PHILIPPE Charles-Louis

Né le 4 août 1874 à Cérilly (Allier), mort le 21 décembre 1909 à Paris ; employé ; écrivain.

Charles-Louis Philippe (années 1900)
Charles-Louis Philippe (années 1900)
cc Portrait par Jules Grandjouan

Fils d’un sabotier, Louis Philippe (comme on l’appelait pendant sa jeunesse) fut atteint à 7 ans d’une tuberculose des os à la mâchoire. Ses problèmes de santé expliquent sa petite taille : 1,53 adulte). Boursier, bachelier, il prépara sans succès les concours d’entrée à l’École polytechnique et à l’École centrale. Il entra dans l’administration du département de la Seine. Il habitait dans un petit appartement de l’île Saint-Louis.

À la préfecture, Charles-Louis Philippe se lia avec Émile Janvion et Lucien Jean qui, comme lui, était en parallèle écrivain. Les trois collègues se battirent pour la reconnaissance des droits syndicaux des fonctionnaires et cofondèrent en 1904 le syndicat CGT des employés municipaux.

Admirateur des Mallarmé, Charles-Louis Philippe commença par écrire à sa manière puis évolua vers un style plus simple et communicatif. Il évoqua la jeunesse, l’amour maternel dans La Mère et l’enfant en 1898. Ses ouvrages furent plusieurs fois évoqués dans la compétition du Prix Goncourt tout en restant salarié. Il reçut le soutien d’Octave Mirbeau, de Gide, de Claudel et d’Anna de Noailles.

Il mourut à 35 ans d’une typhoïde compliquée d’une méningite

Une Association internationale des amis de Charles-Louis Philippe fut créée en 1936.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139303, notice PHILIPPE Charles-Louis, version mise en ligne le 14 janvier 2012, dernière modification le 5 décembre 2022.
Charles-Louis Philippe (années 1900)
Charles-Louis Philippe (années 1900)
cc Portrait par Jules Grandjouan

ŒUVRE : La Mère et l’enfant, 1898. — Bubu de Montparnasse, 1901. — Le Père Perdrix, 1903. — Marie Donadieu, 1904. — Croquignole, 1906. — Charles Blanchard, 1913. — Œuvres complètes, 5 volumes, avec une étude de David Roe, Ipomée, Moulins, 1986.

SOURCE : Bruno Vercier, La Mauvais fortune, Charles-Louis Philippe, Gallimard, 2011, 223 p. — Claude Herzfeld, Charles-Louis Philippe, Entre Nietzsche & Dostoïevski, coll. Espaces littéraires, Littérature, éd. L’Harmattan, Paris (juin 2009). — Émile Guillaumin, Mon compatriote Charles-Louis Philippe, 1942. — Henri Bachelin, Charles-Louis Philippe, sa vie, son œuvre, 1929. — Le fonds patrimonial Charles-Louis Philippe de la Médiathèque Valery-Larbaud à Vichy regroupe des manuscrits et une correspondance (plus de 500 lettres), des éditions originales, des périodiques littéraires, des photographies. — Il y a un Fonds Charles-Louis Philippe au Musée de Cérilly. — notes de Guillaume Davranche.

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