LLOBÈRES Sylvestre, Jacques, Saturnin.

Par André Balent

Né le 30 juin 1880 à Montauriol (Pyrénées-Orientales) ; mort à Thuir (Pyrénées-Orientales) le 5 décembre 1967 ; agriculteur à Montauriol puis employé de chais à Thuir ; sympathisant communiste ; militant communiste clandestin.

Fils de Denis Llobères et de Marguerite Doutres, frère de Jacques Llobères* et oncle de Charles Llobères*, Sylvestre Llobères né à Montauriol, un village des Hautes Aspres, vint habiter à Thuir en 1913 où il put travailler comme employé de chais, sans doute aux établissements Violet (Byrrh). Jusqu’à cette date, il était cultivateur dans son village natal. où,
Il fit son service militaire au 6e RA du 19 novembre 1901 au 13 octobre 1904. Il participa à une campagne en Tunisie du 20 novembre 1901 au 17 octobre 1904 et fut libéré de ses obligations militaires avec le grade de premier canonnier conducteur et un certificat de bonne conduite. Le 29 novembre 1905, il se maria à Montauriol avec Marie, Julie, Rose Pomarède née à Caixas (Pyrénées-Orientales) le 15 avril 1883 et domiciliée aux Hostalets, commune de Montauriol. Deux enfants naquirent à Montauriol avant 1913 : un fils, Henri, Jean, Grégoire, né le 3 septembre 1906 et décédé le 4 janvier 1908 ; une fille, Thérèse, Mélanie, Denise née le 27 janvier 1908 et mariée à Thuir le 6 avril 1929.

Mobilisé le 3 août 1914, il fut affecté au 56e RA le 28 décembre 1914, au 273e RA le 1er avril 1917, au 49e RA le 30 août 1917, au 7e escadron du train le 22 septembre 1917 et, enfin, au 15e escadron du train le 22 septembre 1917. Décoré de la médaille de la victoire, il fut démobilisé le 31 janvier 1919.

Ouvrier agricole après la guerre, il fut un des animateurs du syndicat de la profession. Il travailla à nouveau comme employé de chai chez Violet à partir de la fin des années 1920. Il demeura très proche de son frère Jacques, militant communiste en vue de Thuir. Le 3 septembre 1940, il fut condamné à trois mois de prison pour outrage au chef de l’État et propos alarmistes. Son neveu Charles assura plus tard (1985) que, en fait, il faisait de la propagande contre les livraisons de Vichy aux Allemands.

Après 1945, il travailla à nouveau chez Violet et demeura un militant « non encarté ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139585, notice LLOBÈRES Sylvestre, Jacques, Saturnin. par André Balent, version mise en ligne le 6 février 2012, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, 1 R 453. Arch. com. Montauriol, état civil, actes de naissance et de mariage de Sylvestre Llobères. — Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, tome I, Chronologie des années noires, Prades, Terra Nostra, 1994, 400 p. [p. 51]. — Georges Sentis, Les communistes et la Résistance dans les Pyrénées-Orientales. Biographies, Lille, Marxisme / Régions, 1994, p. 130. — Entretien avec Charles Llobères, neveu de Sylvestre Llobères, Thuir, 2 avril 1985.

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