LOUBET Jean, Baptiste

Par Jacques Girault

Né le 29 avril 1899 à Couladère (Haute-Garonne), mort le 14 septembre 1988 à Paris (XVIIIe arr.) ; instituteur ; militant syndicaliste en Tunisie ; militant socialiste SFIO, Conseiller de l’Union française.

Fils de cultivateurs (père terrassier selon l’état civil), Jean Loubet reçut les premiers sacrements catholiques. Après avoir obtenu le brevet élémentaire au cours complémentaire de Cazères (Haute-Garonne), il entra à l’École normale d’instituteurs de Tunis en octobre 1915. Mobilisé au début de 1918, il exerça comme instituteur à Tunis de 1920 à 1934.

Syndiqué en juin 1921, il devint secrétaire adjoint, et peut-être secrétaire général, de la section du Syndicat national (CGT) de 1930 à 1934. Il participa aux réunions du conseil national du SNI en 1932 et en 1934 et fut responsable de l’Union départementale de la Fédération des fonctionnaires en 1933 et 1934.

Socialiste SFIO depuis 1921, franc-maçon (Grand Orient de France à partir de juin 1924), Jean Loubet participa au congrès d’Amsterdam en août 1932. En 1934, il prit une part active à la lutte contre la répression organisée par le résident général Peyrouton. Aussi fit-il partie des fonctionnaires mis à la disposition du gouvernement en juillet 1934. Il fut alors nommé au cours complémentaire de Saint-Ouen (Seine) à partir d’octobre 1934.

Militant de la section du SNI de la Seine, Jean Loubet fut nommé en 1936 au secrétariat de la présidence du Conseil et ensuite, fut détaché aux côtés de Charles-André Julien, comme secrétaire-adjoint du Haut Comité méditerranéen. Il dut réintégrer la section départementale du syndicat puisqu’il fut élu, bien que n’étant pas en fonctions, à son conseil, en janvier 1939, avec 2 079 voix sur 2 858 votants, sur la liste « de l’unité et de la paix ». De 1934 à 1939, il représenta de façon permanente la Fédération socialiste SFIO de Tunisie au conseil national du parti.

Officier de réserve, mobilisé en septembre 1939, Jean Loubet fut fait prisonnier en juin 1940, et libéré en août 1941. Révoqué pour appartenance à la franc-maçonnerie, il rejoignit la Résistance (« Ceux de la Résistance »).

Après la guerre, réintégré, Loubet fit partie des cabinets des ministres de l’Éducation nationale de septembre 1944 à février 1948 . Il en était chef-adjoint en mai 1946. Il suivit alors Marcel-Edmond Nægelen en Algérie et quitta définitivement l’enseignement pour être intégré au secrétariat du groupe socialiste SFIO de l’assemblée de l’Union française où il demeura jusqu’à la fin de la Quatrième République.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139568, notice LOUBET Jean, Baptiste par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 février 2012, dernière modification le 2 mai 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : OURS, Fédération du Parti socialiste SFIO, Tunisie. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par Elie Cohen-Hadria, Kurt Knude et par l’intéressé. — Note de Gilles Morin. — BESSIS (Juliette), Les fondateurs. Index biographique des cadres syndicaliste de la Tunisie coloniale 1920-1956, Paris, L’Harmattan, 1985.

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