POURSAIN Robert

Par Claude Pennetier

Né le 11 octobre 1911 à Paris (Xe arr.), mort le 21 août 1994 à Pontoise ( Val d’Oise)  ; commis métreur puis architecte  ; militant communiste de Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne), de Paris et des Ardennes.

Le père de Robert Poursain était épicier et dirigeant communiste de Saint-Mandé Georges Poursain, sa mère était caissière. Robert Poursain fréquenta l’école primaire à Saint-Mandé puis l’École Arago dont il fut exclu pour « indiscipline ». Titulaire du brevet élémentaire et du brevet supérieur, il commença à travailler à seize ans comme commis métreur en couverture plomberie. En juin 1931, il étudia l’architecture avec Le Corbusier tout en gagnant sa vie comme marchand de poissons aux Halles, employé de la revue Plans, instituteur suppléant. Après son service militaire à Metz comme 2e classe, inscrit à l’Institut d’urbanisme, il vivait chez ses parents à Saint-Mandé.

Militant de l’AEAR, Jean Nicolas lui fit remplir un bulletin d’adhésion au Parti communiste en octobre 1934 qui l’affecta à la cellule 72 de Saint-Mandé. Secrétaire de cellule en mai 1935, membre du comité de rayon (juin 1935), du bureau de rayon (mars 1936-octobre 1936), il joua un rôle actif pendant les grèves de juin 1936 qui mirent en mouvement un millier de travailleurs (« relativement peu dit-il »). Son travail participa à la progression du Parti communiste aux élections complémentaires des 23 août-1er septembre 1936 à Saint-Mandé sans permettre l’élection de son père.

Début 1937, il vivait à Paris (XIIIe arr.) avec Renée Bonnard, employée aux ESI (maison d’édition communiste), militante des Jeunes filles de France et des Étudiants communistes. Il se maria avec elle le 2 février 1938 à Paris (XIIIe arr.), mariage dissous en novembre 1946.

Délégué au congrès mondial des étudiants à Bruxelles en décembre 1934, il créa un cercle d’études à l’Institut d’urbanisme qui compta une vingtaine de participants. En janvier 1936, dans le cadre de la Maison de la Culture, il fonda les Jeunes Architectes, Urbanistes, Décorateurs qui regroupa cinquante jeunes sortis de écoles. Il en fut le secrétaire et participa au bureau de la Maison de la Culture. Le Parti communiste fit appel à son talent pour la décoration des fêtes et façades des sièges comme pour la rédaction de l’Humanité.

Robert Poursain était membre du bureau régional du Parti communiste des Ardennes en octobre 1944. Dans le même temps, il fut nommé au conseil municipal de Mézières et devint troisième adjoint au maire socialiste SFIO Raymond Hanus. Il était aussi membre du comité directeur du Front national. Réélu conseiller municipal sur une liste d’Union patriotique républicaine antifasciste le 13 mai 1945, Robert Poursain fut reconduit à son poste d’adjoint. Le 16 décembre suivant, il participa à la création du Mouvement unifié de la Renaissance ; il fut membre du comité directeur des Ardennes. Ayant quitté le département des Ardennes, il ne se représenta pas aux élections municipales des 19-26 octobre 1947.

Il s’était remarié le 29 décembre 1947 à Nantes (Loire-Atlantique) avec Renée Pauline Lafontaine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138878, notice POURSAIN Robert par Claude Pennetier, version mise en ligne le 15 novembre 2011, dernière modification le 9 janvier 2013.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 4322, autobiographie, 3 février 1937, avec photo, classé A1. — Liberté, 1944 à 1947. — Presse locale des Ardennes. — État civil. — Notes de Didier Bigorgne sur son militantisme dans les Ardennes.

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