaché à Madagascar en octobre 1928. Il dirigea l’école européenne de Mananjary jusqu’à la rentrée 1932. De retour en métropole, dans les Côtes-du-Nord, il fut affecté alors à La Ferrière (1932-1933), à Paule (1933-1936), à Calanhel (1936-1941), à Callac (1941-1943), à Bulat-Pestivien (1943-1945) et au Hinglé où il termina sa carrière (1945-1961).

Père de famille nombreuse, il ne fut pas mobilisé en 1939. Militant du Parti communiste depuis le Front Populaire, il retrouva le contact avec le PC clandestin en 1941 par Jean-Marie Le Borgne de Callac. Intégré dans les FTP, il en devint rapidement le responsable organisant la réception des armes lors du premier parachutage départemental à Maël-Pestivien le 5 mars 1944. En mai 1944, il devint commandant-adjoint de l’État-major départemental des FTP puis à la direction du 4e bureau de l’État-major FFI en juin 1944. Il participa aux côtés des parachutistes FFL du colonel Passy au combat de Kerrien le 6 août 1944. Affecté à l’État-major de la 11e région militaire en novembre 1944 à Rennes, il fut démobilisé le 5 juin 1945.

En poste pendant près de 15 ans au Hinglé, un des îlots prolétariens de la région de Dinan où la CGT et le PCF étaient particulièrement bien implantés, il fut un proche d’Ernest Briand*, maire (1930-1942, puis 1944-1953) socialiste devenu membre du PCF dans la Résistance, puis d’Oreste Beghetti*, maire de 1965 à 1989. Son frére Joseph Le Meur partageait ses engagements.

Louis Le Meur se maria le 30 mars 1933 à La Ferrière (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) à Noémie Guyomard, institutrice, née le 26 février 1912 à Saint-Ygeaux. Le couple eut quatre enfants Louis (1934), Yvonne (1935), Colette (1936) et Georges (1938).

Jean Le Branchu* et Guillaume Le Verge* prononcèrent les éloges funèbres lors de ses obsèques civiles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138708, notice LE MEUR Louis, Rolland par Alain Prigent, version mise en ligne le 7 novembre 2011, dernière modification le 13 septembre 2013.

Par Alain Prigent

Le Meur Louis
Le Meur Louis
Collection privée ; photo transmise par son petit-fils Marc Le Meur.

ŒUVRES : Noémie Le Meur, Comme un enfant qui dort, Horizons poétiques, Camurac (Aude), 1983.

SOURCES : Arch. dép. Côtes d’Armor, 1T1562, dossier professionnel versé par l’inspection académique. — Arch. de la FSU 22 (bulletins des sections départementales du SNI et de la FEN). — Christian Bougeard, Le choc de la deuxième guerre mondiale dans les Côtes-du-Nord, thèse de doctorat d’État, Rennes II, 1986 ; Jean Le Jeune, Itinéraire d’un ouvrier breton, chez l’auteur, 2002 ; Alain Prigent, Histoire des communistes des Côtes-du-Nord (1920-1945), Saint-Brieuc, 2000 ; Alain Prigent, « Les carriers du bassin de Dinan au XXe siècle. Luttes fondatrices, réseaux syndicaux et politiques, représentations », Le Peuple des carrières, ouvrage collectif, Éditions Apogée, 2011.
Collection privée ; photo transmise par son petit-fils Marc Le Meur.

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