ADAM Jules.

Par Freddy Joris

Sprimont (pr. et arr. Liège), 2 avril 1895 – Jemelle (aujourd’hui commune de Rochefort, pr. Namur, arr. Dinant), 13 avril 1955. Tailleur de pierre, marbrier, militant socialiste, conseiller communal, échevin et bourgmestre de Jemelle, sénateur provincial de Namur, résistant.

Fils de Victor Adam et Thérèse Puffet, Jules Adam est l’époux de Ghislaine Debière depuis 1926. Comme son père, il est ouvrier carrier, tailleur de pierre aux Carrières du Bois d’Anthisnes (pr. Liège). En 1930, il s’installe à Jemelle où il ouvre une marbrerie.

Jules Adam milite au sein de l’union cantonale socialiste de Ciney (pr. Namur, arr. Dinant). En 1932, il est élu conseiller communal à Jemelle, l’année où les socialistes y renversent une vieille majorité libérale. Il devient échevin des Travaux en mars 1934, en remplacement de Joseph Lurkin* élu député permanent, et est nommé bourgmestre le premier janvier 1939.

Pendant l’Occupation, Jules Adam est dénoncé comme résistant, pris dans une rafle et incarcéré durant sept mois au camp de Breendonk (commune de Willebroek, pr. Anvers-Antwerpen, arr. Malines-Mechelen). Peut-être est-ce pour des raisons de santé qu’il cède son poste de bourgmestre à son colistier, Émile Michaux*, à la fin de 1946, lui-même redevenant échevin des Travaux publics.

En avril 1954, Jules Adam est élu sénateur provincial de Namur mais il ne siégera qu’un an. Il est membre des commissions du Commerce extérieur et des Classes moyennes. C’est pendant cette brève période parlementaire qu’il est à l’origine de la création d’une école technique à Jemelle, établissement dont l’inauguration a lieu cinq mois après sa mort.

Jules Adam est titulaire de distinctions liées à son passé de combattant de 1940, résistant et prisonnier politique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article139942, notice ADAM Jules. par Freddy Joris, version mise en ligne le 18 mars 2012, dernière modification le 8 janvier 2020.

Par Freddy Joris

SOURCES : Archives du Sénat, dossier personnel – Témoignages recueillis par J.-P. Cailleaux – Le Peuple, 20 décembre 1946, 6 et 7 avril 1947.

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