MARTY François, Pierre, Alexandre

Par André Balent

Né le 23 novembre 1904 à Corbère (Pyrénées-Orientales), mort accidentellement le 28 mai 1971 à Montpellier (Hérault) ; instituteur ; dirigeant du Parti communiste dans les Pyrénées-Orientales (1934-1939) ; résistant dans l’Aveyron et l’Aude ; un des fondateurs nationaux (1967) du PCMLF (maoïste).

François Marty rencontre Mao Zedong en Chine pendant la révolution culturelle en 1966

Fils d’un cordonnier « radical socialiste venu maintenant [1938] au communisme » — Joseph Marty — et de Rose Quinta, sans profession, François Marty, élève de l’École normale d’instituteurs de Perpignan titulaire du brevet supérieur, François Marty devint instituteur.

Il fut appelé sous les drapeaux le 15 novembre 1924 au 141e RI, une unité provençale basée dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Élève officier de réserve, il entra à l’École militaire de Saint-Maixent le 16 mai 1925 et en sortit le 21 novembre 1925. Le lendemain, il fut nommé par décret sous-lieutenant de réserve et affecté au 106e RI (de Châlons-sur-Marne) avant d’être libéré de ses obligations militaires le 8 mai 1926. Passé au cadre de réserve, il fut promu lieutenant de réserve par décret du 12 février 1931.

François Marty se maria une première fois à Claira (Pyrénées-Orientales ), le 21 décembre 1928, avec Suzanne, Ginette, Rachel Chichet. Celle-ci, née le 28 juin 1905 à Claira, pupille de la Nation, alors institutrice à Baillestavy (Pyrénées-Orientales), commune limitrophe de Valmanya, adhéra au Parti communiste. Le mariage fut dissout par le tribunal civil de Perpignan le 10 novembre 1949. Suzanne Chichet mourut à Perpignan le 5 septembre 1991. Après son divorce, François Marty se remaria, le 17 septembre 1951, avec Suzanne Cymerman, professeure d’espagnol au collège de jeunes filles de Perpignan, devenu lycée Jean-Lurçat en 1968. De façon significative, les témoins de ce mariage furent Jean Catala, l’enseignant qui bénéficiait alors des faveurs des dirigeants départementaux du parti et Roger Torreilles, un ancien FTP aux états de service irréprochables.

Il fut, à compter du 22 février 1927, nommé instituteur à Valmanya — alors Velmanya — (Pyrénées-Orientales) village pastoral et minier du massif du Canigou dont le maire, avant la Seconde Guerre mondiale fut un temps affilié à la SFIO. Il fut également secrétaire de mairie et acquit une certaine notoriété auprès de la population. S’il n’y resta pas longtemps car il fut nommé à Fillols — un autre village agro-pastoral et de mines de fer du massif du Canigou— il y conserva à tout jamais des attaches au point d’acheter une résidence secondaire dans le hameau Los Masos, en amont du village principal. En poste à Fillols, il pratiquait déjà les méthodes pédagogiques de l’École moderne. Sous sa direction, les élèves rédigeaient et imprimaient Pages de vie ; le numéro de juillet 1931 renferme quelques précieux témoignages sur la vie des mineurs de fer de Fillols et du Conflent, l’un d’entre eux évoquant même la grande grève de 1906. Marty fut également secrétaire de mairie, à partir du 2 janvier 1929, il fut nommé à Saint-Feliu d’Amont à compter du 19 avril 1934. Il occupait toujours ce poste au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale

