LÉON Serge

Par Jacques Girault

Né le 15 avril 1913 à Paris (XIe arr.), mort le 13 septembre 2006 à Cannes (Alpes-Maritimes) ; professeur ; militant communiste, conseiller municipal de Cannes.

Fils d’un négociant, victime de la Première Guerre mondiale, Serge Léon, pupille de la Nation, dont la mère devint commerçante en bonneterie aux Sables d’Olonne (Vendée), devint maître d’études à l’école nationale professionnelle d’Égletons (Corrèze) en 1934. Il entra à l’École normale supérieure de l’enseignement technique (section D) en 1937-1939. Titulaire du certificat d’aptitude au professorat des collèges techniques (commerce), mobilisé en août 1939, il fut nommé à l’ENP de Creil (Oise) puis à l’école pratique de commerce et d’industrie de Saint-Cyr (Seine-et-Oise), devint professeur au collège technique de Rive-de-Giers (Loire) en 1941, puis au collège classique, moderne et technique de Saint-Claude (Jura) jusqu’en 1946. Nommé en mars 1946 professeur d’enseignement commercial au lycée Carnot à Cannes, il enseignait aussi les mathématiques commerciales aux cours professionnels municipaux et au cours de perfectionnement organisés par la municipalité au lycée Jules Ferry.

Léon se maria en mars 1935 à Nantes (Loire-Atlantique) avec une native de La Roche-sur-Yon (Vendée) qui mourut peu de temps après. Il se remaria en juillet 1939 à Marseille (Bouches-du-Rhône) avec une institutrice qui dirigeait, après la guerre, le centre d’apprentissage féminin de la Villa Clémentine depuis sa création à la Villa Bellevue à Cannes.

Candidat sur liste communiste aux élections municipales de Cannes en février 1956, Léon devint, à la suite du décès d’un élu, conseiller municipal du 29 novembre 1956 à 1959. Il fut à nouveau candidat sur la liste « d’union ouvrière et démocratique » aux élections municipales de mars 1959 et du 5 mars 1961. Membre de la cellule du lycée du Parti communiste français, il contestait, selon le rapport du secrétaire fédéral à la conférence de la fédération communiste, les 15 et 16 juin 1957, la politique d’unité d’action et pensait que le parti devait présenter avec une « détermination plus nette des voies françaises vers le socialisme ». De plus, il proposait de définir une « position claire sur l’Union française ». Il était le responsable à Nice de l’Université nouvelle. Responsable du Mouvement de la Paix à Cannes, il estimait alors, selon un rapport de Georges Gosnat qui suivait la fédération, que le PCF manquait « de vigueur concernant l’Algérie ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138719, notice LÉON Serge par Jacques Girault, version mise en ligne le 8 novembre 2011, dernière modification le 8 novembre 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Mun. Cannes (Marie Brunel). — Archives du comité national du PCF.

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