MACH Pierre, Jean, Michel

Par André Balent

Né le 7 janvier 1920 à Saleilles (Pyrénées-Orientales), mort le 2 janvier 1945 à Melk (Autriche) ; ouvrier charcutier ; militant des Jeunesses communistes de Thuir (Pyrénées-Orientales) ; résistant ; créateur et commandant du maquis FTPF de Caixas (Pyrénées-Orientales) ; arrêté, déporté en Allemagne ; mort en déportation.

Pierre Mach, collection André Balent.
Pierre Mach, collection André Balent.

Pierre, Jean, Michel Mach était le fils de fils de Pierre, Jean, Barthélemy, cultivateur à Saleilles âgé de vingt-huit ans en 1920 et de Catherine, Martine, Dolorès Armada également âgée de vingt-huit ans. Son frère Joseph, Étienne, Émile Mach* s’est également illustré dans ses activités militantes et résistantes.
Militant des Jeunesses communistes de Thuir (Pyrénées-Orientales) dès 1934, ainsi que son frère Joseph (Voir Joseph Mach), Pierre Mach après avoir passé le certificat d’études fit un apprentissage de charcutier, travailla un moment come ouvrier charcutier puis s’engagea pour cinq ans en 1938 au 5e régiment de tirailleurs sénégalais. Affecté en Afrique il devint sous-officier.

Malade, il fut autorisé à rentrer en France en septembre 1942. Il fut, en décembre 1942, à l’origine d’un premier noyau de jeunes résistants communistes à Thuir. Il fut en février 1943, avec Gilbert Mestres (cousin d’Émile Lassalle), chargé par le FN de Thuir et par la direction départementale des FTP des Pyrénées-Orientales (Voir Cortale Fernand, Delcamp Georges) d’organiser un maquis FTP afin de prendre en charge les réfractaires au STO de la région de Thuir. Ce premier maquis fut implanté le 11 mars 1943 près du Veïnat d’en Llense dans la commune de Caixas (Pyrénées-Orientales). Il regroupa quatorze réfractaires du STO. Un de ces jeunes qui avait quitté ce maquis, brutalisé par la police à Béziers (Hérault), indiqua son emplacement et le nom de ses responsables. Attaqué le 2 avril 1943 par la police, le groupe de Caixas dut se disperser. Certains gagnèrent d’autres maquis en particulier celui de Cassagnes (Pyrénées-Orientales) ; d’autres gagnèrent l’Espagne afin d’intégrer les FFL.

Pierre Mach fut arrêté le 23 avril 1943 à Fourques (Pyrénées-Orientales), non loin de Thuir. D’abord incarcéré à Béziers (Hérault), il fut transféré au camp du Vernet (Ariège) qu’il quitta avec d’autres détenus le 30 juin 1944, avant d’être déporté en Allemagne dans le convoi parti de Bordeaux (Gironde) le 9 août 1944 (dit « train fantôme ») qui arriva à Dachau (Allemagne) le 28 août 1944. Transféré 9 jours plus tard au camp de concentration de Mauthausen (Autriche), il fut affecté au commando de Melk où était implantée une usine souterraine de roulements à billes. Il y mourut le 2 janvier 1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139201, notice MACH Pierre, Jean, Michel par André Balent, version mise en ligne le 24 décembre 2011, dernière modification le 2 octobre 2017.

Par André Balent

Pierre Mach, collection André Balent.
Pierre Mach, collection André Balent.

SOURCES : AC Saleilles, état civil. —Arch. René Mach, Thuir. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II b, De la Résistance à la Libération, Terra Nostra, Prades, 1998 [p. 538 ; p. 959]. — Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la résistance catalane, I, Chronologie des années noires, Prades, Nostra Terra, 1994, 400 p. [p. 171, 176]. — Charles Llobères, Tu gagneras ta liberté. Récit, Perpignan, imprimerie Fricker, 1980, 197 p. [pp. 78-79]. — Georges Sentis, Les communistes et la résistance dans les Pyrénées-Orientales. Biographies, Lille, Marxisme / Régions, 1994, 182 p. [p. 131]. — Le Travailleur Catalan, 15 septembre 1945. — http://wwww.fmd.asso.fr /, site de la Fondation pour la mémoire de la déportation consulté le consulté le 17 novembre 2011. — Entretien avec René Mach, frère de Pierre Mach, Thuir, 6 février 2012.

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