FACHE Mireille

Par Claude Pennetier

Née le 2 février 1914 à Sallaumines (Pas-de-Calais), morte le 20 janvier 2010 à Saint-Pol-sur-Temoise (Pas-de-Calais)  ; dactylographe  ; permanente technique à Moscou.

Photo de Mireille Fache avant son départ au Komintern
Photo de Mireille Fache avant son départ au Komintern

Fille d’un mineur devenu cordonnier, Henri Fache, grand invalide de guerre pensionné et d’une ménagère (Angèle Fache, née Monjou) « exclusivement occupée au ménage et aux enfants » (autobiographie de 1932), Adoptée par la Nation en 1921, Mireille Fache fut élevée dans un milieu marqué par le mouvement ouvrier. Son père, Henri Fache, était secrétaire de la cellule locale de Sallaumines et membre du bureau de rayon de Lens. Il participait au groupe lyrique de Sallaumines et au Secours rouge international. Il fut maire de Sallaumines de 1949 à 1953. Elle pouvait écrire avec fierté : « Ma famille est pure de tous éléments qui soutiennent et protègent le régime. »

Titulaire du certificat d’études primaire, elle suivit l’École primaire supérieure de Lens jusqu’à seize ans. Elle ne put prolonger pour des raisons « pécunières ». Dactylographe, elle adhéra en janvier 1931 au syndicat des employés. Son employeur était la Fédération nationale unitaire du Sous-Sol

Sur recommandation de Jean-Baptiste Bernard, elle rejoignit en janvier 1932 la Jeunesse communiste et le Parti communiste, cellule de Sallaumines. Elle appartenait à un groupe théâtral de la FTOF et pratiquait l’art lyrique.

La commission des cadres lui fit remplir le 18 juillet 1932 vraisemblablement pour la sélectionner pour un travail de permanente technique à Moscou Dans une note du 17 août 1932, André Marty dit qu’elle est « proposée en remplacement de Jeannette comme dactylo au KIM » . C’est en effet de Moscou qu’elle remplit le 1er janvier 1933 un nouveau questionnaire. Elle se recommandait de Camille Froment et Cyprien Quinet.

Elle travailla pour la KIM au secrétariat romain jusqu’en septembre 1935.

Mariée le 12 août 1941 à Sallaumines, avec Émile Legros, divorcée, Mireille Fache se remaria à Noyelles le 4 décembre 1948 avec François Jules Bassez.

Selon sa famille elle aimait dire qu’elle avait connu Ho Chi Minh ce qui est crédible car il représentait encore l’Asie du sud-Est au Komintern en 1933.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138891, notice FACHE Mireille par Claude Pennetier, version mise en ligne le 15 novembre 2011, dernière modification le 8 septembre 2020.

Par Claude Pennetier

Photo de Mireille Fache avant son départ au Komintern
Photo de Mireille Fache avant son départ au Komintern
Mireille Fache pendant son séjour au Komintern
Mireille Fache pendant son séjour au Komintern

SOURCES  : RGASPI, 495 270 4352, deux autobiographies de 1932 et 1933 ; note de Marty, questionnaires en russe, photos. — État civil. — Note de sa petite-fille, Sandrine Legros, janvier 2020.

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