LOUSTALET-SENS Gérard, Paul

Par Jacques Girault

Né le 17 juin 1939 à Bordeaux (Gironde) ; instituteur puis psychologue scolaire ; militant communiste en Gironde.

Fils d’un ouvrier monteur-électricien, pensionné à la suite d’un accident du travail et d’une culottière, sympathisants communistes, Gérard Loustalet-Sens reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du cours complémentaire de son quartier, il entra à l’Ecole normale d’instituteurs de la Gironde en 1955 et obtint le baccalauréat « série Sciences expérimentales ». Après avoir été instituteur dans le département, il enseigna à l’école primaire Auguste Blanqui dans le quartier populaire de Bacalan et à l’école Condorcet (quartier du Grand-Parc) à Bordeaux.

Loustalet-Sens adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1959 et participa au stage des jeunes du SNI en 1966. Militant de la tendance « Unité et Action », il passa au SNUipp-FSU au début des années 1990.

Après six mois de service militaire en Algérie (septembre 1961-mars 1962), Loustalet-Sens fut réformé. Bien que devenu athée, il se maria religieusement « pour des raisons familiales » en juillet 1967 à Bordeaux avec Silvana Paoluzzo, institutrice communiste, fille d’un métallurgiste immigré italien, adhérent de la CGT à l’usine métallurgique FASO de Bordeaux Bacalan. Le couple eut deux enfants qui ne furent pas baptisés.

Loustalet-Sens adhéra au cercle des Jeunesses communistes de l’école normale en 1959 puis au Parti communiste français en décembre 1962, à son retour d’Algérie, à Bordeaux. Membre du secrétariat de la section communiste Bordeaux-centre, il fit partie ensuite d’une cellule d’enseignants du quartier du Grand-Parc. Il entra au comité de la fédération communiste en 1966 et fut régulièrement réélu jusqu’à la conférence fédérale de 1974. Il avait participé avec Michel Slitinsky à la fondation du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix et en était le trésorier départemental. Dans les années 1970-1980, membre du Groupe français d’éducation nouvelle, il militait à la Fédération des conseils de parents d’élèves.

Candidat au Conseil général dans le troisième canton et bénéficiant du désistement socialiste, Loustalet-Sens affronta au deuxième tour le candidat du maire Jacques Chaban-Delmas qui l’emporta. Candidat aux élections municipales, il fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives dans la deuxième circonscription de Bordeaux en 1962, en 1967, en 1968, le 20 septembre 1970 quand François Rivière, candidat titulaire affronta Chaban-Delmas et Jean-Jacques Servan-Schreiber, et en 1973.

En 1976, Loustalet-Sens suivit le stage de formation des psychologues scolaires à l’université de Bordeaux II. Il obtint le diplôme en 1978 ainsi qu’une licence de psychologie. Dans le même temps, dans le cadre du département de sciences de l’éducation de l’UFR de sciences sociales et psychologiques de Bordeaux II, il soutint en 1983 une thèse de doctorat de troisième cycle intitulée Usages du langage et situations de verbalisation. Etude différentielle des points de vue génétique et socio-culturel de l’explication et de l’argumentation chez des enfants de grande section de maternelle et de cours préparatoire. Il devint psychologue scolaire en GAPP puis en RASED jusqu’à sa retraite en 2000. Pendant une vingtaine d’années, il fut chargé de TD puis chargé de cours de psychologie et de psycholinguistique dans le département de psychologie et le département d’orthophonie de Bordeaux II ainsi que dans le département de sciences du langage de Bordeaux III-Michel de Montaigne.

En 2012, Loustalet-Sens, membre du PCF (section des Deux-Rives), adhérait toujours au SNUIPP. Habitant Cénac, il fut candidat aux élections municipales. Collaborateur des Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest, hebdomadaire communiste, il publia des chroniques régulières dont un recueil fut édité en 2010, par Espaces-Marx Aquitaine Bordeaux Gironde, sous le titre Chronique des idées reçues. Combattre la domination. Membre du conseil d’orientation d’Espaces-Marx Aquitaine Bordeaux Gironde, il participait en 2012 à la refondation en Aquitaine de l’Union rationaliste. Actif dans la Société archéologique et historique du canton de Créon où il habitait, il préparait alors à une monographie sur son village, Cénac, sous la monarchie de Juillet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139580, notice LOUSTALET-SENS Gérard, Paul par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 février 2012, dernière modification le 18 août 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. – Renseignements fournis par l’intéressé.

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