François Marty adhéra, en novembre 1926, au Parti communiste qu’il contribua à implanter à Velmanya. En raison de sa nomination à Saint-Feliu-d’Amont en 1934, les organisations communistes de Velmanya se désagrégèrent. Pour cette raison, il donna la date d’« octobre 1934 » comme pour son adhésion à la cellule de Millas, localité proche de Saint-Feliu d’Amont, dans son autobiographie rédigée sans doute en 1938 et dans les deux questionnaires remplis pour le PCF en 1948 et 1950 comme date d’adhésion au PC. Membre du comité, puis, à partir d’août 1935 du bureau de la Région catalane (ou Région des Pyrénées-Orientales) fondée le 19 août 1934, François Marty était aussi secrétaire adjoint du rayon de Perpignan, responsable de la commission régionale d’organisation et d’éducation. Il militait à la Fédération unitaire de l’Enseignement puis au SNI où il combattait ses collègues de l’École Émancipée — souvent des pivertistes — et « surveillait » étroitement, en sa qualité de membre de la direction régionale, ses collègues du PC, Paul Combeau et Louis Torcatis au premier chef. Il était membre de la Coopérative de l’enseignement laïc et lisait alors L’Éducateur prolétarien.

François Marty fut chargé en août 1936 de mettre sur pied et de diriger le nouvel hebdomadaire départemental du parti : Le Travailleur catalan. Il s’acquitta de cette tâche jusqu’en septembre 1939. Au sein du bureau régional, François Marty occupa également le poste de secrétaire délégué à l’organisation auquel il fut réélu par le comité régional, le 9 janvier 1938. Il participa également à la mise en place des comités Amsterdam-Pleyel dans les Pyrénées-Orientales (Voir Guisset Joseph). La police le considérait comme « le chef » de la cellule de Saint-Feliu-d’Amont et le dirigeant de celle de Saint-Feliu-d’Avall.

François Marty visita l’URSS en août 1936, à ses frais, dans le cadre d’une croisière des Amis de l’URSS. Le groupe de voyageurs, (170 au total, des Pyrénées-Orientales et de l’Aude) était conduit par Paul Combeau , et Roger Torreilles. François Marty fut avec Paul Combeau et Fernand Gély l’un des dirigeants départementaux des Amis de l’URSS

Lors de la crise de Munich de septembre-octobre 1938, François Marty désapprouva l’attitude des dirigeants nationaux du SNI et de la section départementale des Pyrénées-Orientales, proche de L’École émancipée. Il publia le 29 octobre 1938 dans Le Travailleur catalan un violent réquisitoire contre ceux qui ne menaient « aucune action revendicative et [appuyaient] la politique munichoise de Daladier ». En 1938 et 1939, il fut l’un des porte-parole de l’opposition communiste de la section du SNI des Pyrénées-Orientales.

Au sein du Parti communiste, il participa à la « reprise en main » de la Région catalane menée d’une main de fer par André Marty à la fin de 1938 et au début de 1939. Homme de confiance de son homonyme, François Marty participa à l’épuration de la direction régionale qui, sous prétexte de « prolétarisation » et de lutte contre les trostskystes, permit la mise à l’écart puis l’exclusion d’instituteurs qui occupaient des fonctions dans la direction régionale (Paul Combeau, Louis Torcatis). François Marty demeura le seul enseignant membre de la direction régionale et fut délégué par la région catalane au congrès national d’Aubervilliers du Parti communiste.

François Marty fut mobilisé à Narbonne (Aude) le 3 septembre 1939. Il fut affecté au 343e RI, unité formée à Carcassonne et Castelnaudary (Aude) et affectée à la 66e division de l’armée des Alpes dans la vallée de la Maurienne (Savoie). Il fut démobilisé à La Tour-du-Pin (Isère) le 24 juillet 1940 et regagna Saint-Feliu d’Amont. Bien que dirigeant connu d’une région du PC, François Marty fut mobilisé sans problème en qualité d’officier et ne fut pas inquiété au moment de la démobilisation.

