BARBONI Jean-Pierre

Par Gérard MONTANT

Né le 15 mars 1940 à Courbevoie (Hauts-de-Seine), mort le 31 janvier 2021 à Toulouse (Haute-Garonne) ; professeur de lycée d’enseignement professionnel ; militant syndicaliste SNETP-CGT ; militant communiste.

Premier enfant d’une fratrie de trois, de Jacques Barboni, ingénieur chimiste, et de Marie-Thérèse Bru, institutrice, Jean-Pierre Barboni fit ses études primaires de 5 à 10 ans à Varaire (Lot) dans la classe de sa mère. Il fit ses études secondaires classiques et scientifiques de 1950 à 1957 en internat au lycée Gambetta de Cahors (Lot), où il obtint son baccalauréat. Au lycée Fermat de Toulouse (Haute-Garonne), il fit une classe préparatoire aux écoles d’ingénieurs de 1957 à 1960. Il rejoignit la faculté de Toulouse en 1960 où il passa successivement propédeutique (MGP) et deux certificats d’études supérieures (mathématique et optique). Il reconnut que « ces études furent perturbées par son militantisme contre la guerre d’Algérie ». A son retour du service militaire en 1967, les programmes de la licence ayant été modifiés, notamment par l’introduction de matières jamais étudiées dans son cursus antérieur comme par exemple les statistiques et les probabilités, il ne put faire valider ses certificats obtenus précédemment.

Le 28 août 1967, il épousa à Toulouse Danielle, Léopoldine Sarrazin, secrétaire, née le 1er avril 1942 à Marseille (Bouches-du-rhône), militante à la CGT, membre du Parti communiste français de 1975 à 2002. Ils eurent une fille.

Barboni fit en 1960-1961 des remplacements comme maître d’internat au lycée Fermat de Toulouse ; il obtint un poste de maître d’internat au lycée Vincent Auriol à Revel (Haute-Garonne) de 1961 à 1963, puis au lycée Bellevue de Toulouse de 1963 à 1965. Après son service militaire de novembre 1965 à mars 1967, il obtint un poste de surveillant d’externat au lycée Ozenne de Toulouse de mars 1967 à septembre 1968. Il fut affecté comme maître auxiliaire au collège d’enseignement technique de Millau (Aveyron) en septembre 1968, puis en septembre 1969 aux CET de Castres (Tarn), en septembre 1970, de Souillac (Lot), en septembre 1971 de Saint-Pé de Bigorre (Hautes-Pyrénées). Reçu au concours de professeur de CET en math-sciences en juin 1972, entré à l’ENNA de Nantes (Loire-Atlantique) en septembre 1972 pour une année de formation, il fut affecté au lycée d’Ussel (Corrèze), puis de 1974 à 1976 au CET de Clairac (Lot-et-Garonne). De septembre 1976 à 1988, il enseigna au CET de Beaumont de Lomagne (Tarn-et-Garonne), puis en 1988 jusqu’à son départ à la retraite en 1999 au lycée d’enseignement professionnel Roland Garros à Toulouse. A Beaumont comme à Toulouse, il fut continuellement élu aux conseils d’administration des établissements

Son engagement syndical refléta les péripéties de sa carrière. Entre 1958 et 1961, il milita à l’UNEF. De 1961 à 1968 (exception faite de la période sous les drapeaux) il adhéra au Syndicat national des enseignements de second degré. Responsable académique des MI-SE en 1967-1968, il participa au congrès de Lyon du SNES en mars 1968. Il y découvrit selon ses termes « les luttes de tendances et leur nocivité ».

En septembre 1968, il adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique professionnel-CGT et devint responsable académique des maîtres auxiliaires de 1969 à 1972. Au cours de l’année scolaire 1969-1970, il participa à un stage de formation syndicale de base à Castres ; en 1970-1971, il participa à la création de l’Union locale de Souillac. En 1972-1973, responsable de la section des stagiaires de l’ENNA de Nantes pour le SNETP, il participa à un stage syndical de formation de niveau moyen. En 1973-1974, il fut membre du bureau de l’UL d’Ussel et en 1974-1976, il accéda à la commission exécutive du SNETP dans le Lot-et-Garonne. De 1976 à 1988, il fut responsable du SNETP de Beaumont de Lomagne et membre du bureau de l’UL, secrétaire départemental du Tarn-et-Garonne, membre du bureau académique du SNETP sur Toulouse, membre de la CE de l’UD de Montauban à partir de 1978. En 1985, il suivit une formation de niveau supérieur spécialisée dans la formation des formateurs et dirigea de nombreux stages moyens de 1985 à 1988 dans le Tarn-et-Garonne.

Une fois affecté en Haute-Garonne, il accéda aux premières responsabilités dans le SNETP de son établissement puis au niveau départemental et académique. Il fut élu à la commission administrative paritaire académique de 1991 à 1994. Au niveau interprofessionnel, il assuma de 1995 à 1998 les responsabilités dans le secteur emploi formation auprès du comité régional Midi-Pyrénées de la CGT, et responsable du collectif immigration de l’UD de Haute-Garonne. Depuis sa cessation d’activité, il assuma des responsabilités à la section des retraités du SNETP en Midi-Pyrénées et au niveau national.

Sur le plan associatif, Barboni fut membre du bureau du conseil local de la Fédération des conseils de parents d’élèves à Castelginest. En 2002 il adhéra à LSR Haute-Garonne dont il fut responsable de la commission de contrôle des comptes. Enfin il adhéra à l’institut départemental de l’histoire sociale de Haute-Garonne dont il fut membre du bureau.

Sur le plan politique, membre du PSU de 1960 à 1962, il adhéra au PCF en avril 1968. Il participa à un stage moyen en 1975 à Noé (Haute-Garonne), suivit l’école centrale pour un stage de 15 jours à Draveil (Essonne) en 1982. Sur le plan des responsabilités politiques, il assuma les fonctions de secrétaire de cellule à Castelginest (Haute-Garonne) entre 1974 et 1998, de secrétaire de section dans la banlieue Nord toulousaine de 1981 à 1996, de membre du comité fédéral de la Haute-Garonne de 1981 à 1996, du bureau fédéral à partir de 1984. Il fut élu du PCF à Castelginest de 1989 à 2001, candidat communiste aux élections cantonales (canton 14) et législatives (4e circonscription) à plusieurs reprises entre 1982 et 1995.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140143, notice BARBONI Jean-Pierre par Gérard MONTANT, version mise en ligne le 3 avril 2012, dernière modification le 15 février 2021.

Par Gérard MONTANT

SOURCES : Institut d’Histoire sociale de la Fédération de l’éducation de la recherche et de la culture CGT. — Entretien avec l’intéressé.

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