LERMIGEAUX Suzanne, Yvonne.

Par Jacques Girault

Née le 24 octobre 1910 à Béziers (Hérault), morte le 22 janvier 1998 à Eaubonne (Val-d’Oise) ; professeure ; militante syndicaliste ; militante communiste en Charente-Maritime, dans les Vosges, dans le Lot-et-Garonne, puis à Paris, adjointe au maire d’Agen.

Fille d’un officier qui mourut pendant la Première Guerre mondiale, Suzanne Lermigeaux, pupille de la Nation, fut élève de l’École normale supérieure de Sèvres. Professeur de physique et chimie, elle enseigna successivement aux collèges de Saintes (Charente-Maritime) en 1935, puis de Mirecourt (Vosges) en 1937 et au lycée de jeunes filles d’Agen (Lot-et-Garonne) comme professeur certifiée. Elle termina sa carrière en région parisienne.
Suzanne Lermigeaux, syndiquée à Saintes, adhéra au Syndicat du personnel de l’enseignement secondaire à sa naissance en 1937 et dans les années 1950 était la trésorière de la section départementale (S2) du Syndicat national de l’enseignement secondaire dans le Lot-et-Garonne. Dans le même temps, elle était aussi la trésorière locale de la FEN-CGT et participait à la commission administrative départementale de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires.

Suzanne Lermigeaux se maria en juillet 1936 à Bordeaux (Gironde) avec René Botella, "étudiant" selon l’état civil, élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (lettres) depuis 1933, fils d’une employée d’Alger. Le couple eut un enfant et se sépara en novembre 1938 puis divorça l’année suivante. Son mari était alors secrétaire de la cellule communiste de Mirecourt. Elle reprit son nom de naissance.

Suzanne Lermigeaux adhéra au Parti communiste en 1934 à l’ENS de Sèvres. Elle fut la secrétaire à Saintes du comité mondial des femmes et la secrétaire-adjointe de la cellule communiste de Mirecourt. Elle reprit contact avec le Parti communiste français en octobre 1944 à Agen alors qu’elle était la secrétaire départementale de l’Union des femmes françaises. Secrétaire-adjointe de la section communiste d’Agen, elle entra directement au bureau de la fédération communiste en juillet 1945 et devint la responsable de l’idéologie. Elle fut par la suite seulement réélue au comité fédéral où elle resta jusqu’en 1956. Elle ne fut pas proposée pour être reconduite en 1957 en raison de son activité au Mouvement de la Paix qui « ne correspond pas à ce que l’on était en droit d’attendre de sa part". Envisagée pour faire partie de la commission fédérale de contrôle financier, elle ne fut pas élue en raison de sa mutation en région parisienne.

Suzanne Lermigeaux, membre de la délégation municipale mise en place à Agen à la Libération, fut nommée adjointe au maire. Elle fut élue conseillère municipale en mai 1945, en novembre 1947 et en 1953.

Pour l’élection législative de novembre 1946, sa candidature proposée par la fédération ne fut pas ratifiée par le secrétariat du PCF en raison de son absence d’activité pendant la guerre. Pour la même raison, elle ne fut pas retenue en juillet 1947 pour participer à l’école centrale des femmes communistes. Proposée comme candidate au Conseil général en 1955, elle fut écartée.

Toujours secrétaire départementale de l’UFF, militante du bureau départemental du Mouvement de la Paix, elle participait aux activités de l’amicale des élus communistes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article138999, notice LERMIGEAUX Suzanne, Yvonne. par Jacques Girault, version mise en ligne le 28 novembre 2011, dernière modification le 14 août 2012.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF.— Note d’Alain Dalançon.

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