PLANCHE-BORDEREAU Jacques [né PLANCHE Jacques]

Par Annie Pennetier

Né le 13 février 1948 à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ; militant communiste de Valenton (Val-de-Marne) ; secrétaire national de la Jeunesse communiste ; conseiller municipal de Valenton puis de Villeneuve-Saint-Georges ; conseiller régional d’Ile-de-France.

Fils de Paul Planche, cheminot et de Raymonde Burvingt, Jacques Planche suivit sa mère lorsqu’elle se sépara de son père. Il devint le fils adoptif de Marcel Bordereau, qui avait épousé sa mère.

Jacques Planche arriva à Valenton en 1960, avec Marcel et Raymonde Bordereau à la cité du 48, rue du Colonel Fabien. En 1962 et 1963, lycéen à Guillaume Budé (Limeil-Brévannes), il diffusait pratiquement chaque dimanche avec Marcel Bordereau l’Humanité Dimanche et la presse communiste. Il fut l’un des plus jeunes militants locaux du Comité de défense de l’Humanité [CDH]. En septembre 1963, à l’âge de quinze ans, il adhéra à la Jeunesse communiste (cercle de Valenton) puis en janvier 1967 au PCF.

De retour de l’armée en 1968, Jacques Planche devint secrétaire du cercle de la JC de Valenton et créa, en 1969, l’union locale de la JC de Valenton regroupant les deux cercles de Valenton, le foyer de l’UJFF, les cercles du lycée Guillaume Budé de Limeil-Brévannes et de la localité de Limeil. L’activité principale déployée concernait la solidarité avec le peuple vietnamien (organisation d’expositions, journal mural, soirée cabaret, collecte, participation à toutes les manifestations parisiennes pour la paix au Vietnam), mais aussi bon nombre d’initiatives culturelles (sorties théâtrales, voyages découvertes), organisation de fêtes dont « les deux jours d’Avant-Garde » journal national de la JC.

En 1970, pendant plusieurs mois une action d’envergure fut engagée pour la création d’une zone industrielle à Valenton, avec une pétition rassemblant plusieurs centaines de signatures. Cette même année Jacques Planche fut élu membre du bureau fédéral et trésorier de la fédération du Val-de-Marne de la JC. Il en devint le secrétaire à l’organisation, permanent en mars 1971, et entra au comité de section communiste de Valenton ; il fut élu au comité fédéral du PCF du Val-de-Marne. Invité au conseil national du MJCF en 1972, Jacques Planche devint membre du bureau national de la JC, responsable des relations internationales au congrès de Montreuil-sous-Bois en mai 1973.

En 1974, réélu membre du comité de section de Valenton, il demanda à être libéré du comité fédéral communiste du Val-de-Marne. En 1975, il fut élu membre du secrétariat national de la JC, responsable à la coordination. Il resta à cette responsabilité jusqu’au 6 juin 1982 (congrès d’Ivry-sur-Seine). En 1977, dans le cadre de la campagne nationale de la JC : « Les jeunes à la mairie », il entra il fut élu conseiller municipal à Valenton avec Francis Marguerite et Alain Dario, sur la liste du maire sortant Julien Duranton,

Membre du comité de section de Villeneuve-Saint-Georges depuis 1979, il devint en 1983, conseiller municipal de Villeneuve-Saint-Georges, maire adjoint à la jeunesse et à la formation professionnelle, il ne siégea que quelques mois pour cause d’annulation de l’élection.

En 1982, Jacques Planche accéda aux fonctions de collaborateur du comité central du PCF, membre du bureau de la politique extérieure, responsable du secteur « pays socialistes d’Europe », et fut réélu membre du comité fédéral (24e congrès). Il y resta jusqu’au 28e congrès en 1994. En 1984, il fut promu à la direction de la section de politique extérieure du PCF. Il créa la même année le journal VSG, le journal des villeneuvois, mensuel qu’il anima pendant plus de 10 ans. En 1985, il fut élu au bureau et au secrétariat de section de Villeneuve.

Candidat aux élections cantonales, il recueillit 19 % au premier tour et 46.2 % au second tour, talonnant le maire Marius Faïsse. Candidat aux élections régionales et législatives de 1986, il entra au conseiller régional d’Ile de France suite à la démission de Michel Germa, président du conseil général.

En 1987, Jacques Planche quitta la « politique extérieure » pour se consacrer à la bataille pour la reconquête de .Villeneuve-Saint-Georges. Conseiller municipal de Villeneuve-Saint-Georges en 1988 en remplacement de Roger Gaudon, démissionnaire. Le PCF le présenta comme candidat suppléant à l’élection législative de juin. En 1989 ,tête de liste de « Villeneuve à Gauche » au 1er tour avec 20,4 %, il fut élu conseiller municipal et deuxième maire adjoint de la liste conduite par le radical Roger Gérard Schwartzenberg qui le chargea de l’action sociale et de la santé. En novembre 1989 au 6e congrès de 1’ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains) il fut élu membre du conseil et du bureau national. Il y resta jusqu’au 8e congrès 1994.

En novembre 1987, il entra au bureau fédéral communiste du Val-de-Marne et fut délégué au congrès. En 1991, désigné membre du comité régional d’Île de France du PCF, son parti le présenta aux élections cantonales et régionales de 1992.

En 1993, Planche devint président du groupe communiste au conseil municipal de Villeneuve-Saint-Georges. Pour raisons familiales, il quitta la région parisienne en novembre 1993 et abandonna progressivement ses responsabilités en assurant jusqu’au bout celles de maire adjoint de Villeneuve jusqu’à l’élection de juin 1995.

En 1996 et 1997, il participa à l’activité de la fédération de la Loire du PCF, invité au comité et au bureau fédéral. En janvier 1996, il créa l’Agence de communication Médiris, située à Lyon qui développa son activité en direction notamment des collectivités territoriales et du mouvement social. Son agence réalisa pendant cinq ans l’ensemble de la communication de la fête de l’Humanité et assura pendant plusieurs années l’organisation et la mise en œuvre du Forum Social et de l’Espace Tourisme de la Fête.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139323, notice PLANCHE-BORDEREAU Jacques [né PLANCHE Jacques] par Annie Pennetier, version mise en ligne le 18 janvier 2012, dernière modification le 14 mars 2013.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Arch. Mun. Valenton. — Témoignages de Marcel Bordereau et de Jacques Planche.

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