CAMBY Georges, Félix.

Par Jean Puissant

Hal (aujourd’hui pr. Brabant flamand, arr. Hal-Vilvorde), 3 mars 1912 – Hal, 29 octobre 1991. Avocat, conseiller communal, échevin socialiste de Tubize (aujourd’hui pr. Brabant wallon, arr. Nivelles), député, sénateur provincial puis sénateur de l’arrondissement de Nivelles.

Fils d’Émile, cheminot, et de Rosalie Dauwens, ouvrière à la soierie de Tubize, Georges Camby poursuit ses études primaires dans cette ville puis ses études secondaires à Forest (pr. Brabant, arr. Bruxelles ; aujourd’hui Région de Bruxelles-Capitale). Il entame des études de droit interrompues par la mobilisation et la campagne des 18 jours. Docteur en droit de l’Université libre de Bruxelles en 1941, il s’inscrit au Barreau de Nivelles.

Élu conseiller communal de Tubize en 1946, Georges Camby est échevin de l’Instruction publique de 1947 à 1964. Il suscite le développement des écoles publiques de la ville notamment au niveau secondaire. Devenu député suppléant en 1950, Camby remplace Gaston Baccus en 1951 à la Chambre. En 1954, à la suite des bons résultats électoraux du Parti socialiste belge (PSB), en particulier dans le Brabant wallon, il devient sénateur provincial. En 1961, il est élu sénateur direct de l’arrondissement. Il ne se représente pas aux élections de 1965 pour raisons de santé. Il est un parlementaire actif, membre des commissions des classes moyennes et de la justice, de la reconstruction au Sénat.

En octobre 1953, Georges Camby s’est opposé vivement à une proposition d’amendement à la Constitution prévoyant la possibilité, pour le gouvernement, de recourir aux pouvoirs spéciaux. Ce recours doit être exceptionnel. Il ne peut donc être inscrit dans le texte fondamental et doit être strictement accordé par le Parlement. En 1955, il se préoccupe des avocats stagiaires. « Il y a 50 ans, seule la bourgeoisie accédait aux professions libérales. Grâce à la poussée socialiste, à l’instruction obligatoire et à la possibilité d’obtenir des bourses d’études pour les mieux doués, un fils d’ouvrier peut actuellement devenir docteur en droit », il faut donc, comme pour les huissiers, permettre aux avocats stagiaires de percevoir certaines rétributions garanties.

En 1953 et 1955, Georges Camby dénonce les nominations partisanes, selon lui, de juges de paix, tous catholiques dans l’arrondissement de Nivelles, alors qu’en 1950-1954, il y a trois députés PSB, un communiste et un seul du Parti social-chrétien (PSC). Il dénonce la politisation de la nomination des juges et craint pour l’exercice d’une bonne justice.

Relevons encore les positions de Georges Camby en faveur de l’objection de conscience, dans des articles publiés dans Jean Prolo et lors de ses interventions au Sénat. Il se préoccupe également de problèmes plus locaux, notamment la fermeture d’un atelier de la BN à Tubize, et participe à la défense collective des industries de la commune et de la région, refusant que l’on fasse du Brabant wallon, une seule banlieue verte de la capitale.

Georges Camby abandonne la politique en 1965. Il prend sa retraite en 1977.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138893, notice CAMBY Georges, Félix. par Jean Puissant, version mise en ligne le 15 novembre 2011, dernière modification le 12 janvier 2020.

Par Jean Puissant

ŒUVRE : Collaboration au Peuple et surtout à Jean Prolo, organe de la Fédération PSB du Brabant wallon.

SOURCE : Notice réalisée par Catherine Van Campenhout, section Journalisme de l’Université libre de Bruxelles, 1984.

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