Toutefois, inscrit en novembre 1939 sur la « liste des suspects du point de vue national », François Marty fut à la rentrée scolaire de 1940 déplacé d’office dans le département de l’Aveyron : il fut l’un des instituteurs frappés d’une mutation d’office pour militantisme syndical notoire et/ou participation à la grève générale du 30 novembre 1938. Sa fiche du registre matricule des Pyrénées-Orientales indique qu’il a servi dans les FFI du 1er janvier 1943 au 21 août 1944 au titre des FTPF. Mais ce ne fut qu’en février 1944 que François Marty intégra les rangs de la Résistance. Il demeura jusqu’à cette date à l’écart de la résistance rouergate, contrairement à ce que plus tard, purent écrire les maoïstes du PCMLF dans L’Humanité Nouvelle ou L’Humanité Rouge. En effet, aucun des historiens de la résistance dans l’Aveyron (Bouladou, Font, Moizet, Sentis) n’ont mentionné de trace de son activité avant le début de 1944. Toutefois, dans des questionnaires biographiques rédigés pour le PCF, il déclara avoir été, dès 1943, chargé d’organiser le parti dans la région de Capdenac (Aveyron) puis avoir été un des responsables du Front national pour le Tarn et l’Aveyron. Pendant l’année scolaire 1943-1944, il était en poste à Ambeyrac, dans l’ouest de l’Aveyron. François Vittori (« commandant « Marc ») et Georges Delcamp cherchaient alors à implanter un maquis des FTPF proche à la fois des centres miniers de Decazeville (Aveyron) et de Carmaux (Tarn). Delcamp qui avait connu Marty avant la guerre put alors faire appel à lui. François Marty guida Delcamp et Vittori lors des repérages sur les causses d’Ambeyrac et leur trouva des contact locaux qui acceptèrent ensuite de ravitailler le futur maquis d’Ols, dans la commune limitrophe d’Ambeyrac, Ols-et-Rinhodes. François Marty ne participa pas à l’aventure de ce grand maquis qui joua un rôle important dans la libération de l’Aveyron et du Carmausin (Tarn). À partir du début de mai 1944, François Marty donna des cours de stratégie militaire à l’école des cadres FTPF de Camboulan (commune d’Ambeyrac). Pour Étienne Llauro, il fut ensuite « détaché politique et militaire pour le Parti communiste ». Lui-même indiqua dans les questionnaires évoqués plus haut, avoir été délégué du Villefranchois au comité d’action commune avec l’AS jusqu’en avril 1944 et avoir été adjoint du CEIR « Dumas » (Inter D) jusqu’à la Libération.

