LORIETTE Marcel, Paul, Émile

Par Jacques Girault

Né le 1er octobre 1908 à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), mort le 24 novembre 1984 à Meudon (Hauts-de-Seine) ; professeur ; militant syndicaliste ; militant communiste dans le Var

Fils d’un cultivateur qui mourut à la guerre, Marcel Loriette, pupille de la Nation, entra à l’École normale de l’enseignement technique (section B) en 1928. Il se maria en avril 1930 à Toulon (Var) avec Juliette Crabalona (voir Juliette Loriette), professeur. Le couple eut deux filles.

Loriette enseigna à Saint-Claude (Jura) de 1930 à 1938 avec son épouse. Ils se syndiquèrent à la CGT. En août 1939, alors en poste à l’école de métiers de Marseille, il fut nommé à l’école pratique d’industrie Rouvière de Toulon. Mais il ne prit pas son poste puisque mobilisé comme quartier-maître mécanicien à la base aéro-navale de Saint-Mandrier (Var). Il occupa son poste en octobre 1940. Il habitait rue Michel de Bourges dans le populeux quartier du Pont du Las. En avril 1944, il fut détaché provisoirement en raison des bombardements au collège moderne de Vizille (Isère) comme professeur de mathématiques. Il réintégra son poste au collège technique Rouvière en octobre 1944 où il enseigna le dessin industriel et les mathématiques. Au milieu des années 1950, il enseignait aussi le dessin industriel dans la classe préparatoire au concours des ingénieurs mécaniciens au lycée.

Membre du Parti communiste français depuis septembre 1944, Marcel Loriette, secrétaire de sa cellule, membre des comités de section et de la fédération, était le président de l’Union de la jeunesse républicaine de France. Responsable fédéral à l’éducation, organisateur des écoles élémentaires et fédérales, il fut admis à l’école nationale (28 avril-24 mai 1947) pour les éducateurs sur décision du secrétariat du PCF, le 21 avril 1947. Par la suite, en désaccord avec le secrétaire fédéral Édouard Armando, il fut écarté de ses responsabilités.

Syndiqué depuis 1928, dans le secrétariat de l’UD CGT du Var en 1947, il était le responsable de la commission Apprentissage. Militant du Syndicat national de l’enseignement technique, secrétaire de la fédération varoise de la FEN-CGT qui publia à partir d’octobre 1951 un mensuel L’Éducateur varois, Loriette, spécialiste des articles revendicatifs, présenta ces questions à plusieurs reprises. Renouvelé dans le secrétariat en juin 1952, il cessa peu après de signer des articles dans cette publication. Sans doute après la manifestation du 30 mai 1952 et l’investissement violent de la Bourse du Travail de Toulon par la police dans le cadre du « complot », il fut, avec son épouse, suspendu avec plein traitement (arrêté du 26 juin 1952), cette sanction fut rapportée par un nouvel arrêté du 4 octobre 1952.

Loriette fut muté sur sa demande à la section d’école nationale professionnelle à l’École nationale de radiotechnique et d’électricité appliquée de Clichy (Seine) en 1958. Il habitait Meudon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139565, notice LORIETTE Marcel, Paul, Émile par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 février 2012, dernière modification le 18 septembre 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F/7 15371, F/17 28334. — Arch. Dép. Var, 1477 W 112, 124. — Archives du comité national du PCF et de la fédération du Var. — Presse syndicale. — Sources orales.

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