Nous ignorons quand et comment, il passa de l’Aveyron à l’Aude. Sa fiche du registre matricule ne donne aucune indication à ce sujet. Nous savons qu’il participa à la Libération de Carcassonne. Mais, dans les questionnaires qu’il remplit pour le PCF, François Marty affirmait avoir commandé le « bataillon » de FTPF qui libéra Armissan près de Narbonne, Espéraza et Limoux dans la haute vallée de l’Aude. Mais il n’apparaît pas comme exerçant un commandement lors de la Libération de Limoux, le 22 aoôut 1944. D’ailleurs, les FTPF de l’Aude étaient organisés en compagnies qui ne formaient pas un bataillon et celle —la 4308e— qui épaula le maquis AS de Picaussel dans la Libération de cette ville était commandée par Louis Bahi et non par François Marty. En septembre 1944, il prononça à Carcassonne, depuis un balcon de l’hôtel Terminus, un discours où il traça les perspectives de création d’une armée populaire. Lucien Maury n’a pas oublié le « discours flamboyant de Bourgat-Marty (...) qui débita quelques aphorismes gratuits à une troupe dont les chefs, venus du maquis, n’avaient pas besoin de leçons verbales ni écrites. Bref, l’orateur (à quel titre parlait-il ?) nous dispensa ses couplets qui pouvaient se résumer ainsi : « ‘‘Nous, armée populaire, armons-nous ...et partez’’. Car lui ne partit pas ... ». Après la mort de François Marty, on put lire dans L’Humanité Rouge (n° 107, 3 juin 1971) que : « C’est lui qui, sous le pseudonyme de commandant Bourgat, a dirigé la libération de la ville de Carcassonne et de différentes autres régions » ; Front Rouge (n°5, juin 1971), autre publication maoïste, a pu renchérir en écrivant au mépris de la réalité des faits que François Marty a dirigé « la libération d’une grande partie du Languedoc et du Roussillon ». Mais Lucien Maury, historiographe et chroniqueur aussi méticuleux que scrupuleux de la résistance audoise, et Gérard Bouladou historien des maquis du sud du Massif Central n’ont pas mis en évidence un rôle aussi éminent. Son nom n’apparaît jamais dans la chronique de la libération de Carcassonne de Lucien Maury, sauf pour l’épisode de la harangue évoqué précédemment. S’il se trouva dans l’Aude, lors de la Libération de ce département, son rôle, modeste et effacé, s’accrut après celle-ci, ainsi que le confirment les archives militaires (registre matricule) et les travaux d’autres historiens. Mais, contrairement aux affirmations de ses disciples de la fin des années 1960 et du début des années 1970, François Marty intégra, de façon disciplinée, une armée en cours de reconstitution, absorbant par l’« amalgame » les formations de FFI. Sa fiche du registre matricule atteste qu’il fit partie de l’état major départemental des FTPF et fut, le 15 septembre 1944, incorporé au 2e bataillon de marche de l’Aude avant d’intégrer le 81e RI reconstitué après la Libération et dont une compagnie, la 3e, fut formée par des volontaires issus des maquis FTPF de l’Aude. Le registre matricule indique qu’il commanda le 2e bataillon de marche de l’Aude du 15 septembre 1944 au 15 décembre 1944 et fut, à partir de cette date, commandant d’armes de la place de Limoux (Aude) jusqu ‘au 31 juillet 1945. Au colloque de Montpellier sur les FFI de la R3 (1996), André Souyris-Rolland et Lucien Maury ont indiqué que ce bataillon fut commandé dans un premier temps par François Marty avant de l’être par Marcel Lajou puis un autre communiste, Victor Meyer (« Jean-Louis »), chef du maquis « Jean-Robert » de Salvezines (Aude). Mais, lorsque le 81e RI participa aux campagnes d’Alsace puis d’Allemagne auxquelles ne participa pas Marty, ce bataillon était sous les ordres de Victor Meyer ; Marty était resté dans l’Aude, à Limoux. Démobilisé, il se retira à Perpignan et fut rayé des cadres de réserve et admis à l’honorariat de son grade à la date 18 novembre 1961. Il reçut une citation à l’ordre de l’Armée par décision du 14 janvier 1948.

Ayant réintégré la vie civile, François Marty obtint un poste d’instituteur à l’école perpignanaise ayant acquis le nom de son ancien collègue, compagnon de la Libération à titre posthume, Louis Torcatis. En 1950, il enseignait à l’école Voltaire de Perpignan en classe de perfectionnement. Secrétaire du comité de Perpignan des Anciens FTPF-FFI en 1947, secrétaire adjoint de son comité directeur, il devint secrétaire départemental de l’ARAC. Secrétaire départemental du Mouvement de la paix, il siégea au conseil national de cette organisation. Membre de France-URSS, il participait aux activités du Ciné-club catalan. Il adhérait aussi au SNI. Il fut jusqu’à sa mort un adhérent de la Ligue des droits de l’Homme. Il fut conseiller municipal de Valmanya, mandat qu’il exerçait à sa mort.

La carte du PCF lui fut refusée en 1946. Le motif invoqué était qu’il avait quitté sa femme et était en instance de divorce. Selon sa « bio », il fut, à la suite de l’assemblée des FTP de Perpignan, chargé de réorganiser le comité local. Aussi, après les grèves de 1947, demanda-t-il à réintégrer le parti, ce qui lui fut accordé.

Favorable aux positions des communistes chinois à la fin des années cinquante, il désapprouva les déclarations de Maurice Thorez qui condamnait le Parti communiste chinois. Dès 1960, il épousa la plupart des thèses « chinoises », et en 1962 y rallia la majorité de sa cellule, celle de sa résidence secondaire à Velmanya. Il faisait sienne la condamnation de la « déstalinisation » « entreprise » par le Parti communiste soviétique. En août 1963, il effectua un voyage en Albanie et adressa, peu après son retour, une lettre au secrétaire de la Fédération des Pyrénées-Orientales du PCF dans laquelle il approuvait l’attitude du Parti du travail d’Albanie vis-à-vis du conflit sino-soviétique. Dès 1963, François Marty participa, avec Jacques Jurquet, à la fondation de « cercles marxistes-léninistes ». En 1964 la direction de la Fédération des Pyrénées-Orientales demanda son exclusion du PCF qui ne fut pas acceptée par la majorité des membres de la cellule de Velmanya-Baillestavy. François Marty put alors défendre les thèses « prochinoises » à la conférence de la section de Vinça qui les rejeta. Le 18 décembre 1964, l’exclusion de François Marty du PCF par la cellule de Velmanya-Baillestavy fut rendue publique. Il milita alors de manière ouverte à la Fédération des cercles marxistes-léninistes et devint bientôt le directeur politique de leur organe hebdomadaire fondé en février 1965 : L’Humanité nouvelle. François Marty et son épouse ne purent, après leur exclusion, regrouper qu’un petit nombre de militants. Ils tentèrent d’implanter dans les Pyrénées-Orientales les cercles marxistes-léninistes, mais l’Association des Amitiés franco-chinoises fut pour eux un instrument de propagande plus efficace. François Marty participa au congrès constitutif (Puyricard, 31 décembre 1967) du Parti communiste marxiste-léniniste de France issu du Mouvement communiste de France marxiste-léniniste qui avait été fondé en juin 1966 par la Fédération des cercles marxistes-léninistes.

Lorsque le PCMLF fut dissous (décret gouvernemental du 13 juin 1968), François Marty s’associa à diverses tentatives pour maintenir des structures légales, participant au lancement de l’Humanité rouge, dont il devint le directeur en décembre 1970. À Valmanya, il fit construire, à vingt minutes de sa maison de Los Masos, un édifice préfabriqué, avec des composants importés de Chine, d’après Étienne Frénay. Munis de bâtons, des jeunes gens, sans doute affiliés au PCMLF clandestin s’y entraînèrent à la guerre de partisans et suivirent un enseignement théorique dans le bâtiment.

Pour Michelle Boyer, les circonstances de sa mort demeurent troublantes. Il s’était rendu ce jour-là à Montpellier (Hérault) en compagnie de sa femme, Suzanne Cymerman, et de Michelle Boyer. Dans un embouteillage, le véhicule qui le suivait aurait accéléré provoquant sa mort dans un choc d’une rare violence. Projeté sur le volant, il mourut deux jours plus tard à Montpellier, ses deux passagères sortant indemnes de l’accident. Avant de mourir, il aurait dit à sa femme, toujours d’après Michelle Boyer : « il ne s’agit pas d’un accident organisé par les services soviétiques ».

À la fin de sa vie, il faisait figure de théoricien, défendant dans ses écrits l’intégralité de l’héritage stalinien. François Marty qui effectua plusieurs voyages en Albanie et en Chine, fut reçu par Enver Hoxha et, à deux reprises, par Mao Zedong.

Après sa mort accidentelle en 1971, son épouse, Suzanne Marty, prit en charge certaines des fonctions qu’il assurait à l’Humanité rouge. François Marty fut enterré civilement au cimetière de Corbère le 1er juin 1971. Enver Hoxha avait fait parvenir un télégramme particulièrement chaleureux.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139321, notice MARTY François, Pierre, Alexandre par André Balent, version mise en ligne le 4 mars 2012, dernière modification le 17 août 2017.

Par André Balent

François Marty rencontre Mao Zedong en Chine pendant la révolution culturelle en 1966
François Marty, années 1960
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SOURCES : RGASPI, 495 270 4807, autobiographie de 1938, classé A ; 517, 1 1747, 1884, 1894, 1909. — Arch. dép. Pyrénées-Orientales, série M non classée, cabinet du préfet (13 septembre 1951), liasse 169 ; 1 R 592, registre matricule, fiche « Marty François ». — Arch. com. Corbère, registre de l’état civil, acte de naissance de François Marty et mentions marginales. — Arch. com. Claira, registre de l’état civil, actes de naissance et de mariage de Suzanne Chichet et mentions marginales. — Arch. com. Perpignan, acte de mariage entre François Marty et Suzanne Cymerman. — Archives du comité national du PCF. — Arch. privées André Balent, lettre d’Étienne Frénay, historien, rapportant le témoignage oral de Michelle Boyer, Perpignan, 25 mars 2010. — André Balent, notice DBMOF. —Gérard Bouladou, Les maquis du Massif Central méridional, 1943-1944. Ardèche, Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère, Tarn, Nîmes, Lacour-Rediviva, 2006, 618 p. [p. 417, témoignage de François Vittori]. — Michel Cadé, Le parti des campagnes rouges. Histoire du Parti communiste dans les Pyrénées-Orientales, 1920-1939, Marcevol, Éditions du Chiendent, 1988, 346 p. [pp. 269, 272, 281, 282, 288, 309-311]. — Christian Font & Henri Moizet, Maquis et combats en Aveyron. Chronologie 1936-1944, Rodez, ONAC Aveyron, ANACR Aveyron, CRDP Midi-Pyrénées, 411 p. [p. 192]. — Patrick Kessel, Le mouvement maoïste en France, 2 vol., UGE, 1975. — Étienne Llauro, Torcatis « Bouloc », destin d’un humaniste 1904-1944, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1998, 496 p. [p. 137, 170, 210, 224, 229, 246]. — Lucien Maury, La Résistance audoise (1940-1944), Tome II, Carcassonne, Comité d’histoire de la Résistance du département de l’Aude, 1980, 439 p. [p. 407 : c’est la seule mention de François Marty, alias « Bourgat » dans cet ouvrage]. —Georges Sentis, Les communistes et la résistance dans les Pyrénées-Orientales, tome I, Dans la tourmente février 1939-novembre 1942, Lille, Marxisme / Régions, 1983, p. 78. — Georges Sentis, Le 1er Bataillon de FTPF de l’Aveyron du maquis d’Ols aux combats libérateurs, Lille, Editions Marxisme / Régions, 1986, pp. 83-84. — Georges Sentis, Les communistes et la Résistance dans les Pyrénées-Orientales. Biographies, Lille, Marxisme / Régions, 1994, p. 67. — André Souyris-Rolland (dir.), Les forces françaises de l’intérieur du Languedoc-Roussillon : Région R3 dans l’armée de la Libération, Actes du colloque d’histoire, Montpellier, 14 mars 1996, Arcueil, Preal, 1997, 256 p. [p. 138]. — François Testas, « Le maquis d’Ols », in Laurent Roubertier, Sylvain Diet, Christian Font, Henri Moizet (dir), De la Libération de l’Aveyron à la Libération de la France, Actes du colloque, Milllau (8, 9, 10 septembre 1998), Rodez, CDDP de l’Aveyron, 1998, pp. 105-122. [p. 105]. — Pages de vie, journal scolaire de Fillols, n° de juillet 1931, reproduit in Le Fil du Fer, 18, Les Amis de la route du fer, Prades, juillet 2016, pp. 35-39. — Le Travailleur catalan, août 1936-août 1939. — L’Humanité nouvelle clandestine, 1971. —L’Humanité rouge, 3 juin 1971, 8 juin 1972. —Front Rouge, juin 1971. — L’Indépendant, quotidien, Perpignan, 31 mai 1971, 3 juin 1971. — Entretiens informels avec François Marty, 1968-1971, par André Balent. — Témoignages et interviews de Barthélemy Panchot, Émile Dardenne, André Gendre, Joseph Guisset et Émile Lassalle recueillis par André Balent, 1974. — Courriel de Georges Sentis, 12 janvier 2012. — Notes de Jacques Girault